Guillaume Weill-Raynal : « Il y a un véritable climat de maccarthysme autour de la critique d’Israël. »

Le conflit israélo-palestinien n’a pas débuté par les tirs de roquettes sur Sderot. Le Hamas n’est pas la cause de ce conflit. Il est le prétexte qui permet de ne pas en regarder les causes réelles, de s’exonérer de toute responsabilité, de toute obligation dans l’avenir quant à sa résolution.

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Jeudi 9 Septembre 2010
Guillaume Weill-Raynal : « Il y a un véritable climat de maccarthysme autour de la critique d’Israël. »
30 janvier 2009

Juriste de formation, ancien avocat, Guillaume Weill Raynal est un empêcheur de penser (l’image) en rond. Iconoclaste, libre dans sa tête et ses propos, il est l’auteur notamment d’un livre remarquable « Les nouveaux désinformateurs » (éd. Armand Colin). Il s’exprime, ici, sur un sujet que les médias, en France, « colorent » par un parti pris déconcertant : les rapports entre Juifs et Arabes, les médias et le conflit du Moyen-Orient. Entretien !

Vous êtes l’auteur du livre « Les nouveaux désinformateurs ». Abordons, si vous le voulez bien, la nouvelle crise au Moyen-Orient. Israël a fait de cette guerre une « guerre d’images » en verrouillant l’accès aux sources des journalistes. Quelle est la part de la désinformation dans cette affaire ?

On peut effectivement parler de verrouillage. A ce titre, je ne pense pas que l’on puisse parler de désinformation au sens où j’analyse ce phénomène dans Les Nouveaux désinformateurs, à savoir un ensemble de procédés et de mécanismes précis par les effets indirects desquels on manipule consciemment l’opinion. Ce que Volkoff appelle l’effet de levier, ou que d’autres appellent le « coup de billard à trois bandes ». Pour en revenir à Gaza et au verrouillage que vous évoquez, c’est bien plutôt de degré zéro de l’information qu’il faudrait parler : « circulez, il n’y a rien à voir », en quelque sorte. Sans aucun bénéfice à la clé, d’ailleurs ! Ni sur le plan militaire ou stratégique, car les Israéliens se retirent sans être parvenus à éliminer le Hamas et les tunnels entre Gaza et l’Egypte sont déjà en reconstruction. Ni sur le plan de la « communication » : l’image d’Israël n’a pas été franchement améliorée par ces trois semaines de combat, malgré l’absence de journalistes sur le terrain, bien au contraire.

Justement, en termes d’images, quelles seront, pour vous les conséquences, à court terme et à long terme ?

Il y a bien sûr les images les plus immédiatement négatives des conséquences des combats : destructions, victimes etc. C’est au départ ce qui frappe le plus l’opinion. Mais nous ne leurrons pas. Ce qui touche et émeut sur l’instant s’oublie aussi très vite. D’autant que, sur ce terrain, le débat devient rapidement stérile et tourne en rond : qui a rompu la trêve ? Israël pouvait-il accepter le bombardement de son territoire, même si les roquettes et les missiles du Hamas ont causé infiniment moins de dégâts et de victimes etc.

Et puisque nous parlons d’ « image », ne perdons pas de vue, non plus, que le Hamas n’incarne pas, par ses méthodes et sa vision du monde, l’image la plus séduisante de ce à quoi pourrait ressembler, à l’avenir, la société palestinienne. Au-delà de l’émotion immédiate, ce qui ressort de la politique israélienne, c’est l’absence de toute perspective, de toute vision d’avenir sur le plan politique. Non pas seulement parce que le but d’éliminer le Hamas n’a pas été atteint par cette campagne.

On a l’impression que l’armée israélienne a voulu effacer l’impression désastreuse du ratage de la guerre du Liban en 2006. Mais excepté le fait que les pertes israéliennes ont été limitées au maximum, les buts de guerre ne semblent pas avoir été mieux atteints cette fois-ci que la précédente. Surtout, il aurait mieux valu ne pas « nourrir » le Hamas et le faire croître par un affaiblissement systématique de l’Autorité Palestinienne, comme l’ont fait méthodiquement les différents gouvernements israéliens qui se sont succédés depuis bientôt quinze ans. Il faut arrêter de regarder le conflit par le petit bout de la lorgnette.

Le conflit israélo-palestinien n’a pas débuté par les tirs de roquettes sur Sderot. Le Hamas n’est pas la cause de ce conflit. Il est le prétexte qui permet de ne pas en regarder les causes réelles, de s’exonérer de toute responsabilité, de toute obligation dans l’avenir quant à sa résolution. Je suis frappé du caractère surréaliste des déclarations officielles des dirigeants israéliens qui disent vouloir s’en tenir au « processus d’Annapolis » alors que celui-ci fait du surplace depuis le début. Je me suis demandé si Condy Rice faisait de l’humour noir lorsqu’elle a déclaré, il y a quelques mois, que ce processus était « irréversible », comme gage de la bonne volonté de l’administration Bush de progresser sur le chemin de la paix.

