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Vendredi 12 Mars 2010
Les poupées Barbie de l’Islam light : exhibitionnisme et érotisme victimaires
11 février 2008

Elles sont présentées dans les médias et les forums branchés comme des « musulmanes émancipées », héroïnes de la lutte contre le patriarcalisme, le machisme et la violence quasi-génétique des « mâles musulmans ». Elles font figure de « Jeanne d’Arc des temps modernes », avec une pointe d’exotisme. Mais, contrairement à leurs collègues masculins (Meddeb, Chebel, Bidar..), on n’exige pas de ces « Cosette musulmanes » de tenir un discours raisonné et argumenté face aux dits « intégristes » mais d’être simplement les actrices passives d’une mise en scène émotionnelle et passionnelle, exhibant leur histoire intime devant des millions de téléspectateurs.

C’est tout le paradoxe de ce « nouveau féminisme de l’émotion » : il se fonde sur une division profondément sexiste des rôles ; aux hommes, le discours rationnel, aux femmes l’exhibitionnisme télévisuel, jouant sur une forme d’érotisme malsain.

Toutefois, cet exhibitionnisme exotique a connu une profonde évolution ces vingt dernières années, amplifiant la gestion à la fois sexiste et quasi-commerciale de la représentation médiatique de la « femme musulmane ». Aux « héroïnes algériennes » des années 1980-1990 qui, pour certaines étaient de véritables féministes engagées, on a substitué de « nouvelles féministes orientales » plus « esthétiques », plus « sexy » et surtout plus conformes aux standards audiovisuels, favorisant ainsi une forme d’érotisation du témoignage compassionnel.

En effet, ces nouvelles martyres de l’islam(isme) ne sont plus sollicitées pour leurs expériences de résistantes et de combattantes mais d’abord pour leur capacité à mettre en scène un érotisme victimaire, censé frappé efficacement l’esprit des téléspectateurs.

Emanciper la « femme musulmane » pour elle-même ou contre elle-même : un vieux rêve d’homme blanc

Dès le XIXe siècle, la question de la « femme musulmane » a occupé une place centrale dans l’idéologie émancipatrice française, notamment dans sa version dite « progressiste », renvoyant à l’idée que la réforme de l’islam passerait d’abord par une libération de la musulmane supposée soumise (la Fatma, la Moukère, la Houra…) à l’obscurantisme et au patriarcat des « mâles arabo-musulmans »[1].

De ce fait, la critique « républicaine » de l’islam s’est toujours attachée à mettre en scène des « femmes musulmanes », comme actrices passives ou actives de leur propre émancipation sous des registres multiples : vestimentaire (le dévoilement), matériel (l’hygiène de la maison), social (la visibilité dans les lieux publics), culturel (l’adhésion aux valeurs universalistes) et bien sûr religieux (l’abandon total ou partiel de sa religion).

L’historien Ahmed Koulakssis rappelle ainsi que, dès les années 1930 (et oui déjà !), « la femme victime de la religion musulmane » est un thème dominant de la rhétorique socialiste française, notamment chez les « Vieux barons » de la SFIO : « la polygamie est leur argument favori à chaque fois qu’il est question de réformes. Outre qu’il leur permet de mêler habilement droit et morale, c’est pour eux l’occasion la plus appropriée, tant au défoulement égalitariste ( !) qu’au discours suffisant et de bonne conscience sur le statut d’infériorité fait à la femme en société musulmane  »[2].

Ce thème de l’émancipation de la femme musulmane s’est manifesté avec d’autant plus de force dans le complexe franco-algérien, parce qu’il était enserré dans une histoire partagée et douloureuse (la colonisation, la guerre d’Algérie, la relation franco-algérienne après l’indépendance et, plus récemment, le conflit sanglant des années 1990-2000).

De ce fait, les récents événements d’Algérie et surtout la peur de la « contagion islamiste » sur le territoire français et dans les « banlieues de l’islam » (« Les islamistes sont déjà là »[3], n’est-ce pas ?) n’ont fait que réactiver ce mythe de l’émancipation féminine, comme élément structurant de notre imaginaire national : les héros de la critique de l’islam(isme) ont d’abord été des héroïnes, parce que ce sont, elles, précisément qui étaient supposées être les premières victimes de l’obscurantisme musulman.

De la surexposition médiatique à la mise à la retraite forcée des « féministes algériennes »

Parmi elles, les écrivaines et essayistes Latifa Ben Mansour[4], Malika Mokeddem[5] ou Khalida Messaoudi (actuelle ministre de la culture en Algérie)[6] sont devenues, à l’horizon des années 1990, les figures emblématiques de cette « nouvelle » résistance franco-algérienne à la tentation obscurantiste. Désormais, les victimes ne sont plus silencieuses : elles prennent la parole et surtout elles écrivent pour dénoncer la « dérive fondamentaliste », sans jamais pour autant verser dans l’islamophobie haineuse.

Toutefois, leur discours n’est pas sans effet sur les consciences françaises effrayées par le spectre d’une infiltration islamiste dans le corps national. Prises dans un jeu de rôle complexe, dont elles ne maîtrisent pas toujours les conséquences anxiogènes (effets de la surexposition médiatique et de la mise en scène manichéenne du message), ces « résistantes franco-algériennes » viennent parfois renforcer, malgré elles, les peurs et les fantasmes de la société française à l’égard de l’objet « islam ».

Cependant, force est de constater que ces « résistantes de la première heure » à l’obscurantisme sont aujourd’hui, en grande partie, éclipsées sur le plan médiatique par les « nouvelles martyres de l’islam(isme) » qui, plus jeunes –elles sont nées dans les années 1960 -, plus « sexy » au sens médiatique du terme, elles sont nettement plus virulentes et surtout plus caricaturales dans leur dénonciation : leur discours sur l’islam empreinte souvent les chemins de l’essentialisme racialisant, au point de tomber dans une « islamophobie » à peine voilée.

Emouvoir et séduire : un nouveau discours compassionnel aux accents franchement islamophobes

Les nouvelles héroïnes de la lutte contre le machisme des « mâles musulmans » ne sont plus franco-algériennes ou franco-tunisiennes comme leurs devancières, dans la mesure où l’internationalisation de la « menace islamique » a aussi favorisé une internationalisation de la mise en scène des figures féminines de la résistance à l’obscurantisme.

Elles sont désormais iraniennes (Chahdortt Djavann en France)[7], pakistanaises (Irshad Manji au Canada)[8] ou somaliennes (Ayaan Hirsi Ali aux Pays-Bas)[9] et répondent aussi très largement à une certaine forme d’esthétisme médiatique : loin de correspondre à l’image de la « femme d’expérience » que pouvaient véhiculer les héroïnes franco-algériennes, ces « nouvelles martyres » renvoient d’abord à une image de sensualité et de pureté, presque innocente, sortes de Madones des temps modernes.

Leur discours de dénonciation joue très largement sur les registres émotionnel et compassionnel, excluant de facto de toute possibilité de critique « objective » (les intellectuels occidentaux seraient des « inconscients » ou, pire, des « complices », de l’islamisme), comme le prétend Chahdortt Djavann :

« J’avais treize ans quand la loi islamique s’est imposée en Iran sous la férule de Khomeiny rentré de France avec la bénédiction de beaucoup d’intellectuels français. Une fois encore, ces derniers avaient décidé pour les autres de ce que devaient être leur liberté et leur avenir.

Une fois encore, ils s’étaient répandus en leçons de morale et en conseils politiques. Une fois encore, ils n’avaient rien vu venir, ils n’avaient rien compris. Une fois encore, ils avaient tout oublié et, forts de leurs erreurs passées, s’apprêtaient à observer impunément les épreuves subies par les autres, à souffrir par procuration, quitte à opérer, le moment venu, quelques révisions déchirantes qui n’entameraient toutefois ni leur bonne conscience ni leur superbe »[10].

La somalo-néerlandaise Ayaan Hirsi Ali, surnommée par certains médias la « Voltaire noire », développe une volonté identique de jouer sur la culpabilisation des « intellectuels occidentaux » :

« Ma critique de la religion et de la culture islamiques, écrit-elle, est parfois reçue comme une offense. Dans les faits, l’attitude des tenants du relativisme culturel est beaucoup plus dure, plus offensante et plus blessante. Eux se sentent supérieurs, considérant les musulmans comme ‘l’autre’ que l’on doit ménager. Ils pensent qu’il vaut mieux éviter de critiquer l’islam, parce qu’ils craignent la rage des musulmans. Bien qu’ils soient prétendument des libéraux, on constate qu’ils n’aident pas les musulmans à suivre l’appel au civisme qui nous a été lancé »[11].

Jusqu’à là, leurs propos paraissent « relativement » nuancés. Mais leur critique radicale de l’islam et des musulmans dérive très vite vers une forme d’essentialisme (islam par essence maléfique), voire de racisme à peine voilé, qui aboutit à faire de la religion musulmane une substance éternelle et irréformable et à présenter les hommes musulmans comme des « animaux religieux », violents, sexistes, barbares et incapables de contrôler leurs pulsions sexuelles.

Ainsi, Ayaan Hirsi Ali n’hésite pas à comparer les mâles musulmans à des boucs (sic) :

« Dans l’islam, l’homme est représenté comme ce bouc. S’il voit une femme découverte, il lui saute dessus. Les hommes musulmans n’ont aucune raison d’apprendre à se maîtriser. Ils n’en ont pas besoin. Ils ne sont pas éduqués dans le domaine sexuel. Et la morale sexuelle est entièrement tournée vers les femmes »[12].

