Le débat philosophique en Islam

Au sommaire d’OummaTV, Nidhal Guessoum revient sur la grande tradition du débat philosophique en Islam. Auteur de « Réconcilier l’Islam et la Science Moderne. l’esprit d’Averroes » aux éditions Presses de la Renaissance, Nidhal Guessoum a travaillé au Goddard Space Flight Center de la Nasa (Etats-Unis), il est actuellement professeur à l’Université Américaine de Sharjah (Emirats Arabes Unis).

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Vendredi 30 Juillet 2010
Le débat philosophique en Islam
6 septembre 2009

Au sommaire d’OummaTV, Nidhal Guessoum revient sur la grande tradition du débat philosophique en Islam. Auteur de « Réconcilier l’Islam et la Science Moderne. l’esprit d’Averroes » aux éditions Presses de la Renaissance, Nidhal Guessoum a travaillé au Goddard Space Flight Center de la Nasa (Etats-Unis), il est actuellement professeur à l’Université Américaine de Sharjah (Emirats Arabes Unis).

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Nidhal Guessoum

Astrophysicien, a travaillé au Goddard Space Flight Center de la Nasa. Auteur avec Jamal Mimouni du livre « Histoire du Cosmos » édité en langue arabe, est actuellement professeur à l’Université Américaine de Sharjah (Emirats Arabes Unis).

Du même auteur, à lire sur oumma.com :

Vos réactions et commentaires sur cet article : Le débat philosophique en Islam

12 septembre 2009
Aldébaran a dit :

Un : partout l’homme a inventé des dieux pour se protéger et expliquer ce qu’il ne comprend pas encore.

Deux : ces Dieux ayant été inventés répondent aux attentes de leurs créateurs. (Certains dieux ont même un visage humain ou un sexe, ou ne sont connus que là où vivent leurs créateurs...)

Trois : en l’absence de preuves sur l’existence d’un monde après la mort, il est plus prudent de profiter de la vie ici-bas, la seule qui soit prouvée.

9 septembre 2009
sahmouma a dit :

Vous vous trompez Ryad lorsque vous considérez la philosophie comme un égarement. vous parlez d’une chose sans la connaitre, la philosophie est une activité rationnelle, elle ne méne pas forcément vers des idéologies athées, si vous pensez cela alors dans ce cas toute activité rationnelle (sciences dures et sciences humaines) doit être rejeté par le musulman au risque de le mener vers des conclusions athées ou hérétiques , je ne sais pas si vous vous rendez compte mais c’est une véritable exhortation à l’ignorance que vous nous faites là. Sachez que c’est en diabolisant ainsi la raison ( car vous ne comprenez pas qu’il faut differencier la raison en tant que bienfait de l’usage que l’on en fait) que vous encourager les musulmans à s’empêtrer dans leur ignorance et leur retard technologique.

Vous opposez raison et révélation alors que cette opposition n’existe pas, une raison bien mené mène vers la révélation et vice versa. Si vous pensez que la révélation doit mettre de coté la raison alors vous la rabaisser car vous faites de la révélation un message qui s’adresse aux idiots, or la révélation est tout sauf cela.

9 septembre 2009
moujàhid a dit :
A Riadh : la philosophie est d’abord ( et c’est sa définition)amour de la sagesse.Qui ose refuser la sagesse ? et puis le prophète a parlé de la sagesse( el hikma), en disant que le croyant doit la prendre là où il la trouve.la philosophie n’est pas synonyme d’athéisme.Si on suit ta logique le prophète n’ a pas connu non plus l’astronomie , les maths, la chimie...faut-il pour celà les abandonner ? Allah yahdik.
8 septembre 2009
Ryad a dit :