Les mêmes responsables avaient précédemment tenu un discours similaire sur la « feuille de route » (qui prévoyait la création d’un Etat palestinien en 2005…), dont la seule évocation incantatoire avait fini par leur tenir lieu de projet politique : ils martelaient qu’il fallait « s’en tenir à la feuille de route », jusqu’à ce que cette feuille finisse dans la corbeille à papier. On oublie que ceux qui tiennent ce discours dirigent Israël depuis 1996 (à l’exception d’Ehoud Barak entre 1999 et 2000) et qu’ils avaient été, dès son origine, les adversaires les plus résolus du processus d’Oslo, précisément parce que ce processus était inspiré par la volonté réelle, affirmée, de parvenir à la paix, et que Yitzhak Rabin s’attachait à le faire avancer concrètement. Il y a dans tout cela une très grande hypocrisie, et je crois que c’est au bout du compte l’image que l’Histoire retiendra de la politique israélienne actuelle

Depuis le déclenchement de la seconde Intifada, en 2000, une partie importante de la communauté juive de France – en tout cas de ceux qui parlent en son nom – s’est considérablement – et vous l’expliquez dans votre livre – « néoconservatisée » et a su instrumentaliser l’antisémitisme comme un argument pour disqualifier toute critique à l’égard d’Israël. Expliquez-nous la réalité de ce phénomène ?

J’avais été frappé, dès la fin de l’année 2001 par l’apparition d’un discours très construit, mais très biaisé, sur ce qu’on a appelé, à l’époque, le « nouvel antisémitisme ». J’y ai consacré un livre Une haine imaginaire, paru en 2005. J’y montrais, effectivement, par quels procédés on avait tenté à l’époque de faire peser le soupçon d’antisémitisme sur toute critique, même raisonnable, de la politique israélienne. Par la suite, j’ai montré dans Les Nouveaux désinformateurs comment cette forme d’intimidation pouvait être utilisée pour brouiller aussi toute critique de la politique américaine. Des gens « sérieux » ou réputés tels vous expliquaient sans rire, que la critique de la politique américaine relevait d’une forme d’antiaméricanisme obsessionnel, qui lui-même se rattachait à l’antisémitisme.

Oser utiliser l’appellation d’hyperpuissance pour qualifier la situation spécifique des Etats-Unis dans le contexte de l’après-guerre froide vous transformait de facto en adepte de la « théorie du complot », et donc en héritiers de ceux qui croyaient à la réalité du Protocole des Sages de Sion ! On aurait pu croire que de telles outrances finiraient par mourir de leur propre inanité. Mais il s’est trouvé par la suite des gens pour soutenir tout aussi sérieusement que l’anti-sarkozysme était un antisémitisme ! Et ces discours ne sont pas que des élucubrations théoriques. Chaque trimestre apporte son nouveau lot d’ « affaires » : Siné ? Antisémite ! Viré ! Le sous-préfet Bruno Guigue ? Antisémite ! Limogé ! Dernier exemple en date : au mois de décembre dernier, Stéphane Hessel, ancien résistant, ancien déporté, corédacteur de la charte universelle des Droits de l’Homme, avait été invité par le Mémorial de la Shoah pour présider le 60ème anniversaire de ladite charte.

Quoi de plus naturel, au vu d’un pareil « curriculum vitae » ? Plusieurs organisations de la communauté juive ont exercé des pressions pour que le Directeur du Mémorial revienne sur ce qu’elles appelaient une « erreur de casting », en raison des critiques formulées par Stéphane Hessel contre la politique actuelle du gouvernement israélien. Elles ont soutenu que la présence d’Hessel salirait la mémoire des victimes de la Shoah. Et elles ont obtenu gain de cause ! Personnellement, j’aurais tendance à considérer que c’est bien plutôt l’action de ces organisations qui a souillé la mémoire des victimes du nazisme. Il règne aujourd’hui un véritable climat de Mac Carthysme autour de tout ce qui touche à la critique d’Israël et ce climat est entretenu par cette instrumentalisation de l’antisémitisme dont nous parlons.

Prenons l’exemple de la mort de Mohammed Al-Dura et les images de son agonie diffusées par France 2. Cette affaire est devenue l’archétype de la désinformation puisque, aujourd’hui, des milieux communautaires et autres en France et ailleurs, accréditent la thèse d’une manipulation médiatique. Quels sont les ressorts de cette affaire ? Et comment expliquez-vous que des intellectuels juifs de renom valident cette version des faits ?