De son côté, Chahdortt Djavann surenchérit sur ce thème de la dépravation sexuelle des « mâles musulmans », en montrant que la prostitution, la pédophilie et l’inceste sont des produits directement dérivés de la « culture islamique » :

« Dans les pays musulmans, malgré le voile des femmes, le viol et la prostitution font des ravages. La pédophilie y est très répandue car si la relation sexuelle, non conjugale, entre deux adultes consentants est interdite et sévèrement sanctionnée par les lois islamiques, aucune loi ne protège les enfants. Il y a suffisamment d’enfants abandonnés à eux-mêmes, dans ces pays, pour faire les frais des besoins sexuels urgents des hommes »[13].

En somme, les musulmans sont renvoyés majoritairement à un statut de quasi débiles mentaux et d’obsédés sexuels (l’image du bouc en rut, du violeur et du pédophile en puissance), qu’il conviendrait donc d’éduquer ou, plutôt, de rééduquer à marche forcée, comme le laissent à penser les écrits de la pakistano-canadienne, Irshad Manji :

« J’ai résumé mon défi de la manière suivante à mes camarades musulmans : allons-nous rester spirituellement infantiles, enchaînés à des attentes de conformisme et de mutisme, ou bien allons-nous devenir des citoyens, capables de défendre le pluralisme des interprétations et des idées qui rend possible pour nous la pratique de l’Islam dans cette partie du monde [l’Occident] ? »[14].

Les musulmans sont des « grands enfants », c’est bien connu !

En raison de leur caractère réducteur et manichéen, de leur mise en scène érotico-esthétique, ces critiques essentialistes de l’islam et des musulmans pourraient presque prêter à sourire, si précisément elles ne faisaient pas aujourd’hui l’objet d’une diffusion et d’une médiatisation à grande échelle : Chahdortt Djavann, Ayaan Hirsi Ali et Irshad Manji sont devenues de véritables icônes de l’universalisme occidental en lutte contre l’obscurantisme musulman, reçues sur tous les plateaux de télévision, écoutées des institutions officielles du monde « civilisé » et récompensées par de très nombreux prix des « droits de l’homme ».

Quelques mots sur « notre ministrette » des territoires perdus de la République : un exotisme davantage misérabiliste qu’érotique

C’est notamment à notre secrétaire d’Etat à la Ville, Fadela Amara, que l’on doit la vulgarisation et le succès, ces dernières années, de la formule du « fascisme vert » pour désigner non seulement les associations musulmanes de quartiers mais aussi (et surtout) les jeunes filles françaises portant le hijab. En 2003, devant la Commission Stasi, Fadéla Amara déclarait ainsi :

« Ce qui m’inquiète aujourd’hui, et surtout en tant que femme, c’est que ce ne sont plus ces jeunes là que nous retrouvons dans ces mouvances, même si ça reste encore un terreau, mais ce sont des garçons et des filles qui ont des bacs +5 et +10 et qui aujourd’hui sont pour moi, je l’explique très bien et je le dis régulièrement, des soldats et des soldates du fascisme vert. Vert, bien évidemment pour la couleur de l’islam »[15].

On peut le constater : l’amalgame entre « radicalisme islamique » et « pratique de l’islam » n’est jamais très loin, et produit d’autant plus d’efficacité persuasive qu’il est véhiculé par une jeune fille française, revendiquant explicitement son appartenance à la religion musulmane (« je suis musulmane » aime t-elle à rappeler aux journalistes).

Le théorème du docteur ès « Ni Putes Ni Soumises » (diplôme « Bac moins 10 » pour filles de banlieues reconnu par la République) est simple, voire simpliste : plus les filles musulmanes pratiquantes et voilées sont diplômées, plus elles sont supposées être dangereuses et perverses.

Certes, ici c’est le moins critère érotique ou esthétique qui joue pleinement que celui du misérabilisme à l’égard d’une supposée « Beurette méritante » : Fadéla Amara incarne davantage une sorte de Cossette du XXIe siècle, venue de sa province kabylo-auvergnate, habillée en jean, mâchant du chewing-gum et au langage châtier (« dégueulasse », « Bella Foumouk », « ferme ta gueule »…) , comme si les femmes issues des quartiers populaires devaient nécessairement correspondre à ce cliché ministériel et à ce fantasme élyséen de la « Beurette inculte ».

C’est méprisant de considérer qu’une femme française d’origine maghrébine issue des quartiers doive obligatoirement parler vulgairement pour exister politiquement. Exister politiquement, c’est exister vulgairement ? Etre grossière pour amuser le « petit homme blanc », président de la République ? Promotion scolaire « Bella Foumouk », un nouveau diplôme bientôt reconnu par le ministère de l’Education nationale ? Quelle condescendance ! Fadéla Amara que Nicolas Sarkozy n’hésite d’ailleurs pas à communautariser en la qualifiant de « ministre musulmane » de son gouvernement.

Mais ne nous y trompons pas : la symbolique sexuelle et érotique n’est pas complètement absente du personnage Amara : à la tête des Ni Putes Ni Soumises, Fadéla Amara apparaissait (et apparaît toujours) aux yeux de nos politiciens mâles, grisonnants et bedonnants, comme la « grande sœur sacrifiée » (celle de la famille qu’on n’est pas parvenu à marier) à la tête d’une tribu de petites beurettes émancipées, « fraîches », « désirables » et donc « prenables » (à tous les sens du terme) par nos chers mâles blancs qui peuplent les assemblées politiques et les cabinets ministériels.

Sous le voile de l’émancipation, un sexisme et un racisme qui ne veulent pas dire leur nom

Ce qui est terrible dans cette nouvelle effervescence médiatique autour des « nouvelles martyres de l’islam », c’est qu’au nom des valeurs universalistes et de l’émancipation féminine, on parvient à conforter des préjugés à la fois racistes et sexistes, les deux registres étant étroitement liés et imbriqués.

Comme le rappellent très justement les sociologues Véronique De Rudder et François Vurc’H, « la force de l’ordre social raciste, dans les sociétés dites libérales telles que celles dans lesquelles nous vivons, n’est pas de se substituer aux ordres sociaux classiste et/ou sexiste, mais de s’y articuler. Ces modes de classement et de hiérarchisation se soutiennent en fait les autres aux autres [….] »[16].

Nous sommes bien en présence d’un « racisme sexué » et d’un « sexisme racialisant » qui visent à renvoyer les descendantes des migrations post-coloniales à des statuts discriminants et à des formes d’assignation communautaire : la musulmane émancipée versus la musulmane dominée, la musulmane modérée versus la musulmane fanatique ou, pire encore, la musulmane « prenable » versus la musulmane tribale.

Il ne s’agit pas de nier le machisme, le sexisme et la misogynie d’Etat qui existent dans de nombreux régimes autoritaires du monde arabo-musulman, phénomènes qui sont confortés et institutionnalisés par des codes de statut personnel, des codes de la famille ou des Moudawana patriarcaux, y compris dans des pays comme la Tunisie qui savent jouer de l’ambivalence permanente : un féminisme d’Etat qui cache mal les profondes inégalités entre hommes et femmes, et les mauvais traitements que subissent ces dernières[17].

Les féministes engagées ont parfaitement raison de dénoncer ces codes et de réclamer leur abrogation. Mais, malheureusement, on les entend rarement sur les plateaux de télévision, parce que sûrement trop « militantes » et, disons-le, pas assez « sexy ». C’est la dure réalité de cette logique du féminisme médiatique des années 2000 : Sois belle ou tais toi ! Sois sexy ou reste chez toi !

Toutefois, nous sommes en France et les citoyens(nnes) de religion ou simplement de « culture » musulmane ne vivent pas dans la nostalgie du maintien ou de l’importation des codes de statut personnel des pays d’origine. Invoquer les images d’Afghanistan, d’Iran ou d’Arabie Saoudite ou même d’Algérie, pour mettre en défaut et culpabiliser les nombreuses femmes françaises qui se revendiquent aujourd’hui « musulmanes » est non seulement une provocation mais aussi une atteinte à leur dignité de femmes et de citoyennes françaises.

Du hammam colonial au harem républicain : une répudiation machiste sous couvert de féminisme

Sous les apparences de l’émancipation, cette stigmatisation positive et négative des femmes musulmanes françaises, croyantes ou non, est aussi une forme de « répudiation machiste » de l’espace citoyen, qu’il convient de dénoncer, sans céder à la tentation de l’érotisme victimaire qui envahit désormais tous nos écrans.

L’homme français du XXIe siècle doit arrêter de se projeter comme l’émancipateur en puissance de la « femme musulmane », que celle-ci porte voile ou pas, la réduisant à n’être finalement qu’un objet de ses fantasmes sexuels et pulsions érotisantes.

Il est clair que des Philippe Val, Robert Redeker, Pascal Bruckner et « BHL company » devront accomplir un immense effort intellectuel, voire psychologique, une rupture quasi mentale, pour arrêter de se penser comme les souteneurs et les protecteurs naturels des « nouvelles martyres » de l’islam mondial et autres « musulmans des Lumières » persécutés par les « méchants prédicateurs ».

Mais y ont-ils intérêt ? Non pas vraiment, car ils perdraient probablement alors leur fond de commerce médiatique. L’érotisme victimaire a donc encore de beaux jours devant lui et les amateurs assoiffés de « petites beurettes martyrisées » une présence assurée pendant de longues années sur les plateaux TV.