Salam aleykoum,

le débat philosophique n’a jamais été un acte fait ou approuvé par le prophète (paix et salut sur lui)Le prophète (paix et salut sur lui) a apporté un message qui n’était pas celui des philosophes et qui s’y opposait fortement à tout niveau. Lorsque ces philosophes adoraient les étoiles et tout autre création de Dieu, les musulmans adorent le Créateur. Certains philosophes se mettent même à adorer ce qu’ils appellent la raison en la faisant prévaloir sur la Révélation de Dieu. La philosophie est de nos jours un mal important provoquant une grande hérésie parmi les musulmans dans le sens où elle souhaite mettre au même niveau la pensée hérétique des philosophes avec la pensée musulmane. Il ne faut pas tout mélanger sous peine de s’égarer énormément. De nombreux penseurs musulmans se sont repentis a la fin de leur vie de s’être plongé dans la philosophie en se rendant que leur compréhension de l’Islam s’était complètement détérioré au contact de la pensée philosophique qui approuve tout et son contraire, qui ne donne aucune orientation basée sur un preuve véritable contrairement au Coran et a la Sunna. Et Dieu est plus Savant

7 septembre 2009
avicennes a dit :

Croyants et Athés sont dans le même bateau qui va sur l’eau.... Jusqu’à aujourd’hui personne n’est revenu de l’au-delà pour nous renseigner...

Alors mes frères (et mes soeurs) soyons dans le DOUTE et soyons tous et toutes agnostiques en attendant.

Et notre voisin humain devrait avoir plus de valeur à nos yeux qu’un hypothétique Dieu, au nom duquel des horreurs sont commises sur cette terre à chaque instant.

Alors aimons ce voisin (et cette voisine) ici et maintenant.

7 septembre 2009
Shanez a dit :
A ICO : "Les faits montrent que plus les gens ont de bonnes facultés intellectuelles et moins ils sont croyants. N’aurait-il pas été plus judicieux que Dieu attribue aux hommes un cerveau moins évolué." Vous généralisez un peu...et faites une confusion entre les gens intelligents et les gens lettrés. Cependant il est vrai que plus les gens sont lettrés plus ils doutent de l’éxistence de Dieu. Ce serait ce parce qu’ils sont imbus d’eux mêmes et qu’ils pensent que croire en ce que croient ceux qui n’ont pas eux la chance d’aller à l’école, les rabaissent ????
6 septembre 2009
A.R. Rahman a dit :

@ICO : Dieu s’adresse à toutes les intelligences, et je n’ajouterais rien si ce n’est une parabole coranique, à méditer :

"Il fait descendre du ciel de l’eau qui coule dans les vallées à la mesure de leur capacité, et le courant charrie l’écume qui surnage, à l’image du laitier qui se dégage de la fonte des métaux dont on fabrique bijoux et ustensiles. Dieu use de cette image pour bien établir la différence qu’il y a entre le Vrai et le faux, car l’écume inconsistante s’en va au rebut, tandis que ce qui est utile aux hommes se dépose sur le terrain. Ainsi, Dieu propose des paraboles utiles." (xiii, 17)

6 septembre 2009
Mehdi a dit :
Merci pour ces éclaircissements ! L’ouvrage Fasl al maqal d’Avérroès n’a pas été cité mais ait vraiment d’un bonne qualité ! Bonne intervention concernant l’histoire de la philosophie musulmane, vivement la prochaine ! Ma’a Salam !
6 septembre 2009
sahmouma a dit :

@ICO

Votre raisonnement est faux. Je schématise mais il y’a trois catégories de personnes :
- Les ignorants : évitent de se poser des questions ou préferent les refouler, ils sont souvent crédules et influencables.
- Les demi-habiles : se posent les bonnes questions mais ne vont pas au fond des choses, ils sont critiques mais trés influencables, dès que un semblant de réponses rationelles se présentent à eux , il y adhérent sans réelle réflexion critique.
- les habiles : se posent les bonnes questions, saisissent que les réponses sont complexes et étudient la question jusqu’au bout, ils sont critiques et peu influencable vis à vis de la pensée politiquement correcte.

Je ne blame aucune des catégories mais voici la réalité : Les ignorants adhérent aux religions naivement, les demi-habiles sont critiques vis à vis de la religion (beaucoup d’apostats font partie de cette catégorie) et s’accrochent à tout ce qui a un semblant de rationnalité, les habiles plus rares que les deux catégories précedentes sont critiques vis à vis de toutes les idéologies car ils cherchent la Vérité objectivement en évitant d’être influencés.

