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Lundi 22 Mars 2010
L’UOIF ou le « complexe du CRIF »
13 décembre 2006

L’Union des organisations islamiques de France (UOIF), créée en 1983, est sans aucun doute la fédération musulmane de l’hexagone qui suscite aujourd’hui le plus d’interrogations et de passions chez les politiques, les journalistes, les éditorialistes et les chercheurs en sciences sociales et même chez les croyants musulmans de France ! En somme, l’UOIF fascine les esprits français qui sont, tantôt agacés, tantôt admiratifs, mais rarement indifférents à la success story d’une organisation islamique qui s’est progressivement imposée comme la principale interlocutrice des pouvoirs publics en matière de culte et de gestion courante des « affaires musulmanes », éclipsant du même coup le lieu de la « mémoire franco-musulmane » qu’a longtemps incarné la Mosquée de Paris, aujourd’hui totalement dépendante de l’Etat algérien et des luttes de clans entre les généraux d’Alger[1].

Pourtant, force est de reconnaître que cette fascination pour l’UOIF – un sigle en quatre lettres produisant un effet quasi-magique sur les « consciences éclairées » – s’est rarement traduite par une investigation approfondie sur les productions et les rouages internes de l’organisation. Mis à part quelques travaux universitaires (celui de Khadija Darif notamment)[2] et une enquête journalistique rigoureuse (celle de Xavier Ternisien)[3], le « terrain UOIF » reste largement inexploré, telle « une comète islamique », dont le rayonnement attirerait irrésistiblement le regard de l’observateur mais qui, dans le même temps, le dissuaderait de s’en approcher par peur d’être brûlé ou foudroyé.

Sortir des analyses simplistes sur l’UOIF : ni anges, ni démons

Aussi, malgré l’abondance des discours produits à son propos, l’UOIF est-elle toujours un « objet politique mal identifié » (OPMI), échappant très largement aux analyses sociologiques ou, pour être plus précis, aux tentatives de conceptualisation. Parce qu’elle serait occulte, secrète, insondable, avançant à visage masqué dans l’espace public français, l’UOIF justifierait un « discours d’exception », n’ayant que peu de prise avec les catégories habituellement en usage dans les sciences sociales.

D’une manière générale, les « analyses » sur l’UOIF ressortissent du registre du dévoilement : pour ses énonciateurs, il s’agit de mettre en lumière le projet politique des « fréristes français » - l’association étant souvent considérée comme la branche hexagonale des Frères musulmans - qui, sous couvert de culte et de religion, chercheraient, en réalité, à conquérir le pouvoir politique et asseoir un contrôle quasi-totalitaire sur la communauté musulmane de France, évoquant ainsi le spectre de la guerre en civile en Algérie.

C’est notamment la thèse centrale et caricaturale de Fiametta Venner, dont l’essentiel du propos vise précisément à démasquer le « plan secret » de l’association islamique : « […] Les dirigeants de l’UOIF ont des objectifs clairs et une stratégie de conquête. Cette organisation a des visées politiques en direction des pays arabo-musulmans. Dès sa création, l’UOIF a voulu faire de la France une base arrière : un lieu où des militants islamistes pouvaient trouver refuge et où l’on essaie de modifier le regard que porte l’opinion publique sur leurs pays d’origine. Mais l’UOIF prétend surtout mettre au pas les musulmans de France »[4].

Sur un registre moins polémique et plus « scientifique » mais qui procède également d’une forme de dévoilement, certains spécialistes de l’islam de France prônent, au contraire, une intégration institutionnelle de l’association, au nom d’une nouvelle doctrine – elle fut aussi celle de Nicolas Sarkozy - que l’on pourrait résumer sous la formule « intégrons les intégristes », faisant écho à la « nouvelle politique musulmane » du ministère de l’Intérieur sur la nécessité de canaliser le fondamentalisme islamique en favorisant son institutionnalisation « par le haut » : « L’UOIF, écrit Franck Frégosi, est incontestablement le représentant des Frères musulmans en France. Elle incarne le canal historique de cette mouvance, même si, aujourd’hui, ses dirigeants veulent faire oublier cette filiation embarrassante. La mise en place du Conseil français du culte musulman, en mai 2003, a largement profité à l’UOIF : ses dirigeants sont devenus des interlocuteurs directs des pouvoirs publics. Ils ont acquis une forme de légitimité. Mais il valait mieux les associer à ce processus de consultation que de les en écarter. Désormais, ils n’ont plus le loisir de critiquer en permanence la gestion de l’islam en France : ils sont partie prenante à celle-ci »[5].

On pourrait citer, enfin, un troisième type de thèse, qui relève, lui, de la posture militante et de la critique interne aux milieux musulmans français, véhiculé principalement par les élites islamiques issues des nouvelles générations, dénonçant la « trahison des clercs » et la « notabilisation » des dirigeants de l’UOIF : « Mais ces ‘nouveaux notables’ ont la particularité d’être issus de la mouvance réformiste musulmane […]. Une particularité qui rend leurs compromis(sions) lourdes de conséquences pour le mouvement associatif musulman, mais aussi et surtout rend difficile un débat intra-communautaire sur des bases sereines, constructives et franches »[6].

Dans le cadre de cette analyse, nous n’avons pas l’intention de nier la dimension « politique » de l’action de l’UOIF. Au contraire, nous considérerons cette fédération islamique comme un acteur politique à part entière : elle produit du sens politique pour soi (exister, être reconnue en tant qu’organisation représentative) et en soi (socialiser, encadrer et mobiliser la « base musulmane »).

Toutefois, la plupart des « analyses » sur l’UOIF nous semble limitée par le fait qu’elle reste prisonnière de schémas d’interprétation extrêmement manichéens sur ce que devrait être ou ne pas être le « bon islam de France ». D’aucuns considèrent, en effet, qu’il faut ostraciser les dirigeants de l’UOIF parce qu’ils seraient dangereux pour la démocratie (F. Venner, C. Fourest, L. Babès)[7], d’autres qu’il convient, au contraire, de les insérer au « jeu institutionnel » français (« intégrer les intégristes ») pour mieux les maîtriser (F. Frégosi)[8] ou d’autres encore qu’il faut les remplacer par des cadres islamiques plus jeunes et davantage en phase avec la « base musulmane » (Tariq Ramadan, Yamin Makri…)[9].

Prenant nos distances avec ces trois interprétations dominantes, nous tenterons de démontrer que l’UOIF constitue bien un vecteur de politisation de l’islam en France et ceci d’un double point de vue.

Incarner l’islam de France : une tentation hégémonique

Lors de l’Assemblée générale du 30 septembre 2005, le président de l’UOIF, Lhaj Thami Breze, définissait ainsi la mission de son organisation : « La réalité de l’UOIF se résume par les éléments suivants : L’UOIF comme référence pour les médias sur les questions relatives à l’islam. L’UOIF comme organisation reconnue auprès de l’opinion publique et auprès de l’opinion musulmane »[10].

Il énonce clairement ici les lignes d’un programme d’action que les spécialistes identifient habituellement sous les traits d’un « groupe d’intérêt » ou d’un « groupe de pression », à savoir : un travail permanent de mise en forme symbolique et matérielle de l’ « intérêt musulman » à l’échelle nationale et aux échelons locaux ; une consolidation de l’hégémonie organisationnelle par une oligarchie musulmane qui s’érige en porte-parole du « groupe » et s’auto-habilite à dire la « norme islamique », comme l’ a très bien montré Khadija Darif dans son étude sociologique sur les cadres dirigeants de l’UOIF.

Le principal défi pour l’UOIF est de transformer le poids démographique des musulmans de France (nombre de croyants et de pratiquants potentiels) en réalité politique (influence et visibilité) qui fasse pleinement sens dans l’espace public hexagonal. Le travail des dirigeants islamiques va donc consister à accélérer le processus d’islamisation du « groupe latent », en opérant une conversion du groupe musulman en soi (poids démographique) en groupe musulman pour soi (poids politique), à l’instar de ce qu’a pu être le travail « d’ouvriérisation matérielle et symbolique »[11], mené par les syndicats à l’égard des ouvriers au début du siècle dernier.

Simultanément, l’organisation doit être capable de se faire reconnaître comme « représentative » du groupe en question, quitte à ce que cette représentativité fasse l’objet d’un débat contradictoire. Mais, d’une certaine manière, la polémique publique, est déjà en soi un signe d’institutionnalisation du groupe d’intérêt. Les dirigeants de l’UOIF ont d’ailleurs bien compris cette logique de « représentativité polémique », répétant souvent l’argument : « Le plus important c’est qu’on parle de nous !  »[12].

Une capacité d’adaptation remarquable : islam universitaire à Bordeaux, islam prolétaire à Lille et demain « islam beurgeois » à Neuilly ?

« Exister » pour l’UOIF implique d’abord de rassembler au sens matériel du terme, c’est-à-dire être capable de se doter de structures d’encadrement, de socialisation et de mobilisation de la « base musulmane », voire d’instaurer ponctuellement un rapport de force avec les pouvoirs publics au nom de la défense de « l’intérêt musulman ».

Cette première dimension – la matérialisation de l’intérêt musulman – renvoie à l’épopée organisationnelle de l’UOIF qui se décline sous la forme d’un islamic dream (rêve musulman) que lui envient aujourd’hui de nombreuses associations et fédérations musulmanes concurrentes. Dans son travail de recherche, Khadija Darif a bien montré comment l’enracinement de l’UOIF sur le territoire français s’attelait à une « réussite matérielle » au sens premier du terme, c’est-à-dire à une structuration territoriale cohérente et performante[14], à l’image d’une firme commerciale[14] qui aurait pleinement réussi son implantation dans les différentes régions.

D’où la nécessité de faire un « détour » par les histoires locales de l’UOIF pour bien comprendre que sa réussite doit moins à une planification centralisée - un plan d’islamisation défini préalablement par une « technocratie islamique » - qu’à une synergie de succès locaux et sectoriels. A ce niveau, l’UOIF constitue bien une « fédération », au sens où les associations locales relativement « autonomes » par rapport au siège national (La Courneuve), ont contribué chacune à leur niveau à asseoir la success story de l’ensemble du mouvement. En somme, l’épopée de l’UOIF se fonde sur une synergie d’épopées locales, résultant de la mise en commun d’expériences islamiques inscrites dans des contextes sociaux et régionaux particuliers.

A Bordeaux, par exemple, ville pionnière de la fédération, la préhistoire de l’UOIF se confond avec l’action en milieu étudiant. Ici, la réalité matérielle de l’organisation islamique, c’est-à-dire la matérialisation du groupe d’intérêt musulman, renvoie à « l’ambiance universitaire », aux amphis, aux cités étudiantes et aux « resto U », lieux de prédilection, au sein desquels les futurs dirigeants nationaux de l’UOIF feront leurs premières « armes » en matière de militantisme islamique.