[1] Nacira GUENIF-SOULIMAS, Eric MACE, Les féministes et le garçon arabe, La Tour d’Aigues, L’Aube, 2004.

[2] Ahmed Koulakssis, Le Parti socialiste et l’Afrique du Nord de Jaurès à Blum, Armand Colin, Paris, 1991, p. 275.

[3] Christophe DELOIRE, Christophe DUBOIS, Les islamistes sont déjà là. Enquête sur une guerre secrète, Paris, Albin Michel, 2004.

[4] Latifa BEN MANSOUR, La prière de la peur, Paris, Le Différence, 1997  ; Frères musulmans, frères féroces. Voyage dans l’enfer du discours islamiste, Paris, Ramsay, 2002 ; Les mensonges des intégristes, Paris, Editions du Rocher, 2004.

[5] Malika MOKEDDEM, Des rêves et des assassins, Paris, Grasset, 1995 ; L’interdite, Paris, LGF, « Le Livre de Poche », 1995 ; La transe des insoumis, Paris, LGF, « Le Livre de Poche », 2005.

[6] Khalida MESSAOUDi, Une Algérienne debout. Entretiens avec Elisabeth Schemla, Paris, Flammarion, « Témoignage », 1999.

[7] Chahdortt DJAVANN est née en 1967 en Iran. Elle est arrivée en France en 1993. Elle est l’auteure de Bas les voiles !, Paris, Gallimard, 2003.

[8] Irshad MANJI est née en 1968. Elle est arrivée au Canada en 1972. Surnommée la « refuznik de l’islam », elle est l’auteure de nombreux essais, dont Musulmane mais libre, Paris, Grasset, coll. « Le Livre de Poche », 2003.

[9] Ayaan HIRSI ALI est née en 1969. Elle est arrivée aux Pays-Bas au début des années 1990. Elle est l’auteure de Insoumise, Paris, Pocket, 2005.

[10] Chahdortt DJAVANN, Bas les voiles !, op. cit., p. 8.

[11] Ayaan HIRSI ALI, Insoumise, op. cit.,p. 13.

[12] Ayaan HIRSI ALI, Insoumise, op. cit., 103.

[13] Chahdortt DJAVANN, Bas les voiles !, op. cit., p. 17.

[14] Irshad MANJI, Musulmane mais libre, op. cit.,p. 71.

[15] Fadela AMARA, « Audition devant la Commission de réflexion sur l’application du principe de laïcité dans la République (« Commission Stasi ») », 16 novembre 2003.

[16] Véronique DE RUDDER, François VOURC’H, « Ordre social raciste, classisme et sexisme », Migrations Société, n° 105-106, mai-août 2006, p. 126.

[17] Olfa LAMLOUM, Luiza TOSCANE, « Les femmes, alibi du pouvoir tunisien », Le Monde diplomatique, juin 1998.


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Vincent Geisser

Sociologue et politologue, auteur de plusieurs essais.

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Vos réactions et commentaires sur cet article : Les poupées Barbie de l’Islam light : exhibitionnisme et érotisme victimaires

13 février 2008
ibrahim a dit :
L’idéale type féminin en islam correspond -il à l’édéal type féminin à l’européen ? La reponse est évidemment non ! Maintenant, l’européen moyen se force à croire que l’Europe est la référence autoproclamée du monde. Une chimère ! Le monde est divers et varié...une richesse en somme et non une ménace... Acceptez et respectez nos différence !
13 février 2008
Salim a dit :
Encore un texte plein de pertinence et de justesse ! Pour faire suite au trés bon texte de la semaine dernière sur les meddeb (qui s’est bien fait "torché" par Tariq Ramadan le 30/01 à là bas si j’y suis), bidar, sifaoui et compagnie. La pensée bhélienne a de beaux jours devant elle, mais heureusement il reste des gardes fous comme Vincent Geisser, Vidal, Brauman, Laurent Levy, Tevanian et autres personnes objectives. Rapellons nous souvent de la parabole biblique de la paille et de la poutre pour l’appliquer à nous même, cela evitera tant de condescendance, de mepris et de paternalisme à l’égard des populations et religions vue comme inférieures (et en ce moment la plus visée est bien la religion islamique). Continuez monsieur Geisser vous avez notre soutien...
13 février 2008
Lucia a dit :

Cette pauvre poupée représente une goûte d’eau dans l’océan d’informations accessibles aux jeunes élevés dans le modernisme et la libéralité.

Leurs esprits savent faire le tri, différencier le réel d’un imaginaire fantasmé. Sinon on ne pourrait plus leur montrer de dessins animés de peur qu’ils se mettent à parler avec des ours !

Soyons moins incohérents et surtout moins vaniteux : il n’y a aucun racisme dans cette poupée, ce n’est qu’un bout de plastique qui ne représente pas la vraie vie, nos enfants le savent.

12 février 2008
didi a dit :
Mr Geisser:merci de votre combat quotidien contre l’islamophobie ambiante malheureusement renforcée sans scrupules par des musulmans de souche "pseudo-intellectuels" aveuglés par le confort matériel que leur offre leur statut.J’attends avec impatience votre article sur les postiches masculins ou les Sifaoui,kaci et autres Boutih devraient figurer en bonne place
12 février 2008
Zoubir NAJIB a dit :

les écrits à profusion sur l’islam,sont symptomatiques d’un etat d’esprit qui régne de maniere quasi obsessionnelle un peu partout ,essentiellement dans le monde occidental,il s’agit en fait de cette crainte qui vire parfois au cauchemar, de voir une partie du monde correspondant a "l’espace arabo-musulman" bouger,relever la tete ,refuser la domination et la condescendance de "l’autre"l’oppresseur d’hier,certes ses mutations ne se font pas sans quelques convulsions et des "dégats" collateraux,je sous entend les travers de tout ce qui va au dela du juste milieu,appelons le l’extremisme ,l’integrisme,ce que vous voulez,et justement c’est dans le sillage de tout cet "environnement"artificiellement entretenu par des relais médiatiques assez affidés à des forces de lobbying loin d’etre occultes,environnement completement pollué,que des chenilles voire des champignons trouvent le moyen de se developper et de prosperer. je veux aussi dire ,que malgré la pertinence des ecrits de Mr GEISSER,je suis quelque peu surpris de constater la tendance qu’il à caricaturer les choses :"l’erotisme victimaire","le feminisme de l’emotion"et j’en passe,entre nous ,quel rapport peut-on soupconner entre une certaine Meme amara et l’emotion ou l’erotisme et encore moins quand il s’agit de Meme djavann,ces deux femmes et les autres ,qu’est ce que j’en sais ont du se battre contre leur sort ,ce que leur milieu social a du leur faire subir,mais c’est leur milieu social encore une fois,fut-il en "terre d"islam" ou en "occident" et non l’islam en tant que culte ou culture,c’est un peu comme si on s’amusait a repertorier le nombre incalculable de femmes occidentales "de souche",battues par leur conjoint en etat d’ebrieté aigue ou dans le cadre de scenes de ménage,pour caricaturer et mettre en cause le christianisme ou je ne sais quel judaisme,les 2 cultes autorisant la boisson enivrante...qui aboutit au "grand bleu "il n’ya qu’a voir les visages tumefiés ,apeurés et ecchymotiques qui se presentent regulierement dans les services des urgences hospitaliers,pour verser encore une fois dans la caricature ,je parlerais de "l’alcoolisme victimaire" ou du "feminisme arrosé",je me garderai de faire cela,eu egard au respect que j’ai pour toutes les religions ,meme quand elle ont dans leur registre ce que des demeurés ont commis en leur noms:la saint barthelemy par exemple a l’actif d’un certain catholicisme,le martyr du peuple palestinien a l’ctif d’un certain judaisme et le talibanisme a l’actif d’un certain islam...

Zoubir NAJIB

12 février 2008
renoir a dit :
Comme d’habitude .. excellent article.
12 février 2008
Fayçal a dit :

A Adapta

« Voilà bien un discours caricatural, qui semble accomplir ce qu’il dénonce : limiter le combat de femmes anti-islamistes à leur sexe. »

Mais tu n’y es pas !!! Ce texte n’est que le prolongement d’une réflexion globale : la semaine dernière, V. GEISSER avait déja publié un article visant des personnalités masculines. Hommes et femmes ont été critiqués : il ne s’agit donc pas de limiter à leur sexe le combat de certaines opposantes aux islamistes. A part ça, tu dis :

« Elle (Mme. Ali) s’attaque aux textes et dogmes religieux, et aux intégristes qui s’accrochent à la moindre lettre, pas aux musulmans qui savent s’en détacher ».

Toujours ce problème de lecture ! En effet, dans le texte ci-dessus on peut lire une citation de Mme. Ali :

« Dans l’islam, l’homme est représenté comme ce bouc. S’il voit une femme découverte, il lui saute dessus. Les hommes musulmans n’ont aucune raison d’apprendre à se maîtriser. Ils n’en ont pas besoin. Ils ne sont pas éduqués dans le domaine sexuel »

Il ne s’agit pas ici d’une critique des textes, mais bel et bien d’un discours essentialiste qui vise et englobe les musulmans.

Tu disais également qu’il y avait plus de violences conjugales chez les musulmans que dans les autres couches de la population. C’est drôle, parce que récemment, une enquête a montré qu’une bonne partie des femmes qui subissent des violences ne vont pas porter plainte. Il est donc difficile de faire des comparaisons entre les différentes composantes de la société. Au mieux, la seule conclusion que l’on pourrait tirer, est que les femmes musulmanes ont moins d’inhibitions à se présenter au commissariat ! Aujourd’hui en France, en moyenne, une femme meurt tous les 4 jours des coups qu’elle reçoit de son mari : n’essaye même pas de me faire que ce genre de drame ne se passe que dans les familles musulmanes...