Bref tout cela pour dire que l’idéologie athée reposant sur le matérialisme et hasard est trés répandue, elle influence beaucoup les dermi-habiles qui se posent des questions sur la religion sans chercher à étudier le credo matérialiste sérieusement car s’ils le fesaient, ils se rendraient vite compte que elle a ses failles et que contrairement à ce que on tente de nous faire gober, elle n’est pas plus scientifique que la conception mécaniste du monde qui elle fait intervenir l’existence d’un Etre transcendant et qui permet de credibiliser la religion. Voilà donc tout le monde gagnerait à se débarasser des préjugés puèrils que a clamé ICO (les gens intelligents forcément s’éloignent de la religion et je passe le blabla idiot sur Dieu..) pour débattre intelligemment et philosopher vraiment afin d’atteindre un pan de la subtile Vérité.

6 septembre 2009
Mouhib a dit :

Au (ou à la) respectable ICO,

Je ne partage pas votre avis pour les raisons suivantes :

Encore et toujours à la lumière du Coran :

Allah, dans le plus authentique des discours, nous parle souvent de la corrélation positive entre l’intelligence et la Vérité :

"Et quand on leur dit : ‹Croyez comme les gens ont cru›, ils disent : ‹Croirons-nous comme ont cru les faibles d’esprit ?› Certes, ce sont eux les véritables faibles d’esprit, mais ils ne le savent pas." (Albaqara, 13)

"Qui donc aura en aversion la religion d’Abraham, sinon celui qui sème son âme dans la sottise ? Car très certainement Nous l’avons choisi en ce monde ; et, dans l’au-delà, il est certes du nombre des gens de bien." (Al baqara, 130)

Et beaucoup d’autres versets comme "mais la plupart d’entre eux ne savent pas"...

Maintenant j’ai essayé de comprendre ce qui vous a poussé à dire cela :

Si vous avez remarqué autour de vous des musulmans qui ne font pas preuve d’intelligence eh bien sachez qu’ils sont seuls responsables de ce manque. De même si un médecin fait une erreur dans l’opération, on ne blâmera pas la médecine, mais ce médecin. La médecine est innocente.

Et si vous avez remarqué un manque d’esprit critique et un excès d’esprit superstitieux dans la communauté musulmane, eh bien sachez encore une fois que ce n’est pas dû à l’excès d’intelligence, mais à notre ignorance. "En vérité, Allah ne modifie point l’état d’un peuple, tant que les [individus qui le composent] ne modifient pas ce que est en eux-mêmes." (Arra’ad, 11).

Et si vous avez constaté que des sociétés athées connaissent un développement matériel ou "scientifique" plus avancé, eh bien sachez qu’elles ont dû méditer intelligemment sur les causes de ce développement. Elles n’ont fait que respecter les lois de la nature ("sunane" Allah dans l’univers) crées par Allah. De la même manière que j’ai entendu parler d’un grand neurologue qui adore les vaches en Inde. Que voulez vous que je vous dise. Il a étudié pour cela. Il a cherché les causes de la réussite dans ce domaine, il l’a eu. Allah n’est pas injuste. Mais cela ne veut absolument pas dire qu’Allah est satisfait d’eux. Allah agrée ses serviteurs par leur piété, non pas par la richesse matérielle. Celle ci n’est qu’une épreuve pour les uns et préparation à une grande sanction ultérieure pour d’autres. Certes, le stratagème d’Allah est solide.

Sachez qu’Allah dit :

"Dis : ‹Sont-ils égaux, ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ?› Seuls les doués d’intelligence se rappellent. " (Azumar, 9)

Donc si des athées connaissent un développement "scientifique" plus avancés, eh bien ils ont cherché les causes de ce développement. Des causes crées par Allah.

PS : je mets scientifique entre guillemets car je n’aime pas cette fausse opposition théologie/science. Ni même leurs distinction (en ce sens je diverge avec le frère Nidhal Guessoum). Il n’y a qu’à lire le coran, il est question de "science", de "savoir". Donc théologie=science. C’est juste que la "science moderne" a ses domaines propres qu’elles développe et que le coran ne développe pas. Le coran ne se veut pas être uniquement un traité de la nature ou du corps humain.

Et si l’on devait mesurer les degrés de scientificité de la "science" et de la théologie, eh bien la théologie est plus scientifique que la science. Pourquoi ?