Je travaille sur cette affaire depuis plusieurs années. Elle est simple et limpide. Il suffit de regarder de bonne foi toutes les prises de vues réalisées le 30 septembre 2000 au carrefour de Netzarim pour constater qu’il ne peut pas s’agir d’une mise en scène et que les tirs qui ont touché le petit Mohamed Al Dura venait bien de la position israélienne. Des pseudos experts prétendent avoir réussi à démontrer le contraire. En temps normal, leurs arguments feraient sourire toute personne dotée d’un minimum de bon sens. Mais manifestement, nous ne sommes pas « en temps normal ».

Ces prétendus experts ont été relayés par des « intellectuels » de renom – je ne dis pas de valeur… - qui, journaliste, qui, sociologue, qui philosophe, qui directeur de recherche au CNRS, ont cru devoir valider et cautionner leurs « travaux » sans la moindre réserve, alors que ces travaux s’apparentent, dans la démarche intellectuelle, à celles de Faurisson ou de Thierry Meyssan : la négation acharnée, obsessionnelle et absurde du réel. Même avec des gens qui me sont proches, j’ai beaucoup de mal, aujourd’hui, dans la communauté juive à parler de cette affaire.

Les gens ne veulent pas écouter les arguments pourtant simples qui permettent de rétablir la vérité. C’est une ambiance qui ressemble un peu à celle du Rhinocéros de Ionesco. Comment expliquer cela ? Il y a de multiples interprétations. Disons que cette affaire soulève une telle indignation chez ceux qui croient à la thèse de la mise en scène, qu’elle ressoude le groupe, resserre sa cohésion et restitue une légitimité pleine, entière, absolue, totale à ses croyances et à ses valeurs.

Ce qui dispense ses membres de s’interroger et de réfléchir. Croire à la thèse de la mise en scène, c’est croire à l’innocence absolue d’Israël dans le conflit. Dans les années 70, même chez les sionistes de gauche, il était fréquent d’entendre un discours selon lequel le « problème palestinien », comme on disait alors, était un « faux problème », qu’il n’y avait pas de peuple palestinien, qu’il s’agissait d’une fiction inventée par les pays arabes pour nuire à Israël etc.

L’affaire du petit Mohamed est bien dans le prolongement de ce discours. Mais, autre temps autres mœurs, on est passé de l’ère de la rhétorique politique à celle de la fable édifiante, du Story Telling, comme on dit : l’affaire du petit Mohamed tient lieu de grille de lecture globale du conflit, et elle vient vous dire qu’il ne peut y avoir, par nature, de victimes palestiniennes. Il n’y a que des comédiens, des figurants ! C’est assez effrayant de voir tant de gens sombrer dans de pareilles bêtises.

Caricatures du Prophète, affaire Siné, etc. Comment expliquez-vous que l’islamophobie ne suscite que très peu d’indignation et que la figure du musulman prend de plus en plus place de celle du « nouveau bolchevik » ? Quels sont les soubassements idéologiques de cette posture intellectuelle ?

Difficile de parler de tout cela en quelques mots, d’autant que je prépare actuellement un livre sur ce sujet un peu compliqué. Effectivement, la figure diabolique de l’islamo-gauchiste tend à se substituer à celle du judéo-bolchevique. C’est à la fois simple et compliqué parce que je me suis rendu compte en travaillant sur la notion d’instrumentalisation que finalement le fond du discours a moins d’importance que la façon dont on l’utilise. Le racisme comme l’antiracisme peuvent être tour-à-tour instrumentalisés, en tant que discours, comme un outil : une légitimation a posteriori d’un simple rapport de forces.

Les « valeurs » sont interchangeables. Ce qui explique que toutes les cartes sont brouillées aujourd’hui et que la thèse d’Alain Finkielkraut selon laquelle l’antiracisme constituerait le nouveau totalitarisme du vingt-et-unième siècle est devenue une nouvelle tarte à la crème. L’audace apparente du paradoxe permet souvent de donner à un contresens le masque séduisant de l’idée neuve. Mais cette inversion du sens des mots cache aussi une permanence d’un discours raciste très classique.

La lutte de la civilisation contre les barbares est une vieille rengaine de l’héritage colonialiste le plus traditionnel. Dans l’affaire dite des Caricatures, Philippe Val a monté toute une campagne pour faire croire que la liberté d’expression était menacée par l’obscurantisme des fondamentalistes. Mais si la publication des dessins litigieux relevait effectivement de l’exercice de la liberté d’expression, elle n’en constituait pas moins une provocation, au sens littéral du terme : non pas illicite juridiquement, mais outrancière, volontairement blessante.

Dès lors, l’action en justice des associations musulmanes, relevait, elle aussi, d’une forme de liberté d’expression. Lorsque vous provoquez inutilement les gens, il ne faut pas se plaindre que ceux-ci vous fassent un procès, qu’ils saisissent un juge, précisément pour faire entendre leur voix. Val vous dira qu’un débat ne passe pas forcément par le tribunal.