Dans le Nord (Lille, Roubaix, Valenciennes..), autre « région phare » de l’UOIF, la matérialisation de l’intérêt collectif « musulman » s’inscrit dans une configuration totalement différente. L’activisme islamique se décline moins sur les registres universitaire et intellectuel que sur les registres populaire (les ouvriers) et ethnique (les immigrés majoritairement originaires du Rif au Nord du Maroc). En somme dans la région de Lille, la future élite islamique a accompli ses premières expériences militantes dans une réalité prolétarienne relativement homogène sur le plan ethnique et la concrétisation de son islamic dream a revêtu des accents populaires « chtimis » (l’islam des corons et des terrils).

Dans d’autres villes françaises, moins importantes en termes d’influence, la matérialisation de l’intérêt musulman, a emprunté les chemins plus modestes de l’association de quartier, de la salle de prière, de l’action de proximité auprès des anciennes et des nouvelles générations de pratiquants musulmans, contribuant malgré tout à la « fabrication » de la future élite islamique à l’échelon local et/ou national.

En définitive, la capacité de l’UOIF à s’imposer progressivement comme la porte-parole du « groupe d’intérêt musulman » dans l’espace public français ne repose pas sur un processus univoque mais sur une forme de synergie des terroirs islamiques locaux, ce qui contredit, en partie, l’idée d’une organisation « totale », voire « totalitaire », porteuse d’un plan de conquête de l’hexagone. Il s’agit moins d’une matérialisation ou d’une structuration unitaire, centralisée et homogène de l’intérêt musulman que d’une mise en réseaux d’expériences locales et régionales.

En retour, la direction actuelle est contrainte de respecter une forme de pluralité interne à l’organisation, en accordant une certaine autonomie aux associations affiliées (environ 200), mode de structuration « souple » que l’on retrouve dans la plupart des groupes d’intérêt. A ce niveau, l’UOIF ne fait pas exception : « Plus l’intérêt est complexe (par les agrégations successives qui sont au principe de sa construction), souligne M. Offerlé, plus les intéressés potentiels sont nombreux, plus il sera nécessaire de prévoir ou plutôt de préserver les traces d’une diversité interne produite par les processus sociaux…Délimitations stables et délimitations labiles au double sens du résultat momentané des luttes internes et externes de délimitation »[15].

La « francisation » de l’UOIF, étape obligée de la reconnaissance officielle

« Exister » pour l’UOIF, c’est aussi accomplir un travail symbolique qui consiste pour la fédération islamique à se construire un label de représentativité, « faire labelliser le groupe comme communauté, comme minorité ou comme totalité potentielle » [16].

Ce processus de labellisation de l’ « intérêt musulman » induit, d’abord, chez les dirigeants de l’UOIF une confusion volontaire entre l’histoire particulière de l’organisation et l’histoire collective du groupe « musulmans ». L’acte de fondation de l’UOIF (1983) est ainsi identifié par les élites ittihadies[17] comme l’acte de naissance de la « communauté musulmane de France » dans son ensemble. Il s’agit d’une mise en récit rétrospective de l’hégémonie de l’UOIF et de sa légitimité à parler au nom de tous les musulmans de l’hexagone, comme s’il y avait un « avant » et un « après » UOIF dans l’histoire de l’islam de France :

« Le monde associatif musulman est encore petit à cette époque, certains de ses responsables vont naturellement se connaître et s’approcher. C’est ainsi que naît l’Union des Organisations Islamiques en France. Cette naissance va marquer une étape déterminante dans l’évolution de la communauté musulmane vivant en France car elle va augurer la naissance de la communauté musulmane de France ». (Discours de Boubakeur El Hadj Amor, 22ème Rencontre annuelle des Musulmans de France, Le Bourget, 25 au 28 mars 2005).

Ce travail symbolique de labellisation suppose, ensuite, une mise en avant de son autonomie organisationnelle à l’égard des autres associations musulmanes (supposées non représentatives), des pouvoirs publics mais aussi des Etats d’origine. L’UOIF véhicule un discours d’autonomie, en se posant comme l’unique défenseur de l’intérêt général musulman de France, par-delà les intérêts particularistes, ethniques et régionalistes :

« L’UOIF réfute toute autre démarche n’émanant pas de ces principes. L’UOIF est une instance indépendante. Elle est guidée dans ses activités, opinions ou attitudes par le seul intérêt de la communauté musulmane de France et le souci d’ordre, d’harmonie et de bien être de la société française » (« L’Union se présente », http://www.uoif-online.com/uoif.php).

La labellisation implique, enfin, un travail de « nationalisation » de sa rhétorique officielle, de ses références et de son sigle, registres de « francisation » qui ne sont pas simplement « stratégiques » ou « opportunistes » mais aussi « ressentis », apparaissant comme les produits d’un long processus d’autochtonisation de l’organisation et de ses dirigeants :

« En 1987 la charte interne de l’UOIF prend le pas et opère un changement majeur dans les priorités. De ‘la sauvegarde’ et l’accompagnement des musulmans en séjour en France, celle-ci fixe désormais comme priorité l’accompagnement de la communauté musulmane de France. C’est à dire l’UOIF va cesser de considérer les musulmans vivant en France comme des étrangers amenés à la quitter pour les considérer comme des citoyens français ou amenés à le devenir. Trois années d’élaboration et de travail sur le terrain vont participer à donner naissance au concept de musulmans de France. En 1990 les orientations de la charte sont reportées dans le nom. L‘Union des Organisations Islamiques en France devient l’Union des Organisations Islamiques de France’ ». (Discours de Boubakeur El Hadj Amor, 22ème Rencontre annuelle des Musulmans de France, op. cit.).

Mais ce double travail de matérialisation et de symbolisation de la « firme UOIF » n’a pu être pleinement efficace que, parce qu’il a été pris en charge très tôt par des élites islamiques qui, au prix de nombreux compromis et tractations internes, sont parvenues à s’imposer comme les « porte-parole légitimes » de la fédération et, au-delà, de la communauté musulmane de France.

Eduquer les « Musulmans d’en bas » : une vision élitiste

La consolidation de l’hégémonie de l’UOIF dans le paysage islamique français est consubstantielle d’un « blocage monopolistique de la représentation » par des porte-parole installés. Là aussi, il convient de dépasser les visions simplistes du « complot islamique » téléguidé par une « élite frériste » à la solde d’une organisation étrangère. L’UOIF ne dépend d’aucune puissance étrangère particulière, contrairement à la Grande Mosquée de Paris (Algérie) et à la Fédération nationale des Musulmans de France (allégeante à Sa Majesté Mohammed VI, roi du Maroc).

La confiscation du pouvoir de la « base musulmane » par une élite est moins le fruit d’une stratégie pensée et planifiée que le prolongement « logique » d’une trajectoire organisationnelle complexe, où se dégage progressivement une « oligarchie cultuelle » qui identifie son destin personnel à celui du « collectif musulman ».

En effet, les dirigeants actuels de l’UOIF vivent leur mandat à la tête de l’organisation non comme une élection politique ou comme une forme de cooptation institutionnelle mais d’abord comme une mission quasi-prophétique et divine. Ils se considèrent comme les bâtisseurs de l’islam de France et la moindre menace qui pointe sur l’édifice tend à être interprétée comme une menace collective, mettant en péril l’ensemble de la communauté musulmane française.

La consécration des dirigeants à la tête de la fédération procède donc moins d’une manipulation ou d’une « OPA »[18], que d’une conformation à l’habitus de l’organisation (UOIF) : « accéder à des postes de responsabilité demande du temps et implique une conformation aux savoir-faire, aux manière d’être, à l’habitus d’organisation qui les a élevés. Parce que leurs ressources initiales sont sans commune mesure avec les ressources collectives auxquelles ils accèdent en tant que porte-parole de l’organisation qui les a faits. S’ils tiennent l’organisation c’est parce qu’ils tiennent mais aussi parce qu’ils sont tenus par elle »[19].

Cette autoreprésentation de leur « mission », largement intériorisée par les simples adhérents et militants de l’UOIF, permet de comprendre le fait qu’aujourd’hui les « négociateurs » et les partisans du compromis soient considérés comme les dirigeants les plus aptes à porter la parole et à défendre les intérêts du mouvement, marginalisant du même coup les élites islamiques critiques. De ce point de vue, la défense de l’intérêt musulman n’est pas incompatible avec le déploiement de logiques clientélistes à l’échelle nationale (ministère de l’Intérieur) et aux échelons locaux (mairies, conseils généraux, conseils régionaux…).

Comme le rappelle fort justement le politiste Jean-François Médard, les logiques de mobilisation collective autour d’un intérêt (ici la défense de « l’intérêt musulman ») peuvent s’accommoder aisément de pratiques clientélistes : « Les exemples ne manquent pas de groupe d’intérêt qui entretiennent des relations privilégiées avec des partis ou des administrations. Ces relations gagneraient à être interprétées dans une optique clientéliste »[20].

La réception du Bourget ne sera jamais le dîner du CRIF : tant mieux !

L’UOIF, organisation spirituelle, religieuse et communautaire, a rêvé un temps de devenir le « CRIF des Musulmans de France » (le CRIM !) qui, lui, rappelons-le, est une organisation laïque respectable à ses débuts mais qui a progressivement évolué comme une « seconde ambassade d’Israël en France » au mépris d’ailleurs des intérêts de la communauté juive de l’Hexagone et de la lutte toujours nécessaire contre l’antisémitisme.

C’est d’ailleurs cette voie que voulait lui faire emprunter Nicolas Sarkozy, candidat permanent à la présidence de la République. En effet, le ministre de l’Intérieur n’a jamais caché ses intentions de « créer » un équivalent musulman au CRIF et il semble qu’il ait jeté son dévolu sur l’UOIF pour jouer ce rôle d’interlocuteur communautaire, selon le « bon principe » du partage sarkozien : les Juifs au CRIF, les Musulmans à l’UOIF ! C’est d’ailleurs dans cette perspective que le candidat permanent à la présidence de la République a organisé un dialogue quasi-officiel entre les deux organisations, comme si chacune d’elle représentait respectivement leur « communauté ».

Mais précisément, c’était mal connaître l’histoire et les structures de l’UOIF, dont la fonction première n’est ni diplomatique, ni politique (même si ces deux dimensions ne sont pas totalement absentes de son activité) mais d’abord religieuse. L’UOIF est une fédération d’associations musulmanes gérant des lieux de prière et des mosquées et non une nébuleuse de « laïcs musulmans », cherchant à se bâtir une pseudo-représentativité communautaire.