Tout simplement car pour ceux qui ont étudié la science expérimentale par exemple, ils ont du remarqué qu’elle procède par conjecture et hypothèses...c’est à dire souvent par tâtonnement jusqu’à ce que les hypothèses soient vérifiées après de multiples observations et expériences. Et au final, ouf ! "Euréka !"

Tel n’est pas le cas pour notre religion, je l’ai déjà souligné, de plus elle ne contient aucune contradiction :

"Ne méditent-ils donc pas sur le Coran ? S’il provenait d’un autre qu’Allah, ils y trouveraient certes maintes contradictions !" (Annisa, 82).

Donc la science par excellence, l’intelligence par excellence est l’Islam.

Salam Mouhib

6 septembre 2009
A.R. Rahman a dit :

Je trouve injuste d’accuser (même implicitement) al-Ghazalî de la "dérive" de l’intelligence des musulmans ; il a, comme Immanuel Kant qui empêcha toute prétention à la connaissance du noumène, non pas critiqué "la" philosophie, dont il était imbu par l’étude et aussi par le fait qu’il favorisait l’usage de la logique dans le fîqh (qui, dans la classification aristotélicienne, fait partie intégrante de la philosophie), mais seulement les conclusions métaphysiques de certains penseurs. Olivier Leaman l’a très bien montré ; et c’est là ma critique personnelle : beaucoup répètent ce qui est maintenant devenue une "litanie orientaliste", et jettent sans vergogne tous les malheurs de la `oummâ sur le dos du pauvre penseur sans, pourtant, assister aux développements récents dans l’étude de l’histoire philosophie (et scientifique, en passant) de l’islâm.

Henry Corbin a très bien dit quand il signalait qu’en Perse safavide (mais non limité à cette région géographique, juste que c’était une préférence de notre thomiste), les penseurs n’avaient même pas prit en compte "al-Ghazalî le philosophe" mais, plutôt, et ce à la suite de la très grande majorité des musulmans, le al-Ghazalî qui a écrit l’extra-ordinaire "Ihya ulûm al-dîn." S.H. Nasr, et tous les historiens quelque peu sérieux, sont maintenant d’avis que la critique d’al-Ghazalî, comme précisé, ne portait pas sur "la" philosophie mais sur l’école péripatétique arabe, et là, en effet, il ne pouvait s’empêcher de donner quelques leçons à al-Farabî, Ibn Sîna ou notre juriste andalous... pour donner naissance à la `irfân en Iran, sagesse toujours vivante de nos jours même au pays de Ferdowsî.

Mais, je l’ai dis précédemment, et S.H. Nasr le souligne explicitement (il "critique" même H. Corbin pour ne pas souliger le fait), nous n’avons pas encore un point de vue global sur la situation philosophique en empire Ottoman, ou dans l’Inde moghole, pour pouvoir nous exprimer correctement comme nous le faisons concernant la Perse ; aussi, dans le cas de l’Inde, il serait, par exemple, intéressant d’étudier Abdûl Karîm Jaunpurî (m. 1787) qui écrit une réfutation du "Novum Organum" de Francis Bacon, ou les commentaires sur les ouvrages du génie d’Iran, Mullâ Sadra, introduit en Inde par Abdul Hakîm Sialkotî (Annemarie Schimmel) et dont, encore un S.H. Nasr, nous dit qu’il a trouvé sur ce dernier plus de commentaires à Rampur que dans les bibliothèques iraniennes ( !) D’ailleurs, l’auteur, dont le livre m’a l’air assez intéressant, fait bien de préciser que le débat avait continué dans justement l’empire Ottoman.

En somme, quand mourrait Ibn Rûshd, nous avions des Suhrawardi et des Ibn`Arabî qui naissaient ; ce n’est pas la pensée philosophique en Islâm qui est morte, mais "une" école de philosophie. Nous ne sommes plus à l’époque de la "The History of Philosophy in Islam" de T.J. de Boer, publié en... 1903 et qui restait une référence ( !) dans les universités d’Inde et du Pakistan jusqu’aux années ’70 (jusqu’à la sortie de "A History of Muslim Philosophy" sous la direction de M.M. Sharif), et qui stipulait que du "désert intellectuel" ne saurait sorti qu’un Ibn Khaldûn, et puis un sempiternel sommeil... par contre, j’attends avec impatience la prochaine vidéo qui aborderait ces débats intéressants au vingtième siècle.