C’est vrai, mais en l’espèce, il a tout fait pour que le procès ait bien lieu, puisqu’il a volontairement saboté un arrangement qui venait d’être conclu avec Dalil Boubakeur. Dans son livre, consacré à cette affaire (1) Val feint de s’étonner de la brusque volte-face de Boubakeur, mais dans le film de Daniel Leconte(2) Caroline Fourest vend maladroitement la mèche : quelques jours avant la conférence de presse commune que Val et Boubakeur devaient tenir, Charlie Hebdo a publié une nouvelle caricature, non plus du prophète, mais du recteur de la mosquée de Paris, croqué en chien obèse, et bavant sur les genoux de Jacques Chirac.

Et Caroline d’expliquer en souriant avoir aussitôt compris, en voyant ce dessin, que la conférence de presse n’aurait pas lieu… Dans ces conditions, on est en droit de rester perplexe, lorsque Philippe Val rameute ensuite le ban et l’arrière-ban de l’élite intellectuelle à l’audience du tribunal, Elisabeth Badinter en tête, pour nous expliquer que des méchants musulmans engagent un procès pour faire interdire la liberté d’expression et que la République est en danger !

Entre les Français d’origine juive et arabe, les signes de « fractures » se multiplient. De nombreux Juifs considèrent que les musulmans de France constituent une sorte de menace pour eux. Comment analysez-vous cette crispation qui est en train de s’installer sérieusement dans les esprits ? Tout indique le « conflit du Moyen-Orient » est devenu le prisme à travers lequel tout ou presque se détermine.

A un certain niveau, de l’huile a été mise dans les rouages et certaines choses se passent plutôt mieux qu’au début de la décennie, lors du déclenchement de la seconde intifada. Le CRIF et le CNCM se rencontrent et se parlent. Mais ces échanges contribuent eux-mêmes à la communautarisation du conflit. Je ne suis pas certain que ce soit le rôle de responsables religieux et communautaires de délivrer la grille de lecture d’un conflit politique. Par ailleurs je ne sais pas trop quoi penser des rapports, ici en France, entre la « rue arabe » et la « rue juive », si vous me permettez cette expression.

Il y a certes un climat d’incompréhension, mais chacun a pu manifester pour « son camp » et quoi qu’en disent certains, les incidents violents ont été limités. Je me garderais bien d’affirmer, comme l’a fait le Président du CRIF que 95% des juifs de France soutiennent la politique actuelle de l’Etat d’Israël et j’en sais encore moins sur l’état réel de l’opinion de telle ou telle autre communauté.

Il faut se garder de toute généralisation, d’autant que tout sondage ethniquement ciblé est interdit en France. C’est déjà une forme d’essentialisation de supposer que l’on se détermine dans tel sens plutôt que dans tel autre selon que l’on appartient à tel ou tel groupe. Et même ceux qui se déterminent en ce sens – il y en a ! – ne le font pas 24 heures sur 24. Leur vie, heureusement, ne se résume pas qu’à cela ! Ce qui est certain, c’est que la clé n’est pas ici, mais « là-bas » : dans la solution des conflits du Proche-Orient. Les mois qui viennent vont voir plusieurs fenêtres s’ouvrir, mais dans quelle amplitude et pour combien de temps ? Quelle sera la nouvelle orientation de la politique étrangère américaine ? Des élections ont lieu en Israël, dans quelques semaines : quel sera le prochain premier Ministre et avec quelle coalition ? Et n’oublions pas que des élections ont lieu aussi en Iran, en juin prochain !

Propos recueillis par Amel Djait

Notes :

(1)Reviens Voltaire, ils sont devenus fous, Grasset

(2)C’est dur d’être aimé par des cons

Cet entretien paru sur le site www.webmanagercenter.com a été publié avec l’accord de Guillaume Weill-Raynal dont vous pouvez lire d’autres articles et entretien et sur oumma.com et oummatv.

http://oumma.com/Le-carnaval-des-imposteurs

http://oumma.com/Le-systeme-Leconte

http://www.oummatv.tv/Comment-fonctionne-la


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Guillaume Weill-Raynal

Ancien avocat, essayiste. Il est l’auteur d’Une haine imaginaire (2005) et des Nouveaux Désinformateurs (2007), parus aux éditions Armand Colin.

Du même auteur, à lire sur oumma.com :

Vos réactions et commentaires sur cet article : Guillaume Weill-Raynal : « Il y a un véritable climat de maccarthysme autour de la critique d’Israël. »

1er février 2009
assia a dit :

"Et puisque nous parlons d"’image", ne perdons pas de vue, non plus, que le Hamas n’incarne pas, par ses méthodes et sa vision du monde, l’image la plus séduisante de ce à quoi pourrait ressembler, à l’avenir, la société palestinienne."

Monsieur Weil-Raynal, permettez-moi de vous demander:de quel "méthodes" et de quel "vision du monde" du Hamas parlez-vous ?