Pourtant, force est de reconnaître que certains dirigeants de l’UOIF ont nourri secrètement l’espoir d’être reconnu un jour comme une sorte de « CRIF musulman », à la fois craint et admiré par nos hommes et femmes politiques qui, chaque année, se pressent à son « dîner gala » (le fameux « dîner du CRIF »), au risque même de se faire humilier par le président en exercice, Roger Cukierman, leur distribuant « bons points » et « réprimandes » en fonction de leur degré de soutien à l’Etat d’Israël.

A cet égard, on peut dire que l’UOIF a été paradoxalement sauvée par son échec. En effet, quels hommes ou femmes politiques français oseraient se montrer aujourd’hui au Bourget (même si le couscous et le thé à la menthe y sont succulents !), au risque de passer pour un soutien politique des « barbus », des « fondamentalistes » ou des « intégristes » musulmans, pour reprendre les catégories fantasmatiques en usage sur l’UOIF ?

Force est de constater, qu à l’exception notoire de Nicolas Sarkozy, ce sont souvent les « seconds couteaux » des partis politiques qui franchissent les portes du « Bourget musulman ». Et, c’est peut-être paradoxalement de cet échec politique que les futurs dirigeants de l’UOIF tireront leur force organisationnelle à l’avenir : poursuivre patiemment leur œuvre de bâtisseurs anonymes de l’islam de France, sans prétendre à aucune représentativité politique dans la communauté musulmane. La réception hallal du Bourget ne sera probablement jamais le « dîner-gala » hypermédiatique du CRIF : c’est sûrement une providence du Ciel, sinon un cadeau de la République !



Notes

[1] BOYER Alain, L’Institut musulman de la Mosquée de Paris, Paris, CHEAM, 1992.

[2] A notre connaissance, le seul travail sociologique sur l’UOIF qui se fonde sur une enquête de terrain est celui de DARIF Khadija, Bricolages identitaires des Musulmans dans l’espace politique français : cas de l’UOIF, mémoire de DEA de science politique, option « Monde arabe et musulman », sous la direction de Vincent Geisser, Institut d’Etudes Politiques d’Aix-en-Provence, 2004.

[3] TERNISIEN Xavier, La France des mosquées, Paris, 10/18, 2004. Du même auteur : Les Frères musulmans, Paris, Fayard (coll. « Les dieux dans la Cité »), 2005.

[4] VENNER Fiametta, entretien avec Jacqueline Remy et Boris Thiolay, « La face cachée de l’UOIF », L’Express, 2 mai 2005. Cf. aussi son ouvrage : OPA sur l’islam de France. Les ambitions de l’UOIF, Paris, Calman-Lévy, 2005.

[5] FREGOSI Franck, « Mieux vaut les associer que les écarter », entretien dans L’Express, 2 mai 2005.

[6] MAKRI Yamin, « Les ‘nouveaux notables’ de la République », www.oumma.com, 25 avril 2005.

[7] VENNER Fiametta, OPA sur l’islam de France. Les ambitions de l’UOIF, op. cit. ; FOUREST Caroline, « Les lepénistes de l’islam », Libération, 21 décembre 2004 ; BABES Leïla, « L’UOIF, une minorité radicale », L’Humanité, 25 mars 2005.

[8] FREGOSI Franck, « Mieux vaut les associer que les écarter », entretien dans L’Express, 2 mai 2005.

[9] MAKRI Yamin, « Les ‘nouveaux notables’ de la République », www.oumma.com, 25 avril 2005. Cf. aussi la déclaration critique de Tariq Ramadan sur l’UOIF citée par TERNISIEN Xavier, Le Monde, 5 avril 2003.

[10] BREZE Lhaj Thami, discours à l’assemblée générale de l’UOIF, 30 septembre 2005, http://www.uoif-online.com/uoif.php.

[11] OFFERLE Michel, Sociologie des groupes d’intérêt, op. cit., p. 59.

[12] C’est un argument que nous avons souvent entendu dans la bouche des dirigeants nationaux et locaux de l’UOIF, lorsque nous les interrogions sur les éventuels effets négatifs (discrédit, ostracisme…) de la stigmatisation médiatique dont ils faisaient l’objet.

[13] DARIF Khadija, Bricolages identitaires des Musulmans dans l’espace politique français : cas de l’UOIF, op. cit.

[14] HAENNI Patrick, L’Islam de marché. L’autre révolution conservatrice, Paris, République des Idées-Seuil, 2005.

[15] OFFERLE Michel, Sociologie des groupes d’intérêt, op. cit. p.68.

[16] OFFERLE Michel, Sociologie des groupes d’intérêt, op. cit., p. 66-67.

[17] Ittihad est la traduction arabe d’Union. Les membres de l’UOIF sont parfois qualifiés d’ « ittihadistes » (unionistes).

[18] VENNER Fiametta, OPA sur l’islam de France. Les ambitions de l’UOIF, op. cit.

[19] Ibid., p. 85.

[20] MEDARD Jean-François, « Le rapport de clientèle : du phénomène social à l’analyse politique », Revue française de science politique, année 1976, vol. 26, n° 1, p. 126.


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Vincent Geisser

Sociologue et politologue, auteur de plusieurs essais.

Il est également l’auteur de :

Du même auteur, à lire sur oumma.com :

Vos réactions et commentaires sur cet article : L’UOIF ou le « complexe du CRIF »

19 décembre 2006
TOTO a dit :

selam,

Je viens de regarder "france europe express" et je suis assez surpris que M. Fouad Alaoui ait accepté de jouer le second rôle dans cette émission. Au vu des personnes invitées et de la configuration du plateau, il ne devait pas accepter de participer à cette émissiion. Au delà des critiques qu’on peut faire à l’UOIF , au delà des reproches qu’on peut lui faire concernant ses choix politiques et stratégiques, l’UOIF reste la principale organisation musulmane qui a un projet pour la sauvegarde de l’idendité musulmane en France. Je trouve qu’ a partir de là, son principal responsable ne doit pas accepter de faire la figuration sur un plateau de télévision, dans lequel le principal invité était un ministre et qui plus est M. COPE. J’aurais pu comprendre qu’ils soient au même pieu d’estale. Le plus surprennant est que des personnalités inconnues et qui ne représentent personne étaient plus mis en avant que M. ALAOUI.

SELAM

18 décembre 2006
SAP a dit :

Suite à l’émission "France Europe Express" d’hier et de la nouvelle sortie médiatique de Fouad Alaoui, je me dit que les critiques sont peut-être pas si infondées. Désolé de dire mais M. Alaoui n’était pas à la hauteur. Les prises de position sont trop vagues, trop généralistes, presque simplistes. A la limite ce n’est pas grave, mais ce qui conduit M. Alaoui à l’écran s’est la propension de certains dirigeants de l’UOIF de considérer la situation comme si complexe voire si dangereuse que seuls EUX sont les mieux à même d’y aller (a quand la réelle prise en compte de la communication comme véritable axe stratégique et non plus comme simple accessoire nécessaire des temps modernes). Le problème est qu’ils n’ont pas la science infuse (ni infinie) et que gérer une instituions, gérer les relations avec le CFCM, les autorités, sont déjà très compliquer. Un cerveau humain considèrerait qu’ajouter à cela une analyse socio-économique sérieuse nécessiterait soit la greffe d’un 2è cerveau, soit l’aide de personnes spécialisées. La structure souffre aujourd’hui d’une double problématique ; l’une organisationnelle (le débat contradictoire est étriqué, l’attribution du pouvoir de voter est laissé à la discrétion du secrétaire général), l’autre humaine ou la culture et l’histoire des actuels dirigeants empêche l’accompagnement du changement et/où le changement est provoquée par la pression des évènements extérieurs.

PS : Je n’ai pas d’animosité particulière, mais je pense que pour l’institution continue de bien avancer (et pas d’avancer seulement) les critiques ne doivent pas faire peur et doivent être prises en comptes.

Salam.

18 décembre 2006
Mohsen a dit :

A tous ceux et toutes celle qui reprochent à certains commentateurs les critiques à l’encontre de leur organisation, je rappelle l’attitude des fils d’Israël qui a été blâmée dans le Coran :

79. « Ils ne s’interdisaient pas les uns aux autres ce qu’ils faisaient de blâmable. Comme est mauvais, certes, ce qu’ils faisaient ! ». La table servie (Al-Maidah)

Ce qu’il faut reprocher aux actuels dirigeants de l’UOIF ce n’est pas seulement le flirt avec les autorités, mais surtout cette volonté de recrutement à tout prix, la perte de qualité de militant chez les membres, les copinages au sommet et l’arrivisme de ses dirigeants, la course aux mètres carrés de lieux de culte, les votes arrangés, le manque total de transparence et la multiplication des concessions qui se traduisent par ces “lécher de bottes à Sarko”. C’est le développement de “l’Islam de la subordination”. Tout cela est perceptible de l’extérieur de l’organisation, mais de l’intérieur c’est pire encore. Pour s’en rendre compte il faut pouvoir faire parler les anciens et ceux qui on eu la force et le courage de s’affranchir …Mais ça c’est un autre article qu’il faudrait écrire.

16 décembre 2006

Salam,

Desole pour ceux que j’ai blessé et entre autre Mohsen, loin de moi l’idée d’insulter mes frères, c’est pas dans mon intention... c’est l’expression pour dire ne pas porter intérêt aux jugements hatifs, parfois sans fondement, aux insultes et calomnies honteuses..." unissons nous dans ceux qui nous est commun et respectons nous dans nos différences". Vincent G. est un sociologue pour qui j’ai du respect mais avec qui je ne partage pas toute cette analyse même si sur certain point on peut s’entendre. Quant à ma fédération, elle n’est pas un dogme ou une révélation comme j’ai pu le dire, qui évolue, réfléchit, agit et certainement, très surement se trompe... mais encore une fois, seule celui qui ne dit rien ou qui ne fait rien ne se trompe pas... De la critique, oui mais avec une intention de construire, de réformer et d’assembler sinon à quoi bon servir le diable et son armée qui en font déja assez. Pardon encore pour avoir heurté des sensibilités ou avoir utilisé des termes qui ne sont peut être pas appropriés, ils sont les miens, et rien que les miens. Qu’Allah nous guide et nous pardonne.