Aussi, en complément, sur la question (un peu de publicité) :

Sur le "déclin" de la "civilisation" islamique

Et aussi (et toujours ? Accusez son érudition) S.H. Nasr qui, dans la note 23 du chapitre 13 du livre "Islamic Philosophy from its Origin to the Present" (2006), parle - de manière concise - des commentaires indiens sur Mullâ Sadrâ (je laisse aussi les repères bibliographiques, pour les bienheureux locuteurs du trésor de littérature qu’est le Farsî) :

The full extent of the influence of Mulla Sadra in India has not as yet been studied. Over four decades ago when I visited some of the major libraries of India specifically in order to study manuscripts of Mulla Sadra, I was amazed at the number of manuscripts of his works in such places as the Rampur and Khudabakhsh Libraries. Among them the number of manuscripts of the Kitab al-hidayah and the very large number of commentaries and glosses written upon it (much more than in Persia itself) was truly amazing. See Akbar Thubt, “Sharh-i hidaya-yi Mulla Sadra dar Hind,” in Kheradnameh-yi Sadra, vol. 1, no. 3, March 1996, pp. 100–07 ; and “Mulla Sadra dar Hindustan,” in S. H. Nasr, Ma‘arif-i islam dar jahan-i mu‘asir (Tehran, Shirkat-i Kitabha-yi Jibi, 1348 [A.H. solar]), pp. 123–1323.

6 septembre 2009
ICO a dit :

" Mais cela nous nous empêche pas d’avoir un esprit critique grâce à nos facultés intellectuelles qu’Allah nous a données : "

Les faits montrent que plus les gens ont de bonnes facultés intellectuelles et moins ils sont croyants. N’aurait-il pas été plus judicieux que Dieu attribue aux hommes un cerveau moins évolué ... un plus grand nombre aurait cru.

.

6 septembre 2009
Omar a dit :
salam , je suis ravi de cette video mais pas assez longue pour bien traiter ce thème. Les questions qui sont posés sont ceux qui sont très doués,peu de gens tente de traiter des questions qui sont dans le doute chez les individus qui se posent des questions , et qui ne trouvent pas de réponses dans leur pratique général de la religion,mais aussi de l’environnement de cet indivu. Les rencontres, les conférences, les vidéos peuvent etre l’occasion de réfléxion de gens impliqué. merci encore.
6 septembre 2009
Rachid Zani a dit :
Autrement dit M.Guessoum ,il est de bon ton de se poser des questions à tout le moins essentielles qui tendent à s’émerveiller du Divin en outrepassant les certitudes par la pensée que le renouvellement étend vers son Miracle.
6 septembre 2009
abdel a dit :
Je pense que le grand fossoyeur de l’esprit et de la pensée hellénistiques pendant la civilisation arabo-musulmane est Ibn Taymiya et non Al Ghazali quoique ce dernier eut manifesté une certaine répulsion pour la philosophie
5 septembre 2009
Mouhib a dit :

Salamo’alaykoum wa rahmatollah wa barakatoh,

J’ai surtout apprécié la fin de l’intervention où le frère appel à l’esprit critique. Il faut savoir que c’est cet esprit qui est défendu dans le coran, notre religion est en effet une religion de preuves :

"Et la plupart d’entre eux ne suivent que des conjectures. Mais, la conjecture ne sert à rien contre la Vérité ! Allah sait parfaitement ce qu’ils font" (Yunnus, 36)

"Ce ne sont que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres. Allah n’a fait descendre aucune preuve à leur sujet. Ils ne suivent que la conjecture et les passions de (leurs) âmes, alors que la guidée leur est venue de leur Seigneur" (Annajm, 23)

"Et ils ont dit : "Nul n’entrera au Paradis que juifs et chrétiens". Voilà leurs chimères -Dis : "Donnez votre preuve, si vous êtes véridiques" (Albaqara, 111)

Et becoup d’autres versets...