Si pour vous la RESISTANCE LEGITIME(que vous ne citez nulle part d’ailleurs)et les valeurs du Hamas:patriotiques,culturels et religieuses(partagées par la majorité du peuple palestinien, ne perdons pas de vue non plus que le Hamas a été élu démocratiquement par ce dernier)ne sont pas pour séduire les bons citoyens français( qui d’ailleurs n’ont rien à cirer des souffrances du peuple palestinien, du moment qu’on ne touche pas à leur beefteck )sachez qu’ils ne leurs doivent rien et leur salut ne viendra pas de cette brave opinion qui s’enfonce dans sa léthargie.

Heureusement qu’il ne s’agit pas de toute la société française et que des âmes éprises de justice et d’humanité combattent pour un réel changement et une vraie justice.

31 janvier 2009
Les jolis discours sur les droits de l’homme, le droit d’ingerence, ont pris une bonne claque ! N’en parlons plus aux pays du sud : Ils se moquent de nous !
31 janvier 2009
selouya. a dit :
Ce que vous dites est authentique : Pour preuve la couverture mediatique a l’etranger denotait comparee a la France !
31 janvier 2009
ggy a dit :
Je trouve qu’il y a un manque d’éléments contradictoires qui dénote d’une volonté de l’auteur de démontrer sa théorie sans volonté de contradiction. Pour revenir au titre si la critique d’Israël leurs aient difficiles de peur d’être traité d’antisémite celles des positions Arabes ne l’ai pas moins non plus pour d’autres raisons. Cette article ne peu convaincre que les convaincus.
31 janvier 2009
Mounya a dit :
Vous dites :« les Israéliens se retirent sans être parvenus à éliminer le Hamas et les tunnels entre Gaza et l’Egypte sont déjà en reconstruction ». C’est exactement ce que dit le pr.Christophe Oberlin, chirurgien, de retour de Gaza.
31 janvier 2009
Lisa a dit :
Le "verrouillage" de l’information est un symptome qui devrait alerter d’abord les citoyens europeens. Si l’information est "verrouillee" pour ce qui concerne ce sujet, elle le sera pour d’autres qui concernent les citoyens de l’ouest.
31 janvier 2009
jemerappelle a dit :

Ne lisant les contributions des amis des palestiniens et des arabo-musulmans, je me sens rassuré.

Ce sentiment de tranquillité est encore conforté par les reactions des visiteurs du site oumma.com.

Continuez comme ça !

31 janvier 2009
Rachid Zani a dit :
Un article simple et plein de bon sens. Un article comme savait les écrire M.Guigue,étrangement "disparu" aujourd’hui. Démocratie,laïcité,liberté d’expression, de l’esprit il ne reste que le vocable. Et Mme Badinter de nous assurer du contraire.
30 janvier 2009
emelyne a dit :
Ce n’est pas un scoop ! Nos medias sont pro-israel. Les journalistes qui critiquent la politique d’israel sont... vires !
30 janvier 2009
Malik Gee a dit :
Très bon article. Mais je me demande si la comparaison avec Thierry Meyssan pour "la négation acharnée" est juste... sans etre un fan de Mr Meyssan je pense qu’il est en juste droit de se demander si c’est possible qu’un avion s’incruste dans le pentagone, sans toucher la pelouse et sans abimé les PC à coté de l’impacte. LOL. Salam.
30 janvier 2009
Libre a dit :
Merci Guillaume Weil-Raynal, votre intégrité me rapelle ces mots d’Edward Said : « Le choix majeur auquel l’intellectuel est confronté, est le suivant : soit s’allier à la stabilité des vainqueurs et des dominateurs, soit - et c’est le chemin le plus difficile - considérer cette stabilité comme alarmante, une situation qui menace les faibles et les perdants"
30 janvier 2009
Amira a dit :
Qui nous oblige a acheter la presse exagonale ? Plus de tele, donc plus de redevances= economies. Lisons la presse etrangere !
30 janvier 2009
momo a dit :

Des témoignages confirment qu’Israël a sacrifié ses soldats Ces témoignages ont été donnés par des soldats israéliens au journal israélien Maariv. Ayant participé à la guerre contre la Bande de Gaza, ils confirment la version du Hamas, selon laquelle des militaires israéliens ont été capturés, puis tués dans des raids israéliens perpétrés contre le bâtiment dans lequel ils ont été séquestrés, au su du commandement militaire israélien.

Leila Mazboudi

Selon ces soldats, les raids ont été perpétrés afin d’empêcher que les soldats ne tombent aux mains des combattants palestiniens.

Dans les détails, un de ces soldats révèle au Maariv que l’évènement a eu lieu lorsque ’une unité israélienne a tenté de rentrer dans une maison palestinienne, pour la ratisser, de crainte qu’elle ne soit piégée.

