Les poupées Barbie de l’Islam light : exhibitionnisme et érotisme victimaires
11 février 2008
Elles sont présentées dans les médias et les forums branchés comme
des « musulmanes émancipées », héroïnes de la lutte contre le
patriarcalisme, le machisme et la violence quasi-génétique des « mâles
musulmans ». Elles font figure de « Jeanne d’Arc des temps
modernes », avec une pointe d’exotisme. Mais, contrairement à leurs
collègues masculins (Meddeb, Chebel, Bidar..), on n’exige pas de ces
« Cosette musulmanes » de tenir un discours raisonné et argumenté
face aux dits « intégristes » mais d’être simplement les actrices
passives d’une mise en scène émotionnelle et passionnelle, exhibant leur histoire
intime devant des millions de téléspectateurs.
C’est tout le paradoxe de ce « nouveau féminisme de
l’émotion » : il se fonde sur une division profondément sexiste des
rôles ; aux hommes, le discours rationnel, aux femmes l’exhibitionnisme
télévisuel, jouant sur une forme d’érotisme malsain.
Toutefois, cet exhibitionnisme exotique a connu une profonde
évolution ces vingt dernières années, amplifiant la gestion à la fois sexiste
et quasi-commerciale de la représentation médiatique de la « femme
musulmane ». Aux « héroïnes algériennes » des années 1980-1990
qui, pour certaines étaient de véritables féministes engagées, on a substitué
de « nouvelles féministes orientales » plus « esthétiques »,
plus « sexy » et surtout plus conformes aux standards audiovisuels,
favorisant ainsi une forme d’érotisation du témoignage compassionnel.
En effet, ces nouvelles martyres de l’islam(isme) ne sont plus
sollicitées pour leurs expériences de résistantes et de combattantes mais
d’abord pour leur capacité à mettre en scène un érotisme victimaire, censé
frappé efficacement l’esprit des téléspectateurs.
Emanciper la « femme musulmane » pour elle-même ou
contre elle-même : un vieux rêve d’homme blanc
Dès
le XIXe siècle, la question de la « femme musulmane » a occupé une
place centrale dans l’idéologie émancipatrice française, notamment dans sa
version dite « progressiste », renvoyant à l’idée que la réforme de
l’islam passerait d’abord par une libération de la musulmane supposée soumise (la Fatma, la Moukère, la Houra…) à l’obscurantisme et au patriarcat des « mâles
arabo-musulmans ».
De
ce fait, la critique « républicaine » de l’islam s’est toujours
attachée à mettre en scène des « femmes musulmanes », comme actrices
passives ou actives de leur propre émancipation sous des registres
multiples : vestimentaire (le dévoilement), matériel (l’hygiène de la
maison), social (la visibilité dans les lieux publics), culturel (l’adhésion
aux valeurs universalistes) et bien sûr religieux (l’abandon total ou partiel
de sa religion).
L’historien
Ahmed Koulakssis rappelle ainsi que, dès les années 1930 (et oui déjà !), « la femme
victime de la religion musulmane » est un thème dominant de la rhétorique
socialiste française, notamment chez les « Vieux barons » de la SFIO : « la polygamie est leur argument favori à chaque fois qu’il est question
de réformes. Outre qu’il leur permet de mêler habilement droit et morale, c’est
pour eux l’occasion la plus appropriée, tant au défoulement égalitariste
( !) qu’au discours suffisant et de bonne conscience sur le statut
d’infériorité fait à la femme en société musulmane ».

Ce
thème de l’émancipation de la femme musulmane s’est manifesté avec d’autant
plus de force dans le complexe franco-algérien, parce qu’il était enserré dans
une histoire partagée et douloureuse (la colonisation, la guerre d’Algérie, la
relation franco-algérienne après l’indépendance et, plus récemment, le conflit
sanglant des années 1990-2000).
De
ce fait, les récents événements d’Algérie et surtout la peur de la
« contagion islamiste » sur le territoire français et dans les
« banlieues de l’islam » (« Les islamistes sont déjà là »,
n’est-ce pas ?) n’ont fait que réactiver ce mythe de l’émancipation
féminine, comme élément structurant de notre imaginaire national : les héros de
la critique de l’islam(isme) ont d’abord été des héroïnes, parce que ce
sont, elles, précisément qui étaient supposées être les premières victimes de
l’obscurantisme musulman.
De la surexposition médiatique à la mise à la retraite forcée des
« féministes algériennes »
Parmi elles, les écrivaines et essayistes Latifa
Ben Mansour,
Malika Mokeddem ou
Khalida Messaoudi (actuelle ministre de la culture en Algérie)
sont devenues, à l’horizon des années 1990, les figures emblématiques de cette
« nouvelle » résistance franco-algérienne à la tentation
obscurantiste. Désormais, les victimes ne sont plus silencieuses :
elles prennent la parole et surtout elles écrivent pour dénoncer la
« dérive fondamentaliste », sans jamais pour autant verser dans
l’islamophobie haineuse.
Toutefois, leur discours n’est pas sans effet sur
les consciences françaises effrayées par le spectre d’une infiltration
islamiste dans le corps national. Prises dans un jeu de rôle complexe, dont
elles ne maîtrisent pas toujours les conséquences anxiogènes (effets de la
surexposition médiatique et de la mise en scène manichéenne du message), ces
« résistantes franco-algériennes » viennent parfois renforcer, malgré
elles, les peurs et les fantasmes de la société française à l’égard de l’objet
« islam ».

Cependant,
force est de constater que ces « résistantes de la première heure » à
l’obscurantisme sont aujourd’hui, en grande partie, éclipsées sur le plan
médiatique par les « nouvelles martyres de l’islam(isme) » qui, plus
jeunes –elles sont nées dans les années 1960 -, plus « sexy » au sens
médiatique du terme, elles sont nettement plus virulentes et surtout plus
caricaturales dans leur dénonciation : leur discours sur l’islam empreinte
souvent les chemins de l’essentialisme racialisant, au point de tomber dans une
« islamophobie » à peine voilée.
Emouvoir
et séduire : un nouveau discours compassionnel aux accents franchement
islamophobes
Les nouvelles héroïnes de la lutte contre le
machisme des « mâles musulmans » ne sont plus franco-algériennes ou
franco-tunisiennes comme leurs devancières, dans la mesure où
l’internationalisation de la « menace islamique » a aussi favorisé
une internationalisation de la mise en scène des figures féminines de la
résistance à l’obscurantisme.
Elles sont désormais iraniennes (Chahdortt Djavann
en France),
pakistanaises (Irshad Manji au Canada) ou
somaliennes (Ayaan Hirsi Ali aux Pays-Bas) et
répondent aussi très largement à une certaine forme d’esthétisme
médiatique : loin de correspondre à l’image de la « femme
d’expérience » que pouvaient véhiculer les héroïnes franco-algériennes,
ces « nouvelles martyres » renvoient d’abord à une image de
sensualité et de pureté, presque innocente, sortes de Madones des temps
modernes.

Leur discours de dénonciation joue très largement
sur les registres émotionnel et compassionnel, excluant de facto de
toute possibilité de critique « objective » (les intellectuels
occidentaux seraient des « inconscients » ou, pire, des
« complices », de l’islamisme), comme le prétend Chahdortt
Djavann :
« J’avais treize ans quand la
loi islamique s’est imposée en Iran sous la férule de Khomeiny rentré de France
avec la bénédiction de beaucoup d’intellectuels français. Une fois encore, ces
derniers avaient décidé pour les autres de ce que devaient être leur liberté et
leur avenir.
Une fois encore, ils s’étaient
répandus en leçons de morale et en conseils politiques. Une fois encore, ils
n’avaient rien vu venir, ils n’avaient rien compris. Une fois encore, ils
avaient tout oublié et, forts de leurs erreurs passées, s’apprêtaient à observer
impunément les épreuves subies par les autres, à souffrir par procuration,
quitte à opérer, le moment venu, quelques révisions déchirantes qui
n’entameraient toutefois ni leur bonne conscience ni leur superbe ».
La somalo-néerlandaise Ayaan Hirsi Ali, surnommée
par certains médias la « Voltaire noire », développe une volonté
identique de jouer sur la culpabilisation des « intellectuels
occidentaux » :
« Ma critique de
la religion et de la culture islamiques, écrit-elle, est parfois reçue comme
une offense. Dans les faits, l’attitude des tenants du relativisme culturel est
beaucoup plus dure, plus offensante et plus blessante. Eux se sentent
supérieurs, considérant les musulmans comme ‘l’autre’ que l’on doit ménager.
Ils pensent qu’il vaut mieux éviter de critiquer l’islam, parce qu’ils
craignent la rage des musulmans. Bien qu’ils soient prétendument des libéraux,
on constate qu’ils n’aident pas les musulmans à suivre l’appel au civisme qui
nous a été lancé ».
Jusqu’à là, leurs propos paraissent « relativement »
nuancés. Mais leur critique radicale de l’islam et des musulmans dérive très
vite vers une forme d’essentialisme (islam par essence maléfique), voire de
racisme à peine voilé, qui aboutit à faire de la religion musulmane une
substance éternelle et irréformable et à présenter les hommes musulmans comme
des « animaux religieux », violents, sexistes, barbares et incapables
de contrôler leurs pulsions sexuelles.
Ainsi, Ayaan Hirsi Ali n’hésite pas à comparer les
mâles musulmans à des boucs (sic) :
« Dans l’islam, l’homme
est représenté comme ce bouc. S’il voit une femme découverte, il lui saute
dessus. Les hommes musulmans n’ont aucune raison d’apprendre à se maîtriser.
Ils n’en ont pas besoin. Ils ne sont pas éduqués dans le domaine sexuel. Et la
morale sexuelle est entièrement tournée vers les femmes ».
De son côté, Chahdortt Djavann
surenchérit sur ce thème de la dépravation sexuelle des « mâles
musulmans », en montrant que la prostitution, la pédophilie et l’inceste
sont des produits directement dérivés de la « culture
islamique » :
« Dans les pays
musulmans, malgré le voile des femmes, le viol et la prostitution font des
ravages. La pédophilie y est très répandue car si la relation
sexuelle, non conjugale, entre deux adultes consentants est interdite et
sévèrement sanctionnée par les lois islamiques, aucune loi ne protège les
enfants. Il y a suffisamment d’enfants abandonnés à eux-mêmes, dans ces pays,
pour faire les frais des besoins sexuels urgents des hommes ».
En somme, les musulmans sont renvoyés
majoritairement à un statut de quasi débiles mentaux et d’obsédés sexuels
(l’image du bouc en rut, du violeur et du pédophile en puissance), qu’il
conviendrait donc d’éduquer ou, plutôt, de rééduquer à marche forcée, comme le
laissent à penser les écrits de la pakistano-canadienne, Irshad Manji :
« J’ai résumé mon
défi de la manière suivante à mes camarades musulmans : allons-nous rester
spirituellement infantiles, enchaînés à des attentes de conformisme et
de mutisme, ou bien allons-nous devenir des citoyens, capables de défendre le
pluralisme des interprétations et des idées qui rend possible pour nous la
pratique de l’Islam dans cette partie du monde [l’Occident] ? ».
Les musulmans sont des « grands
enfants », c’est bien connu !
En raison de leur caractère réducteur et manichéen,
de leur mise en scène érotico-esthétique, ces critiques essentialistes de
l’islam et des musulmans pourraient presque prêter à sourire, si précisément
elles ne faisaient pas aujourd’hui l’objet d’une diffusion et d’une
médiatisation à grande échelle : Chahdortt
Djavann, Ayaan Hirsi Ali et Irshad Manji sont devenues de véritables icônes de
l’universalisme occidental en lutte contre l’obscurantisme musulman, reçues sur
tous les plateaux de télévision, écoutées des institutions officielles du monde
« civilisé » et récompensées par de très nombreux prix des
« droits de l’homme ».
Quelques
mots sur « notre ministrette » des territoires perdus de la République : un exotisme davantage misérabiliste qu’érotique
C’est notamment à notre secrétaire d’Etat à la Ville, Fadela Amara, que l’on doit la vulgarisation et le succès, ces dernières années, de la
formule du « fascisme vert » pour désigner non seulement les
associations musulmanes de quartiers mais aussi (et surtout) les jeunes filles
françaises portant le hijab. En 2003, devant la Commission Stasi, Fadéla Amara déclarait ainsi :
« Ce
qui m’inquiète aujourd’hui, et surtout en tant que femme, c’est que ce
ne sont plus ces jeunes là que nous retrouvons dans ces mouvances, même si ça
reste encore un terreau, mais ce sont des garçons et des filles qui ont des
bacs +5 et +10 et qui aujourd’hui sont pour moi, je l’explique très bien et je
le dis régulièrement, des soldats et des soldates du fascisme vert.
Vert, bien évidemment pour la couleur de l’islam ».
On peut le constater : l’amalgame
entre « radicalisme islamique » et « pratique de l’islam »
n’est jamais très loin, et produit d’autant plus d’efficacité persuasive qu’il
est véhiculé par une jeune fille française, revendiquant explicitement son
appartenance à la religion musulmane (« je suis musulmane »
aime t-elle à rappeler aux journalistes).
Le théorème du docteur ès « Ni Putes Ni Soumises »
(diplôme « Bac moins 10 » pour filles de banlieues reconnu par la République) est simple, voire simpliste : plus les filles musulmanes pratiquantes et
voilées sont diplômées, plus elles sont supposées être dangereuses et
perverses.
Certes, ici c’est le moins critère
érotique ou esthétique qui joue pleinement que celui du misérabilisme à l’égard
d’une supposée « Beurette méritante » : Fadéla Amara incarne
davantage une sorte de Cossette du XXIe siècle, venue de sa province
kabylo-auvergnate, habillée en jean, mâchant du chewing-gum et au langage
châtier (« dégueulasse », « Bella Foumouk »,
« ferme ta gueule »…) , comme si les femmes issues
des quartiers populaires devaient nécessairement correspondre à ce cliché
ministériel et à ce fantasme élyséen de la « Beurette inculte ».

C’est méprisant de considérer qu’une
femme française d’origine maghrébine issue des quartiers doive obligatoirement
parler vulgairement pour exister politiquement. Exister politiquement, c’est
exister vulgairement ? Etre grossière pour amuser le « petit
homme blanc », président de la République ? Promotion scolaire « Bella Foumouk », un nouveau diplôme bientôt reconnu par
le ministère de l’Education nationale ? Quelle condescendance !
Fadéla Amara que Nicolas Sarkozy n’hésite d’ailleurs pas à communautariser en
la qualifiant de « ministre musulmane » de son gouvernement.

Mais ne nous y trompons pas : la
symbolique sexuelle et érotique n’est pas complètement absente du personnage
Amara : à la tête des Ni Putes Ni Soumises, Fadéla Amara
apparaissait (et apparaît toujours) aux yeux de nos politiciens mâles,
grisonnants et bedonnants, comme la « grande sœur sacrifiée » (celle
de la famille qu’on n’est pas parvenu à marier) à la tête d’une tribu de
petites beurettes émancipées, « fraîches », « désirables »
et donc « prenables » (à tous les sens du terme) par nos chers mâles
blancs qui peuplent les assemblées politiques et les cabinets ministériels.
Sous
le voile de l’émancipation, un sexisme et un racisme qui ne veulent pas dire
leur nom
Ce
qui est terrible dans cette nouvelle effervescence médiatique autour des
« nouvelles martyres de l’islam », c’est qu’au nom des valeurs
universalistes et de l’émancipation féminine, on parvient à conforter des
préjugés à la fois racistes et sexistes, les deux registres étant étroitement
liés et imbriqués.
Comme
le rappellent très justement les sociologues Véronique De Rudder et François
Vurc’H, « la force de l’ordre social raciste, dans les sociétés dites
libérales telles que celles dans lesquelles nous vivons, n’est pas de se
substituer aux ordres sociaux classiste et/ou sexiste, mais de s’y articuler.
Ces modes de classement et de hiérarchisation se soutiennent en fait les autres
aux autres [….] ».
Nous
sommes bien en présence d’un « racisme sexué » et d’un « sexisme
racialisant » qui visent à renvoyer les descendantes des migrations
post-coloniales à des statuts discriminants et à des formes d’assignation
communautaire : la musulmane émancipée versus la musulmane dominée,
la musulmane modérée versus la musulmane fanatique ou, pire encore, la
musulmane « prenable » versus la musulmane tribale.
Il
ne s’agit pas de nier le machisme, le sexisme et la misogynie d’Etat qui
existent dans de nombreux régimes autoritaires du monde arabo-musulman,
phénomènes qui sont confortés et institutionnalisés par des codes de statut
personnel, des codes de la famille ou des Moudawana patriarcaux, y
compris dans des pays comme la Tunisie qui savent jouer de l’ambivalence
permanente : un féminisme d’Etat qui cache mal les profondes inégalités
entre hommes et femmes, et les mauvais traitements que subissent ces dernières.
Les
féministes engagées ont parfaitement raison de dénoncer ces codes et de
réclamer leur abrogation. Mais, malheureusement, on les entend rarement sur les
plateaux de télévision, parce que sûrement trop « militantes » et,
disons-le, pas assez « sexy ». C’est la dure réalité de cette logique
du féminisme médiatique des années 2000 : Sois belle ou tais toi ! Sois
sexy ou reste chez toi !
Toutefois,
nous sommes en France et les citoyens(nnes) de religion ou simplement de
« culture » musulmane ne vivent pas dans la nostalgie du maintien ou
de l’importation des codes de statut personnel des pays d’origine. Invoquer les
images d’Afghanistan, d’Iran ou d’Arabie Saoudite ou même d’Algérie, pour
mettre en défaut et culpabiliser les nombreuses femmes françaises qui se
revendiquent aujourd’hui « musulmanes » est non seulement une
provocation mais aussi une atteinte à leur dignité de femmes et de citoyennes
françaises.

Du
hammam colonial au harem républicain : une répudiation machiste sous
couvert de féminisme
Sous
les apparences de l’émancipation, cette stigmatisation positive et négative des
femmes musulmanes françaises, croyantes ou non, est aussi une forme de « répudiation
machiste » de l’espace citoyen, qu’il convient de dénoncer, sans céder
à la tentation de l’érotisme victimaire qui envahit désormais tous nos écrans.

L’homme
français du XXIe siècle doit arrêter de se projeter comme l’émancipateur en
puissance de la « femme musulmane », que celle-ci porte voile ou pas,
la réduisant à n’être finalement qu’un objet de ses fantasmes sexuels et
pulsions érotisantes.
Il
est clair que des Philippe Val, Robert Redeker, Pascal Bruckner et « BHL company »
devront accomplir un immense effort intellectuel, voire psychologique, une
rupture quasi mentale, pour arrêter de se penser comme les souteneurs et
les protecteurs naturels des « nouvelles martyres » de l’islam
mondial et autres « musulmans des Lumières » persécutés par les
« méchants prédicateurs ».
Mais
y ont-ils intérêt ? Non pas vraiment, car ils perdraient probablement
alors leur fond de commerce médiatique. L’érotisme victimaire a donc encore de
beaux jours devant lui et les amateurs assoiffés de « petites beurettes
martyrisées » une présence assurée pendant de longues années sur les
plateaux TV.
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