Maintenant je dis à ceux qui suivent les propos des anciens, tout simplement car ils sont anciens ou ancêtres (dans notre communauté) :

"Et quand on leur dit : "Suivez ce qu’Allah a fait descendre", ils disent : "non, mais nous suivons les coutumes de nos ancêtres" - quoi ! et si leurs ancêtres n’avaient rien raisonné et s’ils n’avaient pas été dans la bonne direction ?" (Albaqara, 170)

Cela ne veut pas dire qu’on doit faire les arrogants devant ceux qui en savent plus que nous car Allah nous dit :

"Demandez donc aux gens du rappel si vous ne savez pas" (Annahl, 43)

Donc ceux qui ont la science n’ont pas le même degré que ceux qui n’en ont pas.

Mais cela nous nous empêche pas d’avoir un esprit critique grâce à nos facultés intellectuelles qu’Allah nous a données :

"qui prêtent l’oreille à la Parole, puis suivent ce qu’elle contient de meilleur. Ce sont ceux-là qu’Allah a guidés et ce sont eux les doués d’intelligence !" (azumar, 18)

Par ailleurs c’est aussi une réponse à ces philosophes qui nous mentent à coup de fausses dichotomies, fausses oppositions :

Théologie/science, foi/raison croyance/connaissance, etc.

Eh bien, tel n’est pas le cas pour l’Islam. Wal hamdolillah !

Salam Mouhib

5 septembre 2009
sahmouma a dit :

salam alaykoum,

C’est assez injuste de mettre sur le dos de Al ghazali, la sclérose intellectuelle que connut ensuite le monde musulman. Ghazali ne s’est jamais opposé à la philosophie en soi, il s’est opposé aux thèses philosophiques de Farabi et Ibn sina. On lui fait le même procés d’intention que l’on a pu faire à Kant par exemple lorsque on l’accusa de encourager l’abandon de la métaphysique, ce qui ne fut aucunement le cas. Je considére la pensée de ghazali comme essentielle pour le monde musulman, il nous rappelle que le coeur, l’intuition (au sens Pascalien) accompagne et oriente la raison. C’est d’ailleurs pour cette raison que Dieu dit dans le coran qu’Il voile le coeur de ceux qui ne veulent plus croire en lui plutôt que dire qu’Il voile la raison de telle manière qu’elle ne Le reconnaisse plus. Eh oui c’est le coeur qui permet à la raison de voir Dieu et de raisonner comme il faut. Le monde musulman doit conserver cette idée de lien étroit entre coeur et raison. Cela dit, si ghazali ne s’oppose pas à la philosophie en tant que science, là où il se trompe c’est lorsqu’il met une limite à la pensée philosophique en l’enfermant et la réduisant à ce qu’il considère comme orthodoxe. Or la pensée ne doit pas se mettre de limite, il faut pouvoir raisonner librement. Ibn roshd a donc bien fait de reprendre Ghazali.

5 septembre 2009
i l’impression que l’on fai a dit :

salam alaykoum,

C’est assez injuste de mettre sur le dos de Al ghazali, la sclérose intellectuelle que connut ensuite le monde musulman. Ghazali ne s’est jamais opposé à la philosophie en soi, il s’est opposé aux thèses philosophiques de Farabi et Ibn sina. On lui fait le même procés d’intention que l’on a pu faire à Kant par exemple lorsque on l’accusa de encourager l’abandon de la métaphysique, ce qui ne fut aucunement le cas. Je considére la pensée de ghazali comme essentielle pour le monde musulman, il nous rappelle que le coeur, l’intuition (au sens Pascalien) accompagne et oriente la raison. C’est d’ailleurs pour cette raison que Dieu dit dans le coran qu’Il voile le coeur de ceux qui ne veulent plus croire en lui plutôt que dire qu’Il voile la raison de telle manière qu’elle ne Le reconnaisse plus. Eh oui c’est le coeur qui permet à la raison de voir Dieu et de raisonner comme il faut. Le monde musulman doit conserver cette idée de lien étroit entre coeur et raison. Cela dit, si ghazali ne s’oppose pas à la philosophie en tant que science, là où il se trompe c’est lorsqu’il met une limite à la pensée philosophique en l’enfermant et la réduisant à ce qu’il considère comme orthodoxe. Or la pensée ne doit pas se mettre de limite, il faut pouvoir raisonner librement. Ibn roshd a donc bien fait de reprendre Ghazali.

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