C’est alors qu’elle a fait l’objet de tirs de feu intensifs, provenant d’une courte distance. Le soldat qui devançait le groupe a alors été blessé. A ce moment, le commandant de l’unité a remarqué la présence d’un objet qui émettait de la lumière sur le sol de la maison, croyant qu’il s’agissait d’une bombe. Il a alors ordonné le retrait de tous les soldats, ce que le soldat blessé n’a pu faire. Tout de suite après, et toujours selon la version du soldat en question, l’officier a ordonné le bombardement de la maison, croyant que le soldat israélien avait été tué. Celui-ci a été retrouvé tué, et près de lui le cadavre d’un combattant palestinien.

Selon la dixième chaine de la télévision israélienne, des consignes sévères avaient été données aux soldats durant les combats, pour éviter à tout prix d’être capturés, même au prix de leur vie. La télévision a même diffusé un enregistrement d’un officier de la brigade 501 de l’unité Golani, alors qu’il est en train de leur dire qu’aucun d’entre eux ne doit être capturé, et leur ordonnant au cas où ils le sont, de se faire exploser par une de leurs bombes ainsi que leur kidnappeur.

Violences exercées par l’armée israélienne à l’encontre de jeunes et très jeunes Palestiniens

Ces deux révélations rejoignent dans leur ensemble la version du Hamas, durant la guerre, et qui assure avoir capturé un soldat israélien, puis l’avoir gardé durant deux jours. Au bout desquels il a péri dans un raid israélien contre la maison où il avait été séquestré, après l’échec de négociations menées par un civil palestinien.

Sauf que la question des deux jours ne figure pas dans la version israélienne, ni la justification sur la bonne intention de l’officier qui a ordonné le bombardement de la maison, croyant que le soldat israélien blessé avait été tué.

Un autre média, le quotidien Yediot Aharonot a fait état de mesures draconiennes prises par l’armée israélienne, baptisées " mesures de Hannibal", se rapportant au scénario de la capture de soldats. A la base d’un témoignage fait par un soldat, des ordres auraient été donnés pour ouvrir le feu contre des véhicules qui transportent le soldat israélien capturé et ses ravisseurs palestiniens.

D’autres soldats appartenant au contingent des parachutistes et à celui de l’infanterie Golani ont révélé avoir reçu la même consigne. Tandis qu’un membre du contingent Gafaati a assuré avoir entendu son officier leur ordonner avant de s’infiltrer dans la bande de Gaza :" ce n’est pas important ce qui va se passer, l’essentiel est qu’il n’y aura pas de soldat kidnappé, il n’y aura pas chez nous un deuxième Gilad Shalit, quelque soit le prix".

Le prix est bien clair : sacrifier les soldats israéliens.

30 janvier 2009
Amira a dit :

"La propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures."

Chomsky.

30 janvier 2009
Patrick a dit :
M. Weill-Raynal vous faîtes honneur au rôle de l’intellectuel au sens noble du terme.
30 janvier 2009
Gasfia a dit :
Guillaume Weil Raynal est tout simplement impresionant.
30 janvier 2009
Olasser a dit :
Il était évident que si on s’était fier à la vision de nos chers médias, on aurait compris voir soutenu l’action d’Israël. C’est pourquoi, il est fondamental de dénoncer cette désinformation particulièrement dangereuse.
30 janvier 2009
Paul a dit :
Aujourd’hui grâce çà des médias alternatifs comme oumma par exemple, il est possible d’échapper à cette désinformation qui vise à nous abrutir pour mieux nous soumettre.
30 janvier 2009
Catherine a dit :
Quel courage Guillaume Weill-Raynal, quel courage de vous exprimer avec autant de force et de justesse. Un exemple !
30 janvier 2009
samy a dit :
Le decalage est grand entre la maniere dont l’information est donnee et la maniere dont les gens l’interpretent : Les gens ne sont point des sots. Ils voient bien le deux poids deux mesures. Ils voient bien la tendance pro-israelienne qui consiste a aseptiser les crimes de l’etat hebreu en mettant la loupe sur le Hamas et ses roquettes artisanales.
30 janvier 2009
Miguelito a dit :
Durant l’opération "Plomb durci", le verrouillage de l’information a été en effet total. Israël a toujours peur qu’éclate la vérité, malgré tout ce verrouillage, elle a fini pas éclater.
30 janvier 2009
Oumma.com-UK-fan a dit :

REAGISSEZ ! La tentative d’ empecher Erdogan de parler a Davos est une illustration de l’article ecrit par M. Weill-Raynal. Voici une tettre type envoyee au Forum Economic Mondial. Envoyez vos courriels a contact@weforum.org

Dear Sir or Madam,

There is no doubt Mr. Erdogan suffered discrimination when he took part in a debate with Mr. Perez on 29th January 2009. In spite of having been given less than half the time allocated to Mr. Perez, Mr. Erdogan was prevented from expressing himself comprehensively to answer to Mr. Perez’s forceful arguments. David’s Ignatius has failed in his role as a moderator. His perceived partiality has tarnished the international reputation of the World Economic Forum. In order to restore its reputation the World Economic Forum must condemn Mr. Ignatius’ lack of professionalism and issue a public apology to Mr. Erdogan.