12 février 2008
oumma.com-uk-fan a dit :

L.MARTIN

Votre intervention est pleine de sagesse. La societe francaise a definitivement liquide les rapports entre individus bases sur la spiritualite au profit de relations strictement materielles.

Voici ce qu’ecrit la redaction de la republique des lettres a propos de la visite d’ AHA en France :

“Elle est une vraie martyre, une sainte qui au péril de sa vie a le courage de dénigrer activement l’Islamisme (on oublie en général dans ces milieux d’ajouter les termes de "radical", "intégriste" ou "fondamentaliste", estimant qu’il vaut mieux laisser entendre que l’Islamisme, mouvement prônant l’expansion de la religion musulmane, est contrairement au Christianisme ou au Judaïsme, un gros mot signifiant en quelque sorte "Terrorisme").

Mais l’objectif [], c’est surtout de transformer le cas Ayaan Hirsi Ali en grande cause européenne afin d’élargir institutionnellement à tout le continent ce douteux combat franco-ethnocentrique contre l’Islam. La "Voltaire noire" si chère aux islamophobes d’Occident sera donc dès jeudi prochain à Bruxelles, accompagnée de Bernard-Henri Lévy. Nicolas Sarkozy, tel Roland luttant héroïquement au Col de Roncevaux contre l’armée des Sarrasins, y plaidera parallèlement pour que l’Union Européenne dans son ensemble prenne en charge sa protection et celle de tous les futurs "dissidents de l’Islam".”

Ayaan Hirsi Ali (AHA), la nouvelle Voltaire noire de la France islamophobe.Auteur : La République des Lettres, lundi 11 février 2008

12 février 2008
Amazone a dit :
A Selma : Vous avez tout à fait raison dans votre intervention concernant le rôle de l’islam en Algérie. Nous savons que l’islam, voulu par les colons était celui de la soumission. Faire de l’islam, l’opium du peuple, pour l’endormir...le but étant de servir un peu d’islam (l’évangélisation étant un echec total), pour maintenir le peuple dans l’ignorance la plus totale et le détourner de la chose essentielle la politique coloniale (un peu ce qui se passe aujourd’hui en France). Dans ce contexte tout été fait pour qu’aucune emancipation ne soit possible ni pour les femmes ni pour les hommes d’ailleurs. Vous dites vous même : "Ceci étant, et durant toute la colonisation c’est l’Islam qui a été notre ciment et qui nous a permis de rester nous-mêmes ; il a eu un rôle mobilisateur dans le combat pour la libération. Pour nous, femmes musulmanes et Algériennes, ce qui comptait d’abord c’était de rester ce que nous étions , solidaires de tous les Algériens dans notre lutte commune, contre l’occupation coloniale." Pensez vous sincèrement que le but de la politique coloniale était que nous soyons uni autour de l’islam ? Tout a été fait pour diviser le peuple algérien, l’Oranais, le Sétifiens, l’Algerois, le Mozabyte, le Kabyle, le musulman, le chrétien, l’intello, le paysan, la femme, l’homme ....C’est le peuple Algérien et non l’Etat colonial qui s’est accroché à l’islam et qui a régi sa vie autour de l’islam, seul lien pour éviter l’éclatement totale de l’Algérie. C’est dans ce sens là qu’allait mon intervention quand je disais que l’islam n’était pas religion d’état à l’époque. L’algérie était française régie par des lois Françaises à l’exception des indigènes que nous étions...nous avions un islam à la sauce coloniale avec lequel nous devions nous débrouiller. Un islam amputé de l’essentiel, de l’essence même de l’islam. Les prêches des imams étaient minutieusement rédigés et contrôlés par l’Etat colonial, axés sur une interprêtation de soumission non à Dieu mais à une politique coloniale.
12 février 2008

Réponse à Adapta

Lisez ce texte et vous comprendrez :

Mme Ali s’attaque à l’Islam en le diffamant.Lisez donc cette lettre.

http://oumma.com/Lettre-a-Marc-Olivier-Fogiel

Le prophète est un pédophile selon cette femme. L’ islam une religion de haine.

Vous appelez ça critique de l’ Islamisme ou insulte envers l’Islam ?

12 février 2008
Nass a dit :

Mme Ali ne bénéficie plus de la protection de son pays d’adoption, la Hollande ???

Pauvre citoyenne du monde abandonnée par les siens et elle est en France à l’invitation du Bhl , Brockner & cie .

Ces derniers ont la ferme intention de rappeler à monsieur Sarkozy l’une de ses promesses électorales qui consiste à protéger toute femme persécutée dans le monde.

A qui vont ils faire croire que la France est plus democratique,plus libérale et surtout plus tolérante que la Hollande ???

La Hollande est l’incarnation de la tolérance si on croit les les experts et les citoyens européens.

Pourquoi donc ce pays connue par sa démocratie élitiste a retiré sa protection à cette égérie qui longtemps était considérée comme une héroïne de roman notamment dans sa lutte contre les méchants musulmans

Pourquoi donc ce changement d’attitude des autorités Néerlandaises ???

La vérité est que cette auxiliaire de la critique antimusulmane a fait de la lutte anti islam son fond de commerce qui lui a permis de titiller le sommet du pouvoir et de fréquenter la fine fleure de la société batave .

Son discours foncièrement islamophobe, et sa critique d’une simplicité enfantine étaient considérés longtemps comme de la clairvoyance et de la bravoure :

L’islam est mauvais

Les musulmans sont des méchants

l’islam est antidémocratique

l’islam divise le monde

les musulmans .......... ...............................

Son pays d’adoption l’a bondonné car, elle avait menti sur son passé et sur les motifs qui ont abouti a l’octroi de l’asile et de la nationalité Néerlandaise.

mais il y a encore plus grave,les autorités Hollandaises qui dans un passé récent accueillait à bras ouverts ces courtisans et leur faisaient une place dorée au sein de l’échiquier politico-médiatique s’est rendue compte qu’il s’agit de nouveaux imposteurs qui n’apportent rien au débat qui traverse la société Néerlandaise au sujet de l’islam et les musulmans.

Au contraire leur rôle se limitait à jeter de l’huile sur le feux et à exaspérer les douleurs et les tensions. Les positions se crispent à chacune de leur intervention .Ils font de la critique pour la critique sans se soucier de l’etat de violence et de douleur qu’ils peuvent engendrer.

Leur discours monotone et haineux fait appel aux sentiments les plus bas et dans le camps d’en-face on assiste à la même tonalité et au même rejet .La haine appelle la haine.

Le vivre ensemble exige un dialogue et un debat dans le respect des valeurs de chacun ,ces nouveaux marchands ne font que détruire ce que certains mettent des années à construire, aucun dialogue ne survie à leur passage.Leur autisme n’a d’égale que le fanatisme qu’ils sont censé de combattre.

Le pays est devenu en peu de temps l’un des pays les plus xénophobe et les plus islamophobes d’Europe.

Inquietant pour une société très cosmopolite, hélas labourée par ces extremistes de dernière heure et qui allument à chacune de leur sortie un peu plus le feu.

Ils sont pas loin de réussir à faire de ce pays une poudrière à retardement.

La radicalisation gagne du terrain dans toutes les couches de la population (un plan d’urgence de plusieurs millions d’euros est consacré aux rapprochement des enfants de differentes origines et religions dans les écoles) la fracture est là....

En résumé, ils ont réussi avec d’autres à diviser le pays entre musulmans et antimusulmans et les autorités ont raison de réagir ; la supercherie peut avoir de lourdes de conséquences sur le pays et l’avenir de sa population.

Maintenant quel est le lien si fort qui existe entre cette personne - qui au demeurant a droit à une protection - et BHL ,Bruckner & cie si ce n’est leur islamophobie partagée.

Ces meneurs de la meute islamophobe pensent que la France manque cruellement d’un porte drapeau féminine et musulmane, victime de l’oppressions des siens et sont prés à nous recycler Mme Ali. En somme un transfert au prix d’une nationalité et d’une protection d’une ex hollandaise qui après un bref passage par les U.S.A est appelée soutenir la flamme islamophobe en France.

La bonne nouvelle, c’est qu’ils commencent à manquer de solutions d’échange et bientôt ils vont faire appel à madame "jamais sans ma fille" .

c’est vrai qu’ il faut aussi les comprendre, ni pute ni soumise, leur fait faux bond , il ne joue plus le rôle de centre de formation qu’ils ont voulu lui faire jouer pour sortir une nouvelle poupée barbie... Bravo à elles.

Mais la mauvaise nouvelle, c’est que la France a besoin des gens responsables qui font du dialogue et du vivre ensemble les fondements de notre société et Mme Ai avec son non respect et ses raccourcis n’apportent que des souffrances d’un camps et de la tension dans l’autre .

Beau programme pour la France….

12 février 2008
Tic Tac a dit :

Merci Mr. Geisser !

Cet article est on ne peut plus d’actualité : Mme. Ali vient d’être reçue en France avec les honneurs dues à une princesse !

Toutes les caméras étaient braquées sur elle, des soutiens divers affluaient, ... C’est vrai qu’une indigne menace pèse sur elle, cependant doit-on s’interdire d’être critique vis-à-vis d’une menteuse (elle a reconnu elle-même avoir monté une histoire de toute pièce pour obtenir le statut de réfugiée) ?