Brahim59

15 décembre 2006
A l’évidence, cet article déchaîne un débat passionné entre les pro- et les anti-UOIF. Seulement certains, dans les deux camps, vont bien trop loin et leurs commentaires sont d’une bêtise atterrante. Il y d’abord ceux qui ne cherchent qu’à fustiger l’UOIF. On me rétorquera que l’on a le droit d’exprimer son désacord avec cette organisation. Soit, mais entre la légitime critique et le « flinguage » bête et méchant (j’ai lu un commentaire où quelqu’un réclamait des excuses !), il y a un pas. Je trouve scandaleux qu’ils prennent appui sur cet article pour déverser leur fiel. Puis on a en face des gens qui, selon toute apparence, ne savent pas lire. En effet, l’analyse de Geisser se veut froide et neutre ; d’ailleurs le premier paragraphe s’intitule "Sortir des analyses simplistes sur l’UOIF : ni anges, ni démons". Toujours pas convaincu du fait que Geisser nous livre ici quelque chose de bien plus élaboré qu’un vulgaire pamphlet anti-UOIF ? Citons alors la conclusion, qui se veut optimiste et pleine d’espoir pour l’UOIF : « Force est de constater, qu à l’exception notoire de Nicolas Sarkozy, ce sont souvent les « seconds couteaux » des partis politiques qui franchissent les portes du « Bourget musulman ». Et, c’est peut-être paradoxalement de cet échec politique que les futurs dirigeants de l’UOIF tireront leur force organisationnelle à l’avenir : poursuivre patiemment leur œuvre de bâtisseurs anonymes de l’islam de France, sans prétendre à aucune représentativité politique dans la communauté musulmane. » Alors pourquoi une telle virulence contre un intellectuel qui n’hésite pas à prendre la défense des libertés individuelles quand elles sont refusées aux musulmans ? Je suis choqué lorsque, par exemple, j’entends quelqu’un dire de Geisser qu’« il est un populiste qui se drape sous son statut d’universitaire pour se donner un semblant de légitimité » !!! La personne qui écrit cela sait-elle seulement que notre ami le "populiste" a payé de sa personne (Geisser est qualifié « d’islamo-gauchiste » ou encore « d’idiot utile de la gauche » dans certains milieux intellectuels) son soutien aux jeunes filles musulmanes durant l’affaire du voile ? Après, bien sûr, Geisser n’est qu’un homme après tout : il peut se tromper. Et alors ? L’agressivité de certains commentaires à son égard est honteuse. L’auteur est personnellement intervenu pour tenter de calmer le jeu sur ce forum. En vain. Tout ce qu’il me reste à espérer c’est qu’il continuera malgré tout à intervenir sur ce site même si certaines réactions ont dû l’écoeurer. Oui Mr. Geisser, en vérité votre contribution est fort précieuse et nous en avons fort besoin en ces temps où il est de bon ton de désigner les musulmans comme des corps étrangers et dangereux. J’ajouterais un dernier mot a certains de mes chers coreligionnaires : vous avez raison de vous livrez à une lamentable gué-guerre entre pro- et anti-UOIF. Pendant ce temps, l’islam et les musulmans sont combattus sans relâche (verbalement et physiquement). Si certains employaient la formidable énergie qu’ils mobilisent contre leurs frères pour combattre nos véritables ennemis, ils nous rendraient un bien plus grand sevice.
15 décembre 2006
mohsen a dit :

Assalamou Aleykom

Les commentateurs qui critiquent l’UOIF sont des chiens qui aboient... L’UOIF c’est la caravane qui passe...

Merci Brahim59 !

Tu nous donnes ici un excellent échantillon de ce que c’est que l’UOIF. Franchement tu ne fais pas honneur à ta fédération.

Merci Brahim59

15 décembre 2006
brahim59 a dit :

Les chiens aboient et la caravane passe... ou je ne sais plus trop l’expression ... Qu’importe, merci Vincent G. pour ton analyse socio très pertinente et scientifique. Merci encore de cet eclaircissement un peu plus obscur... Je m’interdis d’émettre la moindre remarque, et je ne suis pas sociologue, ni chercheur, juste un jeune musulman et au grand désarroi de certains ,ici, qui vient encore de rejoindre les rangs de l’UOIF... un de plus encore embrigadé dans cette secte si mystérieuse qui "fascine les esprits français qui sont, tantôt agacés, tantôt admiratifs". Il ne m’a pas fallu une longue observation pour ne voir que l’UOIF sur le terrain, quant à son infaillibilité, je crois, mais c’est personnel, jusqu’à preuve du contraire que ses statuts n’émanent pas du divin et encore moins sa politique et qu’elle est parfaitement imparfaite... Enfin, il se fait tard, je vais aller me coucher en remerciant Le Très Haut de nous pardonner et de bénir tous mes frères, mes soeurs et en particulier de l’Uoif pour m’avoir appris une seule chose : Oeuvre et ne polémique pas sur des futilités... Allah et les Hommes verront tes actes ( Sourate Tawbah : "Oeuvrez, car Dieu verra votre oeuvre, de même que Son messager et les croyants, et vous serez ramenés vers Celui qui connaît bien l’invisible et le visible. Alors Il vous informera de ce que vous faisiez". N’en voulez pas à l’UOIF d’être trop visible, c’est elle qui a peut être permis de vous rendre un peu plus visible.... ne serait ce que par vos critiques même parfois infondées... que les autres structures en fassent autant, il n’y a pas de concurrence dans le domaine et on risquerait de voir les juristes et les économiques crier au scandale pour concurrence déloyale... il ne manquerait plus que ça après les sociologues... Ah oui, j’oubliais, juste un petit mot pour... non ça n’en vaut même pas la peine...c’était pour les quelques personnes qui se qualifient d’ex-UOIF.

Fraternellement, je vous aime en Dieu... même toi Vincent...

Brahim59

15 décembre 2006

Salam

je suis désolé , je n’ai pas lu l’article en entier, mais j’ai pu lire quelques commentaires très critique envers l’UOIF. Libre à chacun de nous, de penser ce qu’il veut et de donner son avis sur cette institution et c’est tout a fait légitime aux membres de l’UOIF d’expliquer leur point de vue. je viens de penser à une chose, pourquoi pas organiser une rencontre entre vous tous (celles et ceux qui ont posté ces commentaires) pour discuter de cette institution, enrichir son projet, demander des explications, donner des leçons et des idées.... c’est mieux de se limiter à des réactions à un article.

Je suis prêt pour l’organiser

Ammar

14 décembre 2006
Tahar a dit :
On est surpris, mais faut-il l’être, par les réactions des sympathisants ou membres de l’UOIF visiblement embrassés par les critiques pertinentes des lecteurs du brillant article de Vincent Geisser. La méthode des membres de l’UOIF n’est pas sans rappeler celles des staliniens qui criaient à la trahison dès lors que des opposants s’opposaient à la ligne du parti. Il en va de même pour les sympathisants ou membres de UOIF qui multiplient les dénégations sans apporter la moindre preuve, ni la moindre argumentation aux critiques légitimes qui leurs sont adressés par des lecteurs scandalisés par les positions de l’UOIF.
14 décembre 2006
Toutes les personnes qui se prétendent être des ex-membres de l’UOIF et qui se permettent ainsi de critiquer cette organisation de cette façon agressive, sont des individus qui n’ont pas de principes ni de convictions. Que font-ils concrétement ? Rien. Ce sont des gens aigri et égoistes.
14 décembre 2006
Mariam a dit :

Je profite de cet article pour donner un avis général. Toutes les querelles actuelles entre musulmans sont fatigantes et navrantes.

La science dont l’approfondissement extrême est louable est celle de la connaissance des attributs de Dieu et de la loi qui régit Sa Création ainsi que de sa Sagesse qui donne primauté à l’au-delà par rapport au monde d’ici-bas. Si les études exégétiques du Livre Sacré, de la Tradition du Prophète sont très utiles, elles ne doivent pas être recherchée pour elle-même. La vie étant courte, on ne doit pas en multiplier les moyens mais en prendre le nécessaire pour ne pas en perdre de vue l’objectif auquel cas contraire, on abouti forcément à cette maladie de l’âme qu’est le fanatisme. Et je m’en vais donc vous citer un extrait des « piliers du musulman sincère » de Ghazâli :

« Qu’il est idiot celui qui voit les vipères et les scorpions entrer sous ses vêtements prêts à le tuer et qui demande un chasse-mouches pour chasser les mouches de la face d’autrui, ce qui ne peut lui servir à rien lorsque les scorpions et les vipères l’auront piqué. » « D’aucuns exagèrent dans le fanatisme pour la vérité et considèrent avec mépris ceux qui sont en désaccord avec eux […] ils ont fait du fanatisme un moyen et un caractère et l’ont appelé une défense de la religion et une lutte pour les musulmans. En vérité, et à bien y voir, il n’y à là que perdition pour les gens et une consolidation de l’hérésie dans les âmes. […] Un docteur de la loi a vu un jour en rêve un savant. Il lui demanda : qu’en est-il de ces sciences où tu débattais et arguais ? Il souffla dans la main et répondit : « Elles sont tombées en cendres et il n’y eut que deux génuflexions que j’ai faites au cœur de la nuit qui me furent d’un bénéfice. Une parole du Prophète : « Les gens ne se trompent lorsqu’ils sont sur le droit chemin que lorsque la polémique s’installe parmi eux », le Livre : « Ils ne te le proposent en comparaison que par esprit de contradiction, car ils sont un peuple acharné à la discussion » (Coran Al-Zakhraf, 58) Le Prophète explique la Parole du Très-Haut : « Ceux qui de l’entendement est perverti » : qu’il s’agit des gens qui aiment la contradiction et qu’il faut éviter. Un ancien pieux disait : « Il y aura à la fin des temps un peuple qui ne fera plus d’œuvre pieuse mais ne connaîtra que la polémique ». Une parole rapportée (Khabar) « Les gens les plus haïssables pour Dieu sont les adversaires querelleurs » et « Dès que viennent les dialecticiens, l’œuvre se trouve impossible »

« Le châtiment des savants est la mort du cœur. La mort du cœur, c’est la recherche de l’ici-bas par ce qui doit être une œuvre pour l’au-delà » (Hassan)

"Par l’époque ! En vérité, l’homme est en perdition, à l’exception de ceux qui ont la foi, qui pratiquent les oeuvres vertueuses, qui se conseillent mutuellement la vérité et qui s’exhortent mutuellement à la patience" (Coran CIII)

14 décembre 2006
Abderrahmane a dit :

Cher Djamel, C’est faut que de croire que l’UOIF pense au profit , quel profit ? C’est aussi faux que de dire beaucoup d’argent circule chez l’UOIF ?

Ceci est vraiment un pure mensonge.

Que dire de ceux qui vraiment font des profits sur le dos de l’islam et des muslmans.