Yours faithfully,

Nom

30 janvier 2009
Rousa a dit :
Une analyse pointue. A lire et à relire et à faire circuler pour déconstruire tout ce qu’on nous demande d’avaler en permanence.
30 janvier 2009
Fayçal a dit :
Israël est parfaitement rompu aux techiques de manipulation comme le sont d’aileurs tous les états démocratiques ou pas. Il y aura toujours des gogos par milliers pour tomber dans ce piège.
30 janvier 2009
Françis a dit :
Merci pour cet entretien éclairé. La désinformation massive est une caractéristique de notre époque.
30 janvier 2009
Sofyan a dit :
Un article pertinent. Il est vrai que des sources d’information alternatives se présentent, mais soyons francs, est-ce que vous pensez vraiment que la majorité des français la suive ? Je vais vous le dire : Non. Si c’était le cas, pourquoi la vente de quotidiens est-elle de plus en plus basse ? Pourquoi les français iraient reprendre des cours d’anglais pour pouvoir lire les articles d’Al Jazeera, qui sonne dans leurs esprits comme "Al Qaeda"
30 janvier 2009
Philippe a dit :
Il est rare de trouver des analyses d’une telle qualité, émanant d’intellectuels comme Guillaume Weill-Raynal qui sont honnêtes.
30 janvier 2009
Marti a dit :

A lire en dessous un passage d’un article du grand Edward Said

La Palestine n’a pas disparu

Un jour, je me suis arrêté sur la route principale qui mène de Jérusalem à Hébron pour filmer un bulldozer israélien « labourant », sous la protection de soldats, un champ fertile. A une centaine de mètres se tenaient quatre Palestiniens, l’air à la fois accablés et fâchés. C’était leur terre, me dirent-ils, cultivée depuis des générations, et maintenant on la détruisait sous prétexte d’élargir une route déjà très large, destinée aux colons. « Pourquoi ont-ils besoin d’une route de 120 mètres de large ? Pourquoi ne peuvent-ils pas me laisser cultiver ma terre ? Comment vais-je nourrir mes enfants ? », se plaignit l’un d’eux. Je lui demandai s’ils avaient été informés à l’avance. Non, répondirent-ils, nous ne l’avons appris qu’aujourd’hui, et lorsque nous sommes arrivés, c’était trop tard. Et l’Autorité, vous a-t-elle aidés ? Non, bien sûr que non, fut leur réponse. « Ils » ne sont jamais là quand on a besoin d’eux.

Alors, je me dirigeai vers les soldats israéliens. D’abord, ils refusèrent de me parler devant une caméra et un micro. Mais j’insistai, et j’eus la chance d’en trouver un qui avait l’air embarrassé par toute cette affaire, bien qu’il affirmât obéir aux ordres. « Vous rendez-vous compte que c’est injuste de prendre leur terre à des paysans sans défense ? » Réponse : « Ce n’est pas leur terre. Elle appartient à l’Etat d’Israël. » Je lui rappelai que, soixante ans auparavant, en Allemagne, les mêmes arguments avaient été utilisés contre les juifs. Et que, maintenant, les juifs s’en servaient contre les Palestiniens. Il s’en alla, évitant de répondre.

30 janvier 2009
Lisa a dit :

Le gouvernement d’Israël aimerait que le monde croie que le Hamas a lancé ses roquettes Qassam parce que c’est ce que font les terroristes et que le Hamas est un groupe intrinsèquement terroriste. En fait, le Hamas n’est pas plus une « organisation de terreur » (le terme préféré d’Israël) que le mouvement sioniste ne l’a été pendant sa lutte pour une patrie juive. A la fin des années 1930 et dans les années 1940, les partis du mouvement sioniste ont recouru aux activités terroristes pour des raisons stratégiques. Selon Benny Morris, c’est l’Irgoun qui a le premier visé des civils. Il écrit dans les Righteous Victims qu’une vague de terrorisme arabe en 1937 « a déclenché une vague d’attentats à la bombe contre les foules et les autobus arabes par l’Irgoun, introduisant une nouvelle dimension au conflit ». Il documente aussi des atrocités commises pendant la guerre de 1948-49 par les forces armées israéliennes, admettant dans un entretien de 2004, publié dans le Ha’aretz, que le matériel déclassifié par le Ministère de la Défense d’Israël a montré que « il y avait eu beaucoup plus d’actes de massacre israéliens que je ne l’avais pensé auparavant. . . Dans les mois d’Avril-Mai 1948, il a été donné aux unités du Haganah des ordres d’action qui déclaraient explicitement qu’ils devaient déraciner les villageois, les expulser, et détruire les villages ». Dans un certain nombre de villages et de villes palestiniennes les forces armées israéliennes ont procédé à des exécutions organisées de civils. Interrogé par le Ha’aretz pour savoir s’il condamnait le nettoyage ethnique, Morris a répondu que ce n’était pas le cas :