12 février 2008
Adapta a dit :

Voilà bien un discours caricatural, qui semble accomplir ce qu’il dénonce : limiter le combat de femmes anti-islamistes à leur sexe. Discours qui caricature la position des personnes concernées, qui confond critique de textes et lois religieuses et racisme essentialiste. Il suffisait d’écouter Ayaan Hirsi Ali hier soir pour comprendre que cet amalgame est purement mensonger. Elle s’attaque aux textes et dogmes religieux, et aux intégristes qui s’accrochent à la moindre lettre, pas aux musulmans qui savent s’en détacher. Mais je ne sais pas pourquoi Mr Geisser semble détester ce type de positionnement, et cette attitude ressort au travers de tous ses textes, en traitant ceux qui ont cette positio de tous les noms en essayant de les caricaturer.

pourquoi au Brésil, au Méxique, en Espagne ou encore plus prés de nous en France, il y a autant de femmes qui meurent chaque jour sous les coups de leurs époux ? La 2ème c’est comment en 130 ans de colonialisme Français en Algérie, l’émancipation de la femme ne s’est pas faite, alors que l’islam n’était pas religion d’état et que le pays était régi par la France et par les lois Françaises ?

Et si on tenait compte des populations, est ce que les chiffres seraient forcément en défaveur des pays non musulmans ? Quand à l’algérie, elle n’a été soumise qu’à une partie des lois françaises, notament au niveau religieux la laïcité n’a jamais été appliquée aux algériens. Et puis la france était encore sous la coupe culturelle patriarcale et catholique du temps de la colonisation.

Au fait pourquoi les enquêtes donent trois fois plus de violences conjugales dans les pays du maghreb qu’en france ? et puis pour terminer au sujet de la violence voilà un rapport d’enquête sur la violence des femmes :

"Parmi ces éléments la religion incarne une vision des rapports entre les sexes et un ensemble de règles de vie. L’éducation laïque, sans doute un peu plus égalitaire entre les sexes, semble moins engendrer de violences conjugales que l’éducation religieuse quelle qu’elle soit. De plus on observe une forte corrélation entre l’importance accordée à la religion et les situations de violences conjugales, notamment gravissimes qui touchent 5,2% des femmes qui accordent de l’importance à la religion, contre moins de 2% parmi les autres. La grande imprégnation du religieux dans la vie quotidienne explique en partie que les situations de cumul de violences sont quasiment multipliées par trois chez les femmes musulmanes. C’est parmi les femmes immigrées d’origine étrangère qu’on trouve les plus fortes proportions de femmes accordant de l’importance à la religion, cette proportion dépasse 80% chez les femmes d’origine maghrébine.

Mais bon celà concerne toutes les religions, la différence c’est que chez les musulmans il y a plus de monde qui accorde beaucoup d’importance à la religion.

12 février 2008
fafou a dit :
c est tres interessant votre article ainsi que commentaires des internautes, moi meme etant musulmane,chef dentreprise algerienne,je souffre enormement de mon celibat,le regard de la societe malgres ma reussite,et surtout parceque je ne porte pas le foulard,les hommes voient en moi une femme facile,prete a se mettre au lit,...ils ne comprennent pas que je sois capable de gerer mon affaire sans faire appel a un homme ,et je passe de toutes les difficultes rencontrees dans les administrations,etc....bref cest pas tellement la joie ,...ca n a rien avoir avec l islam ,mais plutot des traditions archaiques qui ont fait que la femme est consideree comme mineure toute sa vie devant se soumettre a des lois de societes regies par des hommes,y a qu a voir en occident au XIXe et avant
12 février 2008
Selma a dit :

Charmois parle de "certains articles de la Charia, la loi islamique". Mais que sait-il de la Charia, et peut-il nous définir cette loi ? L’ a-t-il lue une seule fois ?

Ce qu’il y a de fantatastique, c’est que souvent, certains intervenants ressortent des stéréotypes,qu’ils ont ingurgités à travers les médias, sans même faire l’effort d’aller s’instruire par par eux-mêmes.

Les interventions d’Amazone sont souvent intéressantes, mais aujourd’hui, je vais lui porter la contradiction, pour débattre, en toute amitié. Amazone se pose la question : pourquoi après 132 ans de colonisation de l’Algérie par la France, l’émancipation de la femme ne s"est pas faite, alors que l’Islam n’était pas religion d’ Etat ?

Juste un petit peu d’histoire : Quand l’Emir Abdelkader s’est rendu aux Français, après une résistance d’autant plus héroique qu’elle était dès le départ vouée à l’échec compte tenu des moyens dont disposaient les Colonialistes, les Français s’étaient engagés solennellement à respecter la religion des Algériens, ainsi que leurs biens et leur langue...etc. Comme toujours, la loi du vainqueur lui permet de trahir tous ses engagements, avant même que l’encre de la signature n’ait séché. On sait ce qu’il est advenu des terres appartenant aux Algériens, qui ont été gracieusement offertes aux colons après avoir été séquestrées, ..On sait ce qu’il est advenu de la langue arabe,considérée comme une langue étrangère.. Quant à la religion, à l’Islam, après avoir essayé d’ évangéliser les Algériens ( La colonisation devait se faire par le sabre et le goupillon" dixit Monseigneur Lavigerie), et devant la résistance à cette évangélisation, les colonialistes ont mis sous contrôle l’Islam, par le biais d’Imams nommés et contrôlés par l’administration coloniale, et qui devaient être à son service.

La loi de 1905, sur la séparation de l’Etat et de l’Eglise n’a jamais été appliquée en Algérie en ce qui concerne l’Islam..Il n’y avait pas de religion d’Etat, mais il y avait une religion sous controle de l’Etat colonial, ce qui était pire.

Ceci étant, et durant toute la colonisation c’est l’Islam qui a été notre ciment et qui nous a permis de rester nous-mêmes ; il a eu un rôle mobilisateur dans le combat pour la libération. Pour nous, femmes musulmanes et Algériennes, ce qui comptait d’abord c’était de rester ce que nous étions , solidaires de tous les Algériens dans notre lutte commune, contre l’occupation coloniale.

Je reviens à l’article de Geisser, dans lequel, il fustige les "Barbie de l’Islam light" : ces poupées Barbie dont il parle, ne sont pas les femmes occidentales, mais il s’agit de cette catégorie de femmes qui se disent "musulmanes" et qui font dans l’islamophobie la plus abjecte, celles que les médias exhibent pour mieux "renvoyer les musulmans à un statut d’obsédés sexuels, de débiles , d’obscurantistes, intégristes etc..qu’il faut absolument éradiquer...

Didier prétend que les femmes occidentales se sont émancipées en dehors de la religion : Pourtant, les féministes occidentales commémorent, et à juste titre, une des premières féministes d’Amérique du Sud au 17eme siècle, la mexicaine Inès de la Croix, catholique convaincue, et théologienne de renom.

Mais dès qu’il s’agit de femmes musulmanes , il leur est interdit de se dire féministes et musulmanes car selon les clichés consacrés par l’Occident, il s’agit d’une antinomie..

Et pourtant,le féminisme islamique est en mouvement, pour dire que l’Islam n’a jamais eu pour but la soumission des femmes aux hommes, pour lutter pour les droits des femmes souvent confisqués, non par les principes de l’Islam mais par des normes qui relèvent du social et du culturel. Les femmes musulmanes militantes ne sont absolument pas à la traîne des occidentales, mais elles sont différentes, ont d’autres critères, et revendiquent leur droit à la différence..

Pour terminer, je ne crois pas, contrairement, à M.Geisser, que les algériennes citées par lui :L. Benmansour, M. Mokkadem et KMessaoudi aient représenté et aient lutté pour les droits des femmes algériennes sans islamophobie. Il suffit de lire leurs ecrits pour se rendre compte qu"elles ont été aussi islamophobes que les "Barbie" dont il parle.De plus elles ont été instrumentalisées par un clan du pouvoir algérien , qui cherchait l’appui de l’Occident pour légitimer toutes les atrocités de la guerre civile des années noires de l’Algérie. Ces Algériennes ont été également parrainées par BHL, Glusman et autres islamophobes patentés.

Bravo pour l’interview de F. Mernissi : cette sociologue marocaine était également très médiatisée en Occident, quand elle s’en prenait à l’Islam dans ses écrits, mais depuis la guerre du golfe, Fatéma a pris conscience de la réalité et des buts de "la sollicitude" des occidentaux quant au statut de la femme musulmane : une horrible instrumentalisation politique.

Aujourd’hui,la femme palestinienne , la femme irakienne, la femme afghane ne bénéficient même pas du premier des droits humains : le droit à la vie.

Alors,les donneurs de leçons où êtes-vous ?

12 février 2008
L. Martin a dit :

Bonsoir à tous,

L’article de Vincent Geisser a un ton pamphlétaire très rude mais comment nier les réalités qu’il décrit ? Encore hier soir, je regardais l’émission de Christine Ockrent : le thème tournait autour d’un éventuel aménagement de la loi de 1905 sur la laïcité compte tenu de la présence d’un grand nombre de musulmans en France. Bien entendu Ayaan Hirsi Ali était présente ainsi que Philippe Val... Personne pour pouvoir exposer sereinement le point de vue des religions et encore moins celui de l’Islam. Seul un prêtre dominicain a tenté timidement de dire que les religions n’étaient pas dangereuses pour la République... Bien entendu, pour que l’émission paraisse objective, Christine Ockrent faisait mine d’être l’avocate des Musulmans et de la possibilité ‘‘d’adapter la loi de 1905 à la nouvelle sociologie française’’. Evidemment, elle suscitait à chaque fois le scandale des participants. Fin stratège Mme Ockrent... Elle a certes de qui tenir.

Toujours est-il que prendre des millions de téléspectateurs – musulmans et non-musulmans confondus – pour des idiots est scandaleux. Au vue de cela, comment nier que l’érotisme victimaire a donc encore de beaux jours devant lui et les amateurs assoiffés de « petites beurettes martyrisées » une présence assurée pendant de longues années sur les plateaux TV.

En tout cas, tous dans cette émission étaient d’accord pour dire que le problème des Musulmans c’est qu’ils ne séparent pas le religieux du politique. Une jeune femme qui souhaiterait porter le foulard confond-elle le religieux et le politique ? Où est le rapport ? Le véritable clivage entre n’est pas là car seul une petite minorité de Musulmans peinent à séparer le religieux du politique, et c’est ce qu’il faut appeler ‘‘l’islamisme activiste’’. Non, le véritable clivage est donc la conscience de l’Au-delà : pour le Musulman – comme pour tout croyant en principe – le bien-être terrestre n’est pas la valeur suprême. Dans la foi, cette vie prend tout son sens par rapport à la vie éternelle qui en est le prolongement et le couronnement. Une preuve que c’est là le véritable clivage ? Lorsqu’un religieux se bat pour tenter d’améliorer les conditions de vie matérielle des hommes – comme a pu le faire l’Abbé Pierre – tout le monde reconnaît la grandeur du projet mais lorsqu’un croyant exprime son opinion sur l’abstinence sexuelle en dehors du mariage, il risque la condamnation unanime de tous ‘‘les esprits éclairés’’. L’Abbé Pierre l’a vécu douloureusement. Si par malheur une musulmane choisit de ne pas montrer sa beauté en public, il y aura toujours un ‘‘esprit progressiste’’ pour expliquer qu’elle est soit manipulée, soit manipulatrice...

Le nœud du problème c’est ce que le croyant qui a conscience de l’Au-delà met en lumière sans le vouloir le caractère éphémère et donc vain des choses. C’est cela qui crée tant d’animosité vis-à-vis d’une foi qui n’est pas qu’un simple folklore. Bien entendu, la foi ne nie pas l’importance de la vie terrestre mais elle la replace dans le cadre plus large de la Vie (avec un grand V). De même, sans le vouloir du tout, la musulmane par son simple voile exprime le ridicule qu’il y a à épuiser toute son énergie – et ton argent – en brushing, lifting et autre relooking. Est-elle coupable pour autant ?

L’Islam, par sa présence récente en Europe, pose à nouveau la question cruciale du sens et des fins dernières, question qui avait évacuée par le XIX ème siècle scientiste et matérialiste. Le défi du vivre ensemble auquel nous aurons à faire face me semble donc être le suivant : les croyants n’ont pas à juger ceux qui ne voient que la vie terrestre – Dieu seul est Juge – et les non-croyants doivent apprendre à ne pas considérer qu’abandonner un plaisir ou une facilité relève du déséquilibre mental. Sommes prêts les uns et les autres à ce difficile effort sur soi ? C’est certes plus facile à dire qu’à réaliser mais c’est pourtant nécessaire.

12 février 2008
Nanny a dit :

Bernard-Henri Lévy aura tout essayé pour détourner l’attention du monde de la Palestine ; Le Pakistan qu’il fallait écraser à la suite de sa pseudo-enquête sur la mort d’un journaliste américain, le Darfour, et maintenant il est allé chercher cette pauvre Aayan Hirsi qui ne mérite pas de s’appeler Ali du fin fond de son exil américain pour lui faire dire des idioties contre l’Islam ce que de nombreux islamophobes autrement plus talentueux ont fait avant elle avec le succès que l’on connait : l’Islam est toujours là et pour l’éternité.

je ne suis pas d’accord que la tendre Cosette des Misérables prête son nom à ces "khobzistes" dont le seul objectif est de vendre leur âme contre quelques miettes.

11 février 2008
Rachid ZANI a dit :
et ça continu encore et encore , c’est que le début d’accord,d’accord..(musical) C’est toujours le même film qui passe chantonne Francis Cabrel. Après Rushdie,REDEKER,la nouvelle tendance est arrivée : les femmes sic ! Pauvres femmes musulmanes si persécutées si oppressées,si malheureuses que dénoncent nos soeurs meutries : me demande si ma femme est malheureuse ? (des fois qu’elle daigne reposer le téléphone : cet objet diabolique, sic !) Seulement à voir la pseudo députée somalienne deverser son fiel à l’endroit de l’ISLAM,lançant un discours concocté par la junte médiatique dont son représentant le bellâtre BHL,plus poustilloneur que jamais,devant un parterre de personalités comme Mme ROYALE, je me dis : combien doit être triste leur vie pour avoir vendu leur âme contre une notoriété qu’ils espèrent et qu’ils n’auront jamais et pour s’être fourvoyée avec les ors chimèriques. "Amour ,gloire et beauté" Décidément l’influence télévisuel n’en finit pas de faire des ravages dans ces cerveaux étroits.
11 février 2008

ideal, ceux qui manipulent ce monde n’en ont rien à faire de la femme musulmane ou autre, ce qu’il cherche c’est à conquérir le monde musulman, il pense que son point faible c’est sa femme. Pourtant, au delà du blabla il n’y a qu’à voir comment en France, les musulmanes sont traitées et stigmatisées (si tu n’est pas d’accord tu es aliénée, on ne te cause plus, on ne veut plus te voir. Quelle lacheté), Dans les universités et les écoles certaines expriment un raz le bol et une lacitude sur la manière dont elles sont traitées, elles subissent la même pression visant à faire d’elles des filles au modèle écervelée : je et rien que je).

Il y a tout de même un problème et c’est le même qu’au moment de la cacophonie sur le voile, je ne suis pas tombé de la dernière pluie, je regarde depuis des années, j’ai été éduqué ici, je constate de belles choses fanées le lendemain, au final, il peuvent faire tous les discours qu’ils peuvent, ce ne sont pas des modèles loin de là.

Alors certes je suis dangereux, je veux de la cohérence, de la maîtrise et du respect de l’autre d’autant plus s’il est faible (je vis où moi ? j’ai un autre choix que d’être ouvert ? Maintenant, il faut en plus que je sois comme ? Et puis quoi encore, que je renie mes parents ? Vous me prenez pour Faudel obsséder par l’argnet. Mes exigences sont difficiles, alors on répond par de l’hypocrisie, c’est normal quand on prétend être une lumière on n’a pas de leçon à recevoir.

De quel droit les plutocrates me dicte ma conduite ou ma conscience ou encore me donne des leçons sur ce qu’est être un homme ; qu’ils s’occupent de mettre de l’ordre dans leur histoire avant (là je dirai chapeau bas, ils sont courageux).

Si certains sont dépendants au point de se laisser séduire par le paternalisme absurde d’une France rétrograde c’est leur problèmes et leur conditions. "viens ma chérie manger le sucre dans ma main, mais oui tu es mignonne, ton frère est méchant avec toi, oh ma pauvre chérie". (qui infantilise ?)

Il faudrait laisser le contrôle à ces ahuris à l’intelligence limitée ? "le rap est responsable des émeutes. Wow qu’elle trouvaille ça mérite le ballon d’or".

Pourquoi ? Parce qu’ils sont là ? Et alors ?

On peut dresser qui l’on veut sur la route ça ne changera rien, l’Algérie fut colonisée pendant plusieurs génération et pourtant...

11 février 2008
Nadia a dit :

Ces mauvaises contrefaçons de Valkyries ont beau se pavaner complaisamment devant les plateaux télés et autres feuilles de choux, ce ne seront jamais que des arrivistes qui ont trouvé là un créneau rassasiant à satiété leur ego pathologique et "accessoirement" leur portefeuille (en croco ?). Dans la civilisation du prêt-à-jeter, elles ne feront pas long feu. Ce qu’il ne faut pas perdre de vue c’est que ces (très) drôles de dames sont froidement et méthodiquement instrumentalisées par des instances politiques de tous bords, moins "ostentatoires" mais néanmoins solidement enracinées. C’est là-dessus qu’il faut se focaliser, et une réponse suprêmement démocratique à ce parasitisme structural s’appelle le lobbysme, concept qui contrairement en France, est totalement décomplexé chez les anglo-saxons, allez savoir pourquoi (ou pour qui ?)...

Humanistes du monde entier, unissez-vous !

11 février 2008
Nellu a dit :

J’assume mes attaques honteuses ! Non mais sans blague : c’est pas le débat que recherche Véronique, c’est de venir nous donner des leçcons ! Raconter sa vie n’a absolument aucune valeur argumentative : il ne suffit pas d’avoir vécu au Maroc, ou encore d’avoir cotoyé une famille algérienne, pour prétendre nous expliquer la situation de la femme en terre musulmane !!!

Alors je maintiens : n’importe quel raciste de gauche vous parlera de son grand ami Algérien, ou encore de sa voisine Marocaine qu’il l’invite souvent à venir manger le couscous, ...

11 février 2008

Il n’y a qu’à regarder les réactions "occidentales" à ce texte pour comprendre ce qu’il en est...

Bravo M Geissier, vous faites preuve de courage et d’autodétermination, on peut dire à coup sûr que cela ne vous mettra pas sous les feux des projecteurs.

Si un jour on parvient à débarasser certains occidentaux du fétichisme millénaires qui les habitent (ils font la meme chose quelque soit le sujet, se l’approprient le matérialisent afin de le controller ; ), Si ce fétichisme est vaincu alors on pourra dire que le choc des civilisations aura été au grand bénéfice du monde et surtout de la paix (qui est le champion inconstesté de la du pillage et de la destruction que ces derniers appellent dommages collatéraux, ces 5,10,20,50,200,2000 dernières années ? Est-ce que l’expansion de l’Islam s’est faite par des massacres ou du harcèlement ? Pas besoin, comment se fait-il que certains de ces gens ne peuvent se contenter de servir d’exemples ? Difficile de marrier hypocrisie et exmplarité).

Pour vous aider à oublier, ils vous drogue de mots sans aucune cohérence ; ils passent de la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes au droit d’ingérance, dictée par le pouvoir de destruction, on les retrouve dans tous les pays du monde à lutter contre les peuples et à maintenir leurs enfants dictateurs en place.

L’individualisme est une hérésie dont on ne sait trop la finalité. A quoi cela mène-t-il de faire des aliénés dociles consommant à outrance pour assouvir un manque de vie (comme nous on parle aux autres sur le net, ça nous évite les contraintes de l’autre, c’est ça la laïcité, on ne veut pas voir l’autre sans le réduire à son strict minimum, une fonction, ce qu’il peut apporter à tous, quel dogme de fou).

L’individualisme pour lequel la femme est instrumentalisée crée des problèmes que le monde ne pourra assumer et quand on voit les sparadra que l’on monte en catastrophe (environnement, bio, ...). Imaginez le monde complètement occidentalisé (6 milliards d’individus consommant , au delà des êtres sans vie à la sauce occidentale ’t’as fais quoi ce week-end ?’, on ne se retrouve qu’avec des machines incapables de cotoyer l’autre car ne sachant plus le faire si ce n’est par des artifices préprogrammés (mon périmètre c’est celui là et le tiens c’est celui-ci, mon voisin est un idiot les branches de son arbre débordent sur mon jardin, wow t’as une audi, bah c’est qu’une vieille voiture, ouais mais t’as l’air plus beau avec une audi, les garçons c’est le bleu et les filles c’est le rose, le père noël a les couleurs de coca cola, c’est la fête des enfants, tu veux manger quoi ce midi ? Du surgelé, de toute façon j’ai pas le temps, en même temps on aura beau dire c’est pratique tout de même, mais maman ? bon écoutes débrouilles toi un peu, ..)

11 février 2008
ideal a dit :
Le fait qu’il n’y est jamais eu de femmes Président en France ou aux Etats Unis, alors qu’au Pakistan si, permet-il de dire que la femme occidentale est opprimée ? Epuisant, fatiguant ces donneurs de leçons, convaincus que seul leur modèle est le meilleur, si vous suivez l’exemple occidental alors vous êtes émancipées, libres et heureuses. Si part malheur vous rejetez le modèle occidental alors vous êtes vouées à l’enfer de la regression, de la soumission et l’esclavagisme. Décidement la dictatuture du modèle de la "femme occidentale" perdure !
11 février 2008
oumma.com-uk-fan a dit :

VERONIQUE

Le fait que vous ne daignez pas repondre a mes 2 questions indique que vous avez du mal a justifier vos vos propos.

DIDIER

Il me semble qu’une incomprehension persiste entre musulman(es) et occidentaux non-musulmans. Beaucoup de Francais(es) sont incapables d’accepter l’Islam comme vecteur d’emancipation pour la femme.

Effectivement, vous nous rappelez qu’ : « En occident, il suffit de suivre l’évolution du statut des femmes depuis 100 ans pour s’apercevoir qu’on ne parle plus du tout des mêmes personnes. Et le moteur n’a pas été la religion, qui a tout fait pour freiner le mouvement. »

L’entretien de Fatima Mernissi avec le magazine Psychologies est tres instructif et constitue l’ebauche un dialogue fructueux, car pertinent pour musulmans et non-musulmans.

11 février 2008
amazone a dit :
Chamois : La polygamie n’est pas ce que vous croyez loin de là. Elle n’autorise le fait d’avoir plusieurs femmes que dans un contexte, précis et déterminé. Je vous rappelle que la polygamie existait bien avant l’avenement de l’islam et ce dans toutes les sociètés. L’islam n’a fait que lui donner des règles strictes et juridiques. Mais dites moi Chamois le fait d’avoir des maitresses ne fait t-il pas des non musulmans des polygames ? N’est ce pas plus hypocrites ? Combien de non musulmans ont des enfants avec leurs maitresses, enfants non reconnus et non assumés ? L’islam donne un statut à ces femmes et à leurs enfants. Peut on reprocher à l’islam de ne pas être hypocrite ? Miterrand et bien d’autres n’étaient ils pas polygames ? Alors si vous pouviez nous épargner cet éternel "reproche" dont les non musulmans usent et abusent, tout en faisant la même chose mais avec une hypocrisie institutionnalisée, nous pourrions alors débattre honnêtement du statuts des femmes en Islam.
11 février 2008
Gen a dit :

Apparemment, Didier n’a rien compris à l’article de V. Geisser : ce dernier n’a jamais comparé « l’idéal féminin occidental » - pour peu qu’il existe - à une poupée Barbie !!! L’article n’a pas pour objectif de dénigrer le féminisme occidental, mais alors pas du tout !

Du reste, l’intervention passe à côté de la plaque...

11 février 2008
Amazone a dit :
Véronique : Je Crois que vos voyages dates des années 80 au moins. Les choses ont évoluées entre temps. Je ne conteste pas entièrement ce que vous dites. Cependant, rien ne dit que cela à avoir avec l’islam. Ce sont des faits culturels. Dans les sociètés Marocaine ou Algérienne, les gens vivent en communauté et le "quand dira t’on" est trés important, et n’a absolument rien de religieux et encore moins de musulman. Vous créer un amalgame à l’image de ces femmes que vous admirez pour leur courage, entre ce qui relève du fait culturel et ce qui relève du fait religieux. Quant au comportements de certains immigrés en France, cela est dû au fait que souvent les parents ont quittés leurs pays d’orignes dans les années 60-70 et ont gardés la mentalité de l’époque pour ne pas trop se déraciner de leurs pays. J’ai grandi avec des familles Italiennes, Portugaises et espagnoles chrétiens et je vous assure que l’éducation données aux filles étaient la même que celles que donnaient les parents arabes. Ce qui démonte complètement l’idée que l’islam est la cause de ce genre d’éducation et de comportement. Cependant vous occultez les questions que je vous ai posé dans l’intervention précédente. Pourquoi est ce qu’autant de femmes meurent sous les coups de leurs maris dans les pays Chrétiens ? Et pourquoi en 130 ans de colonialisme le gouvernement Français de l’époque en Algérie n’a rien fait pour l’émancipation des femmes ?
11 février 2008
Kamila a dit :

Bonjour à Tous,

Je réponds, entre autre, à Charmois -

Je suis une femme et une femme musulmane pratiquante. N’allez pas entendre par là que je suis confinée chez moi, portant le foulard, le voile, enfin l’image que l’on donne à chaque fois qu’on dit je suis "musulmane pratiquante". Je sors, je travaille,... la vie normale. Pourtant, je ne me reconnais absolument pas dans les discours d’une Fadéla Amara, ni d’une Ayaan Hirsi Ali, qui pour moi utilisent (attaquent) l’Islam pour exister et c’est le cas de le dire...

Maintenant, à propos de :

"cette charia donne aux hommes, la possibilité d’avoir 4 épouses légitimes est limité à 4." Effectivement, l’homme musulman peut épouser 4 femmes, mais sous quelles conditions ? Il ne peut, déjà, pas épouser la seconde si la première n’est pas consentante (pas évident). Il faut que le seconde femme accepte d’épouser un homme déjà marié (pas évident, non plus et là, je ne parle que de la 2ème). Il doit être équitable avec les 2, 3 ou 4 épouses et à tout point de vue ; financier, comportement, etc...sans oublier, bien sûr, les enfants (encore moins évident). Si l’homme se sent capable, et durant toute sa vie ( !!), à être à la hauteur de ces conditions, alors il peut épouser plus d’une femme...

Pas facile...

Et je reviens un peu dans la société dans laquelle nous vivons aujourd’hui. Combien d’hommes mariés ont des relations extra conjugales ? beaucoup !! Alors on s’indigne quand Allah permet aux hommes de prendre plus d’une épouse et dans la légalité (Hallal) et on trouve normal quand ça se passe dans l’illégalité. Si Allah a permit ça, c’est qu’il connait, et bien mieux que nous, la nature humaine.

Et si on regardait cette charia sous un autre angle. Pas que l’homme a droit à 4 épouses mais que chaque femme a droit à un mari.

Lisez le coran et vous verrez que les femmes sont loin d’être lésées.

11 février 2008
Véronique a dit :

A Nellu et Amazone :

Il faudrait plutôt répondre aux questions précises que j’ai abordées et non pas faire come le fait Nellu éviter le débat par des attaques honteuses à mon endroit.

11 février 2008
Nellu a dit :
Véronique me fait bien marrer : s’inventer des amis arabes pour donner un semblant de respectabilité à son racisme ! C’est typique des "fachos" de gauche !!!
11 février 2008
"musulmane,"voilée" et fière de l’être" a dit :

A méditer sur l’interview de Fatéma Mernici,professeur à l’université Mohammed-V, a Rabat,sociologue auteur de "le harem" et l’occident :

« Seules les musulmanes persécutées intéressent l’Occident »Les musulmanes jeunes un mois par an ; les Occidentales, c’est toute l’année !

Professeur à l’université Mohammed-V, a Rabat, c’est l’une des plus brillantes intellectuelles musulmanes. Elle a publie notamment “Le Harem politique”, “Sultanes oubliées” et “Rêves de femmes” (Albin Michel, 1987, 1996). Elle donne aujourd’hui des conférences dans le monde entier.

Psychologies : Vous affirmez que les femmes occidentales vivent dans des “harems”. Est-ce de la provocation ?

Fatema Mernissi : Absolument pas. Toutes les entreprises dirigées par des hommes sont des harems et, comme par hasard, presque tous les magazines féminins occidentaux ont des hommes pour chef. Même une entreprise installée dans un building de verre ultra futuriste comme il y en a à la Défense peut abriter un harem. Un lieu ou le maître fait en sorte de s’entourer de dizaines de femmes dont le salaire dépend de son bon vouloir. Et la répression y est aussi terrible qu’en Orient, mais de nature beaucoup plus discrète.

Vous parlez de harem, mais pas de sexe…

Le but d’un harem n’est pas d’avoir du sexe, mais de montrer son pouvoir. Si vous voulez du sexe, vous ne vous entourez pas de dizaines de personnes, vous n’introduisez pas entre les femmes rivalité et compétition. A moins d’avoir une sexualité bizarroïde…

La taille 38 pour les Occidentales serait l’équivalent du port du voile pour les musulmanes. N’y allez-vous pas un peu fort ?

A Téhéran, si vous ne mettez pas de tchador, un policier vous rappelle a l’ordre. En Occident, la terreur est plus immatérielle. Il suffit de faire circuler des images pour que les femmes s’épuisent a leur ressembler. Tout va bien si vous rentrez dans du 38. Sinon, vous n’êtes pas dans la norme et vous ne pouvez même pas vous révolter. C’est surréaliste, comme type de violence. Les musulmanes jeunes un mois par an ; les Occidentales, c’est toute l’année !

Cette femme occidentale “soumise et consentante” dont vous parlez, ou l’avez-vous trouvée ?

Dans les fantasmes des Occidentaux. Il suffit de regarder les odalisques nues de Matisse ou de lire Kant et sa conception de la beauté idéale ! Le fantasme de l’homme occidental, c’est une femme muette et passive intellectuellement. Le fantasme des Orientaux, c’est Schéhérazade, une femme essentiellement intellectuelle. C’est en touchant l’homme par des mots savamment choisis qu’elle réussit a agir sur ses émotions.

Et quels sont les fantasmes des femmes ?

Chez nous, il y a une sorte de souplesse entre les sexes. Par exemple, un homme tendre n’est pas repoussant, au contraire. Aux Etats-Unis, un homme qui montre de la tendresse ou qui pleure est ridicule. L’homme occidental doit être dur et ne pas montrer ses émotions. L’homme arabe, s’il n’a pas d’émotions, est effrayant. C’est un homme fragile, qui l’exprime et qui en rit.

Selon vous, les femmes orientales voudraient saper le pouvoir des hommes…

Nous utilisons le mot "kayd", qui veut dire astucieux, malin. Ce n’est pas de la ruse, c’est pire. C’est un pouvoir irrésistible et destructeur. Les femmes orientales font peur aux hommes, car elles sont dotées d’une intelligence subversive, opposées au pouvoir, au système. Elles sont reconnues comme intelligentes et stratèges quand il s’agit de détruire le pouvoir masculin. La première fois que je suis allée aux Etats-Unis, lorsque j’étais étudiante, j’ai été surprise de constater que la femme n’était pas supposée être aussi intelligente que l’homme. Je n’ai jamais ressenti cela dans un pays musulman.

Vous dites que la femme orientale est plus rebelle que la femme occidentale. C’est une boutade ?

Résister aux discriminations et revendiquer l’égalité des sexes est un réflexe très fort chez la femme musulmane. Cela n’a rien a voir avec le stéréotype raciste d’un être totalement passif vendu par les medias occidentaux. C’est pour cela qu’en dépit des extrémismes, nombre d’entre elles parviennent a des postes politiques importants. En Islam, la femme est considérée comme l’égale de l’homme.

En théorie. Mais pensez-vous qu’elle le soit réellement ?

Dans les années 90, le pourcentage de femmes enseignant dans les universités ou institutions équivalentes était plus important en Egypte qu’en France ou au Canada. Le pourcentage d’étudiantes inscrites dans les formations d’ingénieur était deux fois plus élevé en Turquie et en Syrie qu’aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne.

Comment expliquez-vous alors qu’en Occident, les femmes musulmanes soient toujours considérées comme soumises ?

Parce que c’est une idée reçue, véhiculée par les medias. Ces images de femmes misérables, soumises, battues, violées, sont devenues un produit de consommation pour l’Occident, comme une drogue qui vous renfloue. Cela remonte a merveille le moral des femmes occidentales. On leur dit : « Estimez-vous heureuse, vous n’êtes pas dans un pays musulman. »

Vous semblez dire que les femmes musulmanes ne sont pas opprimées…

Beaucoup d’entre elles dirigent des compagnies, mais elles ne sont pas médiatisées. Seules celles qui sont persécutées sont intéressantes aux yeux de l’Occident !

Cet Islam existe pourtant, par exemple chez les taliban !

Je ne parle pas des extrémistes, je parle de gens normaux ! Les femmes que je rencontre remportent des batailles tous les jours. Elles, vous ne les regardez pas ! Celles qui vous intéressent portent le voile ou subissent la dictature des extrémistes.

Au cours de votre enquête, qu’est-ce qui vous a le plus surpris ?

Que les femmes occidentales croient que leur système est bon pour les femmes. Du fait qu’elles ont quelques avantages, elles ne voient pas tout le reste. Elles ne sont absolument pas les égales des hommes, mais se comportent pourtant comme si c’était le cas. Je trouve cela tout bonnement fascinant ! En Orient, je sais que les lois sont contre moi, donc, a chaque minute, je veille a ne pas me laisser "bouffer".


11 février 2008
didier a dit :

L’article de l’auteur et les interventions de certains internautes me sidèrent.

L’évolution de la condition de la femme en Occident s’est faite dans le contexte de l’évolution des sociétés occidentales. Qu’aujourd’hui la condition de la femme dans une société musulmane soit différente de celle dans une société occidentale est une lapalissade puisque les sociétés et leur histoire sont différentes.

En occident, il suffit de suivre l’évolution du statut des femmes depuis 100 ans pour s’apercevoir qu’on ne parle plus du tout des mêmes personnes. Et le moteur n’a pas été la religion, qui a tout fait pour freiner le mouvement. Parmi les événements initiateurs, il faut placer les deux guerres mondiales où les femmes ont bien dû remplacer les hommes. Il a tout de même fallu attendre l’après 68 pour que le statut des femmes se mette à bouger vraiment, dans la vie personnelle, la vie familiale comme dans sa vie professionnelle. Et c’est loin d’être terminé, le meilleur reste à venir... Ce n’est même plus du féminisme, c’est une lame de fond.

Alors quand un autre concept de la femme, venant d’une autre histoire, se confronte à cette évolution occidentale (pour ne pas dire cette révolution), il est clair que l’incompréhension risque de s’installer.

L’idéal féminin généré par l’Occident est-il une Barbie, comme le sous-entendent certains ? Peut-être un peu dans les années 50, mais certainement pas aujourd’hui. Bien au contraire, puisqu’enfin les femmes peuvent être instruites, intelligentes et cultiver leur féminité. Alors qu’il y a quelques décennies, il fallait choisir, quand on ne choisissait pas pour elles.

Libre à qui veut de contester ce mouvement de fond, voire de le caricaturer grâce au quelques excès ici ou là, inévitables comme dans toute révolution, mais aucune chance de retour en arrière, ni même d’en entraver le développement.

11 février 2008
Véronique a dit :

A Amazone

Je suis allé au Maroc et en Algérie et pas seulement dans les grandes villes, également dans les provinces profondes. Beaucoup de filles sont soumises à la loi des hommes. Une fille ne peut sortir le soir. Une fille est souvent surveillée par son père ou ses frères. Une femme qui n’est pas mariée et très mal vue. Une fille ne peut avoir de vie indépendante. Elle ne peut pas prendre un appartement et vivre sa vie comme elle le souhaite ou avoir un petit ami. J’ai des amies marocaines et algériennes qui sont obligées de vivre leur amour de façon clandestine pour que le père et leurs frères ne le sachent pas. Est-ce un pb de tomber amoureuse et d’avoir un petit ami ? Contestez-vous cette réalité Amazone. J’ai vécu durant plusieurs jours avec une famille algérienne à Constantine. Les femmes quand elles regardaient par la fenêtre, elles devaient le faire discrètement pour ne pas être vue par les hommes. On demande même aux femmes de parler doucement...

11 février 2008
Amazone a dit :
A Véronique : Etes vous déjà allée dans un pays musulman ? Avez vous dejà était invitée par une famille musulmane ? Il est étonnant de lire de tels propos : "..ces femmes musulmanes se révoltaient et prendre la parole sans la permission de l’homme....". En effet, je crois que vous avez une conception et une vision trés biaisées des femmes musulmanes, vous les voyait à travers "le prisme colonial". Les femmes dont vous dites mériter notre soutien manquent malheureusement de culture. En effet, elle font un amalgame monstrueux entre l’islam et la culture du pays. Et si l