Le proverbe dit : "Il m’a frappé et il a pleuré & il m’a devancé et il m’a accusé" !! Cher Lounis

Quel jeux de l’UOIF ? L’UOIF ne joue pas , elle est une structure avec des hommes et des valeurs . Elle permet à chacun d’accomplier son devoir envers la société et les musulmans de France. Elle n’oblige personne à la suivre et je comprend tout à fait que ceci dérange certains.

Cher Farouk, Dieu est témoin, je suis un responsable de l’UOIF et je témoigne en disant que vu ce que j’ai pu vivre, l’UOIF ne cherche que la bénédiction de Dieu.(voir le commentaire de Rachid) L’UOIF est une dynamique en marche sur le terrain. Elle contribue comme d’autre à l’essor de la société.

Cher Addle, Je regrette de vous dire que c’est faux ce que vous dites. L’UOIF n’a jamais dénigré les autres. Ce n’est pas dans ses valeurs.

Elle croit que chacun est libre de penser ce qu’il veut mais elle défend son point de vue dans le respect de chacun.

C’est vraiment étonnant d’affirmer ce genre de chose. Avez-vous vraiment pris contact avec un responsable de l’UOIF et échanger directement avec lui. Je ne me reconnais pas dans cette UOIF que vous décrivez. L’UOIF croit à la diversité. Lisez ce qu’elle dit !!

Cher Salah, Que faire si les préjugés et les accusations gratuites sont là !!?

Cher Karim Tu as raison et je suis d’accord avec toi. Permets-moi de vous dire que les critiques lorsqu’elles sont fondées sont un devoir et elles sont les bien venues. Mais les mesonges, les contre-vérités, le dénigrement gratuit non.

Cher Radouane, Je te réponds avec le verset coranique suivant : "Ô vous aui avez cru ! Si un pervers vous apporte une nouvelle, voyez bien clair [de crainte] que par inadvertance vous ne portiez atteinte à des gens et que vous ne regrettiez par la suite ce que vous avez fai". Sourate 49 verset 6.

14 décembre 2006
l’uoif reprèsentent les musulmans de france regardons le site il n’y a meme plus le nom de DIEU c’est scandaleux pour des musulmans.
14 décembre 2006
L’uoif a mis des gens au placard ou fait semblant de oublier des frères très compètent, mais non ! il sont bornée.cet comme un cercle de copains qui ont grandit ensemble.
14 décembre 2006

Quelques remarques :
- il faut arreter de fantasmer l’UOIF est loin d’etre une firme, si cela est vrai cela se saurait
- les critiques sont les bienvenues, le dénigrement est à proscrire à moins de penser que l’Uoif est composée d’opportunistes avides de pouvoir et dont les objectifs sont terrestres. Tout jugement hatif est dangereux et chacun en sera responsable devant Allah
- T.Ramadan lorsqu’il a écrit cette article n’a demandé l’avis à personne, il a pris ses responsabilités. Il n’en demeure pas moins qu’il a été soutenu à plusieurs reprises...Il n’est pas question de "fréquentables" ou d’"infréquentables" mais de divergences d’opinion. Cela n’enlève rien aux qualités de chacun.
- la Fatwa sur les banlieues a été probabment une erreur, il ne faut pas s’en servir comme argument pour déniger tout ce qui a été fait de manière positive.
- l’Humanitaire et la question palestinienne, il faut voir le travail du CBSP, du secours islamique au lieu de poser des questions idiotes et etre injuste.

Il n’ya que ceux qui ne font rien qui ne se trompent pas alors un peu de clémence. Cette fédération commet des erreurs, elle n’est certainement pas composée que de saints, il existe des divergences d’opinion à l’intérieur de celle-ci...néanmoins elle est composée majoritairement de frères qui se sont sacrifiés pour l’islam et les musumans et qui ne demandent rien en échange. Alors je dis que tout musuman sincère doit etre critique (critiques meme virulentes), donner son opinion sur l’Uoif, dire ses désaccords mais ceux et celles qui médisent, jugent sans connaitre les coeurs, mentent...devront un jour rendre des comptes salam

13 décembre 2006
Jean-Ri a dit :

Reponse a Slimane :

Si Hani Ramadan est si proche de l’UOIF c’est qu’il doit penser le contraire de Tariq...Comme quoi...A moins que même Hani serait corrompu comme l’UOIF ?... Restons serieux..

13 décembre 2006
Slimane a dit :
Si Tariq Ramdan qui est un intellectuel intègre et compétent a pris ses distances avec l’UOIF, c’est qu’il doit jusger l’UOIF infréquentable.
13 décembre 2006
Salem a dit :

Reponse a malo : A part ce constat vide et creux, qu’as tu d’autre à avancer pour defendre ta boutique ? Puisque tu parles de boutiques et de comptes d’apothicaire.

Je ne suis pas, helas pour certains, en misison commandée ou commando, j’ai dis lorsqu’il m’est arrivé de rencontrer Fouad Alaoui que j’etais choqué par la fatwa sur le drame des banlieues, j’ai parlé aussi des relations qui me semblent troubles et pas très clair avec le Makhzen marocain ( nul besoin de comprendre que le monarque est pour les musulmans une honte a bien des egards, je parle de faits que je ne relaterais point ici),etc...etc... Bref je ne suis pas comme le dit un ex membre de l’UOIF, qui vient ici se soulager en divulgant ( le mot est trop fort...) les "secrets" de l’organisation apres sa demission qui n’a pas dû être facile a digérer, vu la teneur des propos et leur signification. Je connais des personnes qui ont demissionné sans pertes et fracas, mais qui pour autant n’ont pas oublié ce qu’ils ont pu realiser avec l’UOIF de positif.

La critique, oui elle est necessaire, indispensable, je ne suis pas un beni oui oui, ni un frustré ou un aigri, je l’accepte et l’entend pour peu qu’elle fasse avancer les choses positivement. Or on ne lit presque que des propos haineux plus ou moins edulcoré, c’est triste, c’est le constat d’une communauté qui se cherche et ne trouve pas sa maturité...Tiens dans ma ville le bureau de la Mosquée ( qui n’est pas UOIF) se dechire pour la enieme fois en des conflits que l’on croyait depassé, on va devoir à nouveau voter, ce ne sera que la 3e fois fois cette année...

Je terminerai en disant que dans ma region il y a eu l’arrivée de dizaines de nouveau membres, jeunes, diplomés, qui ont essyé aussi d’autres voies, qui etaient aussi anti UOIF sans trop savoir pourquoi....Je ne suis pas un cadre ou un dirigent de cette organisation, je la cotoie tous les jours avec plutot du bonheur...

13 décembre 2006
Hassan le Caennais a dit :
En tant que membre de l’UOIF, et fier de l’être (je suis toujours fier de mes choix tant que ce qui a présidé à ce choix reste valable). Je me suis rendu compte, que :
- L’UOIF reste la seule organisation autonome ( que tel ou tel bienfaiteur choisisse de lui offrir ce qu’il veut, c’est bien son choix), mais l’autonomie ; c’est développer une lecture de l’Islam incontestablement différente de celle diffusée par les chancelleries) je continue donc d’être membre.
Le paysage ne m’offre pas vraiment de structures adaptées : d’une vision qui se veut plus royaliste que le roi au point de considérer "communautariste" le fait de mettre en place des écoles privées musulmanes, aux littéralistes qui finissent par s’ériger eux mêmes en interprètes infaillibles des Textes, ou alors les fonctionnaires de telle ou telle structure pour qui les musulmans ne sont qu’un électorat voire un panel de consommateurs, le choix est rapidement fait.
- Que l’UOIF travaille, avance, rectifie, s’adapte, et a montré à plusieurs reprises qu’elle est une force de proposition et d’action fiable. Le thé devant al jazeera comme dit notre frère, c’est bien mais il est certainement plus responsable de s’y mettre ; il est parmi les musulmans certains qui ne bougent point et qui croient le faire en tirant sur tout ce qui bouge, qu’Allah nous protège et allège l’hostilité que certains ont envers leurs frères de l’Humanité et de la religion !
13 décembre 2006
UnAncienDeL_UOIF a dit :

Salam Aleykom Je crois que l’article écrit par Vincent Geisser, a beaucoup de valeur dans la mesure où son auteur a pu comprendre énormément de choses sur l’organisation sans avoir eu la possibilité de connaitre cette organisation de l’intérieur.

Subsistent néanmoins quelques zones d’ombres sur l’organisation qu’il est tout à fait normal qu’il ignore. En effet, il ne faut pas oublier que cette organisation est à l’origine une organisation secrète dans son fonctionnement interne et qu’elle n’a pas encore fini son « outing ».

L’habillage extérieur sous forme d’association loi 1901 n’est qu’une apparence pour légaliser certaines activités, mais la partie cachée de l’Iceberg existe encore, bien que fortement affaiblie.

A cette affirmation il faudrait ajouter que l’UOIF est loin d’être un bloc monolithique : On peut trouver de tout dans cette organisation malgré la main de fer de l’actuelle équipe dirigeante qui est entrain de procéder à un filtrage dans les membres (pour ne pas dire un nettoyage)

Malheureusement ce filtrage est entrain de vider l’organisation petit à petit des meilleurs. Je dis les meilleurs en parlant de ceux qui refusent de se soumettre aveuglément, et renoncent à tout endoctrinement.

Si je peux fournir de pareilles affirmations c’est que j’ai été personnellement membre de cette organisation pendant plus de VINGT ANNEES… Quelqu’un comme Vincent Geisser ne peut malheureusement pas savoir comment se pratique la Bay’a au sein de l’UOIF ! Il ne sait pas comment se déroulent les OUSSARS (cercles de formation fermés propres à l’UOIF) Il ne se doute pas de ce que c’est que le KATIBAH (réunion générale secrète de tous les membres dans une même ville pour convenir d’une stratégie de travail dans la ville etc…) Il ne s’imagine pas comment se déroule les réunions dans ce qu’on appelle les délégations régionales (Maktab el mintaqa) pour contrôler les associations membres ainsi que les membres personnes physiques de l’organisation. Je pense qu’il ne sait même pas comment se pratiquent les élections au sein de l’organisation puisque celles-ci se font en hui clos. Enfin, et c’est ce qui est le plus important, M. Geisser ne peux pas savoir le degré d’influence que peuvent avoir les responsables de l’UOIF sur leur membres, il ne peut pas (vu de l’extérieur) savoir à quel degré la notion de (Sam’ wa Ta’a c.à.d. écoute et obéissance) ramène certains membres à un tel degré d’aliénation qu’ils sont tout à fait comparables à des membres d’une secte quand ils sont face à leurs gourous. Tout cela, on ne peut pas reprocher à V. Geisser de ne pas le savoir ou de ne pas le comprendre. Au contraire même s’il le savait et le comprenait, en tant qu’un scientifique, il faudrait qu’il apporte la preuve sur la véracité de ses affirmations chose très difficile vu le caractère secret du travail dans l’organisation. M. Geisser se trompe aussi quand il tombe dans le piège propagandiste de l’UOIF et continue à la considérer comme une grande association alors qu’elle ressemble de plus en plus à une coquille vide si on tient compte du fait que ceux qui y font du bon travail, le font « fi sabil Allah » sans se soucier de l’UOIF ni de la récupération qu’en font les actuels responsables de l’UOIF.

Bref, quand on parle de l’UOIF il faut surtout préciser si on parle de l’UOIF d’hier ou de l’UOIF d’aujourd’hui ? Si on parle des responsables ou des membres ? Si on parle de l’UOIF de Paris ou de Lyon Lille ou Bordeaux, Si on parle de la partie apparente ou la partie cachée de l’iceberg ? Même l’IESH qui est affilié à l’UOIF il faut préciser si on parle de l’IESH de Paris ou de la Nièvre (Bouteloin- à saint Léger de Fougeret près de Château-Chinon). Pareil pour le conseil de la Fatwa : il y a celui de l’UOIF et celui de l’Europe… Pour finir je renouvelle mes félicitations pour l’auteur pour sa perspicacité et son objectivité malgré la complexité du mode de fonctionnement de l’organisation. Salam Aleykom

13 décembre 2006

Bonjour,

Je suis attérré par le contenus de presque tous ces commentaires....

Pourquoi s’emporter sur ce texte, laissons mûrir notre réflexion et l’enrichir d’écoute, d’action et d’observation.

Que des gens prennent le temps et l’énergie d’écrire ce qu’ils étudie et observent et/ou même ce qu’ils pensent sur un sujet ou un autre portant de prés ou de loin sur l’islam, tant mieux. C’est un gage de reconnaissance et d’intérêt. L’Islam doit se vivre dans la transparence et l’ouverture.. Je n’ai pour ma part d’engagement précis en termes de militantismes politiques ou religieux ( ce mot de militant ne me gêne pas tant qu’il est transparent !), il m’arrive de discuter avec, et Dieu merci, un panel assez large d’opinions de croyants, non croyant, sectaires, ouverts, limite racistes etc.. Et j’apprends beaucoup sur moi même, cela me pousse à articuler mes avis et mes idées de façon la plus intelligente et intelligible. Alors toutes ces discussions et autre polémiques ne me gêne pas, elle sont pour moi moteur.

Pour en venir à l’UOIF, c’est organisation, un projet humain qui a une génèse propre, une évolution et un destin à laquelle elle travaille et que le temps peaufine....

Il y’a d’autres organisations et chacune joue son jeu et alors, c’est la concurence des idées et de projets il faut simplement s’assurer et exiger de la transparence pour que toutes les idées soient audibles...

Les musulmans de France ou plus largement du monde sont à une époque d’inédits et d’éffervescence alors prenont par à cettte Histoire sans crispation ni attachement à des concepts cristallisés dans les plis de l’histoire. Il faut à nouveau s’attacher à les deconstruire âfin de se les ré-approprier et ainsi ils nous servent à mieux appréhender notre époque et ses remous..

Il faut se dire, et en particulier une communauté innédite comme celle des musulmans en France, que nous vivons une époque formidable...

Et en ça je rends grâce à Dieu de nous avoir mis dans une loge aussi pratique et confortable, musulmans en France, pour vivre et écouter le coeur des changements qui opèrent sous nos yeux...

Il faut rester cool....

Amlt à tous

13 décembre 2006

L’UOIF est-elle une organisation démocratique qui accepte plusieurs courant de pensée et leurs ouvre ses portes ?

On a l’impression qu’il s’agit d’une boîte hermétique. Si ce n’est pas le cas, alors effectivement, il ne suffit pas de critiquer mais de s’y investir pour y faire entendre sa voix (en cas de fonctionnement démocratique ça devrait être possible).

D’ailleurs, ça serait pas mal un fonctionnement démocratique aussi en France.

En ce qui concerne l’Islam, je ne vois pas pourquoi les liens avec l’étranger serait choquant ? Dans le délire islamophobe ça l’est mais sinon je ne vois pas (sarko et ségo font bien montre de pattes blanches à certains alors ?)

13 décembre 2006
Faouzi a dit :
Le collectif des musulmans de France a le mérite de ne s’être jamais compromis comme l’UOIF l’ a fait.
13 décembre 2006
Malo a dit :
"Le bla le bla" de celui qui s’apelle "Salem" n’a auncun interêt. C’est celui d’un épicier qui défend sa boutique UOIF.
13 décembre 2006
Rédouane a dit :

Je constate que les PRO-UOIF se sont bien gardés de répondre à cette question majeure : voir ci-dessous : Qui ne dit rien consent !

QUESTION : tous les pro-UOIF de ce forum qui agissent certainement en service commandée de leur direction, je voudrais seulement revenir sur une information profondément choquante que Vincent Geisser a rapporté dans son précédent texte je cite Vincent Geisser : « L’édiction d’une fatwa appelant au retour à l’ordre dans les banlieues, le lâchage de Tariq Ramadan devenu « gênant » - à la suite de la publication de son article sur les « nouveaux intellectuels communautaires »-, l’humanitarisme très prudent à propos de la Palestine, la collaboration sécuritaire dans l’éradication des courants salafis … »

N’étant pas moi-même Salaf, je suis même à l’opposé de ce courant, mais je voudrais que tous les pro-uoif nous disent ce qu’ils pensent qu’une association musulmane comme l’uoif collaborent avec les services de renseignement français pour balancer au Ministère de l’intérieur une liste d’imam salafis. Où est la fraternité musulmane dans cette collaboration. En quoi l’UOIF est au service des musulmans dans cette collaboration ?

Cette attitude de l’uoif est d’une grande gravité, rien ne saurait l’excuser, l’uoif a été bien au-delà de l’irréparable. C’est tout simplement honteux et choquant ! Que peut-on attendre d’une association musulmane qui fliquent les autres musulmans ?

J’aimerais que les pro-UOIF s’expliquent au sujet cette ignominie

13 décembre 2006
salam a dit :

Commentaire de Madani : "Je profite de ce forum pour vous faire part d’une information. Les dirigeants de l’UOIF sont en pannique suite aux articles de Vincent Geisser. Cette information m’ a été communiquée par un frère qui se trouve à l’intérieur même du cercle des dirigeants de l’UOIF qui sont fort mécontents, c’est le moins que l’on puisse dire ! "

Merci à Fox Mulder pour cette information de premier plan...Je ne vois pas de quoi il serai mécontent, cet article est fort intéressant et très utile. L’UOIF travail depuis longtemps sous les feux de la critique et cela l’aide à avancer. Ceux qui ne font rien ne risque pas la critique.

On le voit encore une fois l’UOIF fascine je penses que son travail depuis longtemps n’y est pas pour rien. Ce qui est intéressant c’est qu’on fait grief à l’UOIF de tous les maux qui touchent les musulmans de France, et en même tant on dit que cette structure ne représente rien, ne fait rien...

Mais au fait concernant la voile, les dossiers du culte musulmans....où sont les autres associations (Collectif des musulmans de France,...). On dira certainement qu’ils font un travail de fond ? Ces associations font fie de la diversités musulmanes de France et ne comprennent pas que sur beaucoup de dossiers il faut travailler avec tout le monde : Mosquée de Paris, FNMF, Tabligh,CIMG turc… On sait leur manque d’indépendance...mais "l’immigration 0" ça n’existe pas, il faudra donc faire aussi avec les musulmans venu d’ailleurs et qui continueront à venir d’ailleurs...

Il y a certainement un problème intergénérationnel, mais tout le monde en est responsable...

Je crois que les musulmans eux-mêmes font preuve de ce "complexe du CRIF ». Pas un problème de la communauté sans qu’on ne dise si on avait "un truc comme le CRIF" on serai respecté...n’est-ce pas...

Sachons prendre de la hauteur et vue de l’extérieur l’avenir n’est pas rose. Il faudrait enfin se rendre compte que ces divergences ne profitent à personnes et il faudra apprendre à travailler avec tout le monde...les bons, les moins bons, les musulmans venus du Bled, les musulmans venus d’ici, les femmes, les trentenaires, les quadragénaires...

13 décembre 2006
abstract a dit :

Ce qui devrait faire plaisir à l’UOIF, c’est que cette organisation fait parler d’elle. C’est tout de même le second article, sur le sujet, en peu de temps sur Oumma.com.

Pourquoi ne pas profiter de l’opportunité de ce qui est dis pour apporter des précisions ou des corrections ou tout simplement faire remonter les critiques pour qu’elles soient prise en compte si nécessaire par l’organisation ?

Après tout, il y a beaucoup de personnes qui prennent les analyses, avis et commentaires sur Oumma.com.

D’ailleurs, dans la communauté des visiteurs réguliers de ce site, on observe qu’il y en a pour tous les styles, je conseille juste à "Corrine de Paris" de s’intégrer au débat et de développer au delà de "berkkkk les musulmans" à chaque article.

13 décembre 2006
Redouane a dit :

A tous les pro-UOIF de ce forum qui agissent certainement en service commandée de leur direction, je voudrais seulement revenir sur une information profondément choquante que Vincent Geisser a rapporté dans son précédent texte je cite Vincent Geisser : « L’édiction d’une fatwa appelant au retour à l’ordre dans les banlieues, le lâchage de Tariq Ramadan devenu « gênant » - à la suite de la publication de son article sur les « nouveaux intellectuels communautaires »-, l’humanitarisme très prudent à propos de la Palestine, la collaboration sécuritaire dans l’éradication des courants salafis … »

N’étant pas moi-même Salaf, je suis même à l’opposé de ce courant, mais je voudrais que tous les pro-uoif nous disent ce qu’ils pensent qu’une association musulmane comme l’uoif collaborent avec les services de renseignement français pour balancer au Ministère de l’intérieur une liste d’imam salafis. Où est la fraternité musulmane dans cette collaboration. En quoi l’UOIF est au service des musulmans dans cette collaboration ?

Cette attitude de l’uoif est d’une grande gravité, rien ne saurait l’excuser, l’uoif a été bien au-delà de l’irréparable. C’est tout simplement honteux et choquant ! Que peut-on attendre d’une association musulmane qui fliquent les autres musulmans ?

J’aimerais que les pro-UOIF s’expliquent au sujet cette ignominie

13 décembre 2006
fsbg a dit :
Critiquer est une chose faire de la critique une manière d’agir ou de penser en est une autre. En agissant ainsi, on se définit par oppostion, on pense en niant l’autre.On finit donc par penser que critiquer c’est être puis ensuite que critiquer c’est agir. Soyons sérieux quelques instants ! La critique, si elle a un objectif noble, est un très bon outil de rectification des erreurs et d’évolution bénéfique. Elle doit être aussi légitime. Rien n’est plus formateur que le travail sur le terrain. Quiconque aura travaillé sur le terrain comprendra aisément que la critique des rats de bibliothèque est parfois insupportable. On peut toujours se donner bonne conscience en écrivant des articles qui dénoncent les gens qui essaient de travailler et qui font bien evidemment des erreurs. Mais la réalité est là pour rappeler à ces gens qu’ils sont en déphasage avec elle ! Enfin comme le dit l’adage "les chiens aboient, la caravane passent"
13 décembre 2006
Jean-Ri a dit :

C’est incroyable à quel point beaucoup de personnes n’ont rien compris à la demarche de V. Geisser à travers ce texte ( et merci M Geisser pour la cinglante et utile mise au point). On aurait dit une meute de loups tapissée derrière un ecran LCD prêt à se jetter la gueule ouverte sur le mot honni qui s’ecrit en 4 lettres : UOIF.

De la haine, du mepris, des attaques d’une rare bassesse et lacheté, tout y passe, tout l’arsenal du "musulman integre qui-sait-tout-mais ne-fait-rien", celui là même qui contribue chaque jour à la deliquescence de l’islam en france à travers des palabres inutiles, pueriles, ridicules et des comportements proches de la schyzophrenie ( les musulmans binaires : Un jour ils sont à "fond dedans", le lendemain ils s’octroient des ecarts pour satisfaire leurs basses pulsions).

Bref passons, on a là un panel tres representatif finalement de l’etat d’esprit desastreux de la communuaté musulmanne, toujours prête à se chercher querelle, mais toujours absente lors des grands rendez vous. Si l’UOIF agit, elle derange, si elle ne fait rien elle derange...Alors je paraphrase en disant : UOIF, Agit et Derange !

Personne n’oblige personne à suivre l’UOIF, au contraire, montrez nous CONCRETEMENT et pas entre 2 verres de thé et des cacahuètes, bien installé devant les images d’Al Djazira, ce que vous faites pour amliorer le sort des musulmans de France. Je crains fort qu’il n’y est pas grand chose, car c’est bien connu ce sont ceux qui parlent le plus qui en font le moins.

En tous les cas et pour terminer, je recommende chaudement une bonne relecture du texte original de M. Vincent Geisser, car j’ai pris un réel fou rire en lisant les messages hors contexte et hors propos des Addel, salah et compagnie, sans oublier la cerise sur le gros gateau, notre amie Corinne de Paris dont j’apprecie beaucoup la retenue derrière les quelques mots qu’elle a courageusement postée..Bonne nuit à tous, le soleil est deja levé depuis longtemps pour d’autres. Al hamdoulilah.

Un musulman qui n’appartient pas au cercle intime de l’UOIF, mais qui respecte le travail accompli.

13 décembre 2006
Rachid a dit :
merci vincent pour ta dernière précision, car tu l’as bien remarqué que certains usent de l’espace de débat pour détourner le débat. la dernière AG de l’UOIF a rappelé que l’UOIF est de façon normle peut être un sujet de critique, de dénigrement et d’insultes, de débat, de recherche et d’études et qu’il faut l’accpeter en tant que tel car cela montre bien que c’est une institution en mouvement et non immobile et qu’elle peut traversser des zones de turbulences. alimane59@free.fr
13 décembre 2006
Hocine a dit :
Je vous écris depuis Lille, nous sommes beaucoup de frères à nous interroger sur l’Union. Pour tout vous dire, nous avons pris nos distances et travaillons avec d’autres partenaires plus fiables qui assument leurs convictions.
13 décembre 2006
soraya a dit :
L’UOIF a sû se construire en dépit d’un climat lourd et abjecte créé par certains pseudo-intellectuels et des musulmans ignorants, qui ne daignent pas se renseigner sur le travail de l’uoif. Je n’ai pas de sympathie particulière pour eux, je n’aime pas notemment leur aspect élitiste, mais je sais apprécier, et, reconnaître le travail qu’ils font ! En somme, il faut se renseigner, au lieu de colporter des idées reçus !!
13 décembre 2006
Omar a dit :
Un texte de qualité ecrit par un chercheur courageux !
13 décembre 2006
Sadj a dit :
Merci Vincent Geisser pour ce texte pertinent. Je ne suis ni sympathisant, ni membre de l’uoif. Mais l’UOIF doit effectuer son autocritique, et renoncer à ses tentations hégémoniques. L’UOIF n’est qu’un courant de l’islam de FRANCE, de plus en plus minoritaire.
13 décembre 2006
Nasser a dit :

Quand Vincent Geisser affirme dans son post que l’UOIF je cite :" l’UOIF est l’une des rares organisations musulmanes autonomes, en ce sens qu’elle ne dépend d’aucun Etat étranger"

Faux, l’UOIF s’est construit grâce à des fonds étrangers venant de certains pays du Golf véhiculant un islam décalé par rapport au contexte de la société française.

Par ailleurs tous les fondateurs de l’UOIF, et les idéologues ont été formés à l’étranger ( pays d’origine) et non en France, contrairement aux "beurs", ajouter à cela que l’UOIF est l’émanation du courant Frères musulmans.

Il est difficile M. Geisser avec tout le respect que je vous dois, de dire que l’UOIF ne dépend pas de l’étranger alors que son historique, ses membres, son argent son idéologie viennent de l’étranger.

Le Cheikh Quaradawi, avant qu’il ne soit lâché par l’UOIF, était leur mentor. Le Cheikh a été pendant des années l’invité star de leur congrès au Bourget. L’UOIF est à mettre sur un même plan que la mosquée de Paris, la FNMF qui dépendent tous de l’étranger. La preuve le ministère de l’Intérieur a traité exclusivement avec tous ceux qui ont un fil à la patte pour mieux les instrumentaliser. Alors que les musulmans beurs ont été marginalisés.

L’UOIF est membre du Conseil supérieur de la fetwa, un conseil téléguidé par les frères musulmans depuis l’étranger

Que dire également des liens étroits qu’entretient l’UOIF avec certains conseillers du Roi Mohamed 6. Comment expliquez-vous que l’UOIF n’a jamais critiqué la monarche marocaine, monarchie tyranique et corrompue....

Autant d’élements qui démontrent les liens de l’UOIF avec l’étranger.

13 décembre 2006
Rabah a dit :
En tant que musulman, je ne sens en rien proche de l’islam prôné par l’UOIF qui considère la religion musulmane comme une recette que l’on doit appliquer à coup de fetwas. Cet islam rétrograde n’est pas le mien. De même que je trouve scandaleux la position de l’UOIF qui épouse les thèses néo conservatrice de Nicolas Sarkozy. L’UOIF est porteuse d’une idéologie conservatrice qui asservit l’individu au service d’un groupe que l’Uiof cherche à contrôler.
13 décembre 2006
Vincent Geisser a dit :
Réaction de l’auteur Vincent Geisser. Je n’aime pas prendre la parole après un article et préfère laisser aux lecteurs leur liberté d’interprétation du texte. Mais je dois avouer que certaines des réactions me surprennent un peu par leur virulence, y compris celles qui disent soutenir ma « position ». Mon article a une vocation analytique. Il vise à étudier la stratégie d’une organisation que je considère comme "une organisation comme les autres" et qui, de ce point de vue, doit pouvoir faire l’objet d’une critique inspirée des sciences sociales. A ce titre, je l’ai écrit en toutes lettres dans ma conclusion : l’UOIF est l’une des rares organisations musulmanes autonomes, en ce sens qu’elle ne dépend d’aucun Etat étranger, contrairement à d’autres fédérations musulmanes. Et je le répète : l’oeuvre des membres anonymes, des militants et des dirigeants de l’UOIF a incontestablement contribué à renforcer le processus d’émergence d’un islam français et surtout crédible, détaché des querelles de consulats et d’ambassades. C’est donc à l’honneur des dirigeants de l’UOIF de ne pas être devenus un « CRIF musulman » ou une « Mosquée de Paris-Alger bis », même s’il y a eu des tentations en ce sens, encouragées par certaines politiques français et des experts auprès du Ministère de l’Intérieur. Quant à la critique de certains laïcistes pseudo-révolutionnaires et légèrement islamophobes qui considèrent que je (Vincent Geisser) « s’est retourné » : je tiens à leur dire que les dirigeants de l’UOIF m’ont toujours invité en connaissance de cause : ils savent que j’ai toujours tenu « un discours libre » et connaissent très bien mon « franc parler ». L’UOIF n’est pas une organisation totalitaire et serait même plus démocratique dans son fonctionnement que certains mouvements prétendument "laïques" et "républicains". J’ai été encore invité au Bourget de 2006, alors que j’avais très largement critiqué la fameuse « fatwa des banlieues » et émis des sérieux doutes sur l’opportunité d’une « loi sur l’islamophobie ». C’est parce que je ne considère pas les « musulmans » de France comme une « tribu » et encore moins l’UOIF comme une organisation tribale que j’ai autorisé omma.com a publié cette série d’articles, parue dans une version légèrement différente dans le numéro 57 de Confluences Méditerranée sur les Musulmans de France dirigé par Amel Boubekeur et Abderrahim Lamchichi. Que cet article puisse être, je l’espère, une contribution scientifique modeste au débat démocratique et citoyen qui traverse aujourd’hui le paysage islamique français, au-delà des multiples manipulations sécuritaires. Fraternellement. Vincent Geisser
13 décembre 2006
KARIM a dit :

LA CRITIQUE A L’ENDROIT DES MUSULMANS EST NECESSAIRE ET SALVATRICE. AU NOM DE QUOI DEVONS-NOUS NOUS MONTRER INDULGENT DEVANT CEUX QUI ABUSENT DE LA CONFIANCE DES AUTRES MUSULMANS.

L’UOIF DOIT COMPRENDRE ET ACCEPTER LA CRITIQUE, C’EST LE PRIX DE LA DÉMOCRATIE QUI SEMBLE FAIRE DÉFAUT À L’UOIF

13 décembre 2006
Corinne de Paris a dit :

Sacré virage de Vincent Geisser, l’invité obligé de chaque rassemblement annuel au Bourget de l’UOIF.

Le temps est une force, il suffit d’attendre le jour où il dénoncera les musulmans et l’islam comme il le fait aujourdh’ui contre l’UOIF, patiennce !!!

13 décembre 2006
Kaddour a dit :
Le malheur des musulmans n’est pas de voir des musulmans critiquer d’autres musulmans, le "malheur" des musulmans de France est d’avoir des instances musulmanes incompétentes, et l’uoif est à ce titre une parfaite incarnation.
13 décembre 2006
ahmed a dit :
de la part de votre frère Ahmed je trouve agasson qu’à chaque fois quand on critique l’uoif il ya des musulman qui frotte les mains c’est notre malheur que savez vous du travail de terrain est cela donne raison à notre Prophète que la paix et le salut soit sur lui celui qui ne fait rien veut que les autres font de même en plus ilya certains qui aiment apploudir ceux qui minimise les musulmans et ils sont fascinés soit disant des cherheurs de la vérité
13 décembre 2006
Madani a dit :
Je profite de ce forum pour vous faire part d’une information. Les dirigeants de l’UOIF sont en pannique suite aux articles de Vincent Geisser. Cette information m’ a été communiquée par un frère qui se trouve à l’intérieur même du cercle des dirigeants de l’UOIF qui sont fort mécontents, c’est le moins que l’on puisse dire !
13 décembre 2006
Djilali a dit :
Rachid, je sais qui tu es. C’est normal en tant que membre de l’UOIF, tu défends ta chapelle. Sois objectif et reconnaît que l’UOIF n ’ a plus guère de crédit, soit un peu honnête mon frère et acceptes le débat.
13 décembre 2006
Farid a dit :
J’ai quitté l’UOIF, car je n’étais plus en accord avec la politique menée par les responsables. Beaucoup de frères sont partis, et ceux qui restent le font malheureusement pour des raisons alimentaires. Je n’en veux pas à ces frères, mais l’UOIF doit savoir que rares que nous sommes nombreux à voir rompu définitivement.
13 décembre 2006
Rachid a dit :
Ce second article semble être un moyen afin que vincent ratrappe sa gafe du premier. Dans cet article il redevient un peu chercheur par rapport au premier où il ressemblait plus un vulgaire journaliste. Les crtiques et les avis de vincent ne pouront être que bénéfiques à une institution qui se respecte et nous n’avons aucun complexe à les entendre au contraire nous en avons besoin, il y a seuleument un point que vincent semble oublier ou ne pas comprendre c’est qu’un musulman de part sa foi cherche à agir pour le bien afin de plaire au divin et donc d’accomplir un devoir religieu au même titre que la priere ou autres rites. Il ne sagit ni de firme ni de volonte d’hégémonie, il sagit tout simplement d’être au service des musulmans tout en cherchant la cohesion sociale de l France et le faire de manière moderne. Quand à ceux qui profitent de ce forum pour nuire et détourner la reflexions doivent savoir qu’il ya de moins en moins de gens dupes.
13 décembre 2006
Souad a dit :
Bravo Vincent Geisser qui a su démontrer dans cet article la véritable posture de l’UOIF, je dirais même une imposture.
13 décembre 2006
Fatou a dit :
Toujours aussi pertinent le chercheur Geisser. J’apprécie ses écrits, qui changent des discours simplistes et généralisants sur les musulmans. Cela dit, j’ai un grand respect pour les membres de l’UOIF, pour ce qu’ils ont fait et continuent de faire pour l’intérêt de la communauté. Je préfère mettre en avant leurs réalisations remarquables plutôt que leurs maladresses. Ne dit-on pas que l’erreur est humaine ?
13 décembre 2006
Mourad a dit :
Je ne souviens de cette rencontre entre le CRIF et l ’UOIF. Le préalable à cette rencontre consistait pour l’UOIF à abandonner leur soutien à la cause palestinienne, ce qui fut fait sans délai par les responsables de l’UOIF. Aujourd’hui l’UOIF a perdu sur tous les tableaux, SARKOZY les a privisoirement lâchés, le CRIF n’ a que faire des barbus de l’UOIF, et les musulmans de FRANCE sont totalement scandalisés par l’aplaventrisme de l’UOIF.
13 décembre 2006
Salah a dit :
Le dénomé "Salem" qui a envoyé son post est un militant de l’UOIF. Toute le monde a reconnu le discours bien huilé de l’UOIF, qui ne discute jamais du fond. L’UOIF préfère botter en touche en tentant de discréditer ceux qui oseraient dénoncer leur incompétence et leur incurie. Minable réaction qui confirme bien que l’uoif n’est pas à la hauteur des enjeux.
13 décembre 2006
Addle a dit :
La tentation "hégémonique" de l’UOIF ne relève pas d’une volonté de "rayonner", cette tentation est conforme à l’esprit intolérant du courant des frères musulmans dont l’UOIF est le représentant en France. L’UOIF estime qu’elle incarne une légitimité religieuse que les autres musulmans n’ont pas. C’est pourquoi l’UOIF dénigre tous les musulmans qui ne pensent pas comme eux. L’UOIF est priosonnière d’une schéma de pensée frères musulmans, ce qui explique l’échec de l’UOIF qui s’est cru au Maroc, en Egypte, ALORS que les musulmans français sont libres et citoyens, ils n’ont pas à s’accomoder des frères musulmans de l’UOIF et de leur dogme rigide.
13 décembre 2006
Farouk a dit :
L’UOIF est une bande d’amateurs ridicules, L’UOIF qui veut jouer au CRIF est loin d’avoir l’influence du CRIF. L’ UOIF ne parvient même pas parvenu à inviter le sous adjoint du maire d’une petite ville de province, lors de son dernier congrés. L’UOIF n’a aucune influence, son tout petit pouvoir, si miniscule se limite à certaines mosquées qu’elles contrôlent d’une main de fer.
13 décembre 2006
Salem a dit :

Salam Aleikoum, Bonjour,

Avant de critiquer l’UOIF que chacun balaie devant sa porte, c’est pas tres joli a voir parfois.

Sinon qui empeche ceux qui critique l’UOIF de se lancer eux même dans un travail islamique pour le "bien " de la communauté ? Il y a de la place pour tout le monde, pour peu que les critiqueurs/censeurs aient autant d’energie et d’abnegation pour "travailler"

La critique est facile. Ô certes l’UOIF est criticable, je la critique quand j’estime qu’elle a commis des erreurs, elle en commet, à son corps defendant, mais il n’y a que ceux qui ne font rien qui ne se trompent jamais...

Et sur les forums de discussions je lis que notre communauté regorge de talents, de "penseurs", d’"analystes",etc...Mais ne sont ils que virtuels ? En tout cas on ne les voit et ne les entend nulle part...L’UOIF a le merite d’occuper un champ mediatique

M Geisser, que j’apprecie beaucoup peut utiliser un tel discours sur l’UOIF, il a de la matiere, mais profiter de son texte pour vider une enieme fois son rejet primaire de l’UOIF me fait doucement rire...

13 décembre 2006
Lounis a dit :
L’UOIF s’est totalement disqualifiée, les musulmans ont compris le peu jeu pratiqué par l’UOIF. L’ UOIF doit s’excuser auprès des musulmans.
13 décembre 2006
Hassan le Caennais a dit :

C’est bien Vincent ! C’est un coup de maître ! Venir assoire une ligitimité en profitant des participants du Bourget réunis car intéressées par le travail de l’UOIF.

Se le faire remarquer par vos maîtres, et réagir, tantôt par des textes pseudo-analytiques, tatôt par par des jugements à l’emporte-pièce. Ce dont je me réjouis, c’est que je ne me suis jamais laissée avoir par votre discours populiste drapé derrière une légitimité universitaire ! Merci de confirmer ce que j’ai toujours pensé de vous ; Un chercheur de lumière, malheureusemnt....lumière des caméras ! Réaction : L’indigène accepte de gommer des versets coraniques de sa pratique cultuelle, ça n’a jamais été le cas de l’uoif, et celui dont le profit prévaut... cherchez du côté des associations qui volent les musulmans en apposant des estamplilles halal bidons... Quant au besoin d’avoir une autonomie financière, ceci en dérange plus d’un, et parmi les adeptes de l’islam de France.....

13 décembre 2006
fsbg a dit :
Cette réthorique de critique perpétuelle, incéssante de la principale association musulmane qui n’est sous le joug d’aucun gouvernement est très dangereuse pour les musulmans français. Elle vise à discréditer la seule association musulmane française pour les français. Qu est-ce que je propose ? Que fais-je au quotidien pour faciliter la vie des musulmans ? Ce sont à ses autocritiques qu’il faut répondre avant de laver sa conscience en s’acharnant sur l’UOIF. Quant à Vincent Geisser, peut-être surfe-t-il sur cette vague générale de la critique de l’UOIF ?! Il va falloir un jour prendre ses responsabilités, et se mettre à travailler sincèrement en la mettant un peu en sourdine. A bon entendeur salem.
13 décembre 2006
Salam a dit :

Salam, comme souvent on avance des élements méconnus. Il faudrait se rapprocher des Mosquées en construction ou construites de l’UOIF pour voir s’il y a autant d’argent que cela. Il faudrai se renseigner nottement sur l’IESH de Chateau Chinon pour voir que la réalité est tout autre...

La critique est excellente lorsqu’elle est argumenté, si l’on veut éviter de tomber dans les travers dont se plaignent à juste titre les musulmans et les non musulmans : la stigmatisation et les a prioris.

D’ailleurs ces analyses toutes faites illustrent bien les propos de V. GEISSER : "En somme, l’UOIF fascine les esprits français qui sont, tantôt agacés, tantôt admiratifs, mais rarement indifférents à la success story"

13 décembre 2006

Ah Pour critiquer c’est tres facile, vous ne savez rien du travail de fond que l’uoif et tous ses membres à travers la France fournit. Et Dieu sait que nous sommes de nombreux frères et soeurs à nous engager auprès de l’uoif afin d’apporter notre modeste contribution à la construction de l’islam de France. Quelle calomnie grotesque de parler d’elle en terme de firme qui pense au profit ainsi que d’argent qui circule... Qu’Allah agrée tous leurs efforts.

Au nom de tous les membres de l’UOIF

13 décembre 2006
Djamel a dit :
Geisser a raison de parler de firme islamique, car au sein de l’UOIF beaucoup d’argent circule, l’UOIF est devenu une entreprise qui pense au profit , et non une fédération musulmane qui défend les musulmans.
13 décembre 2006
Masse a dit :
L’UOIF a des complexes avec tout le monde, le complexe de l’indigène qui veut plaire au pouvoir

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