« Il ne pouvait pas y avoir un Etat juif sans le déracinement de 700.000 Palestiniens. Il était donc nécessaire de les déraciner. Il n’y avait d’autre choix que celui d’expulser la population. Il était nécessaire de nettoyer l’arrière-pays et de nettoyer les secteurs frontaliers et de nettoyer les routes principales. Il était nécessaire de nettoyer les villages à partir d’où on faisait feu sur nos convois et nos colonies. »

En d’autres termes, quand les juifs ciblent et tuent des civils innocents pour faire avancer leur lutte nationale, ils sont des patriotes. Quand leurs adversaires le font, ce sont des terroristes.

Henri Siegman, ancien directeur de l’American Jewish Congress

30 janvier 2009
Lisa a dit :

Mais ce n’est pas uniquement dans le discours des militaire que les Palestiniens sont déshumanisés. Un processus similaire est en cours dans la société civile juive en Israël, et il explique le soutien massif qui y existe en faveur du carnage de Gaza. Les Palestiniens ont été tellement déshumanisés par les juifs israéliens - que ce soit par les politiques, les soldats ou les citoyens ordinaires - que leur meurtre vient naturellement, tout comme le fait de les expulser en 1948, ou de les emprisonner dans les Territoires Occupés. La réponse occidentale actuelle indique que ses dirigeants politiques ne voient pas la connexion directe entre la déshumanisation sioniste des Palestiniens et les politiques barbares d’Israël dans Gaza. Il existe un grave danger que, à la conclusion de « l’Opération plomb durci », Gaza elle-même ne ressemble à la ville fantôme du Néguev.

Pappe. Historien israelien.

30 janvier 2009
Badr a dit :
Il ne faut pas oublier les pro palestiniens, qu’ils soient étudiants, avocats, chômeurs etc, ont contribué en grande parti à informer la France de ce qui se passe réellement en Palestine. C’est donc en grande partie grâce à eux que les médias français n’ont pu atteindre leur objectif : faire croire aux français que la politique israélienne ne s’attaque que contre le Hamas.
30 janvier 2009
biquet a dit :
magnifique. hamdoulillah le vent tourne et les gens se rendent compte de cette manipulation médiatique qui trompe le monde depuis longtemps.un face à face entre mr guillaume weill-reynal et l’autre pseudo philosophe finkielkraut serait amusante. bravo à l’auteur.
30 janvier 2009
Kamel a dit :
Je suis en accord total avec ce que vient de dire avec talent Weill-Raynal
30 janvier 2009
Waglioni a dit :
Je ne rejoins pas trop le pessimisme de Guillaume Weill-Raynal, concernant le "verrouillage" de l’information à propos des massacres de Gaza (car il s’agit bien de "massacres" et non de "trois semaines de combat", comme le dit ce monsieur). Certes, ceux qui se sont contentés de regarder TFI ou France Télévision, et d’écouter l’ORTF, ceux-là peuvent considérer à juste titre que l’information fut verrouillée, et protester que l’on se moque d’eux, mais combien sont-ils ? Combien sont-ils de par le monde à ignorer ce qui s’est réellement passé ? Le monde entier a disposé, pour la première fois, grâce à Al-jezira et à l’Internet, de toute source d’information nécessaire sur ce qui est précisément le premier massacre diffusé en direct. C’est, avec le courage de la Résistance (dont je déplore que le mot ne figure nulle part dans l’article, sauf par allusion au passé lointain du compagnon Hessel), la raison du fiasco israëlien. Les suites vont être politiques et judiciaires. Et toutes les preuves et témoignages sont là. Il n’y a aucune raison d’être pessimiste à ce sujet : la défaite de l’Imperium est déjà avérée, et la Crise est venue tout balayer des mensonges et autres prétentions à diriger le monde.
30 janvier 2009
Artia a dit :
Pertinente analyse de M. Guillaume Weill-Raynal
30 janvier 2009
Frédric a dit :
Cet entretien témoigne de la grande intégrité intellectuelle de Guillaume Weill-Raynal.
30 janvier 2009
ahmed a dit :
Il n’y a pas plus étranger à la culture arabo-musulmane que l’antisémitisme : cette bête immonde qui est né en Europe, alors vous imaginez bien que cette nvelle chasse aux sorcières en France ne me convaincra jamais et ni personne car de plus en plus de français justement honnète et courageux dont fait partie Guillaume Weill-Raynal le disent, aucun artifice ne pourra cacher éternellement les crimes de l’Etat d’Israel.
 
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Institut Français de la finance Islamique

 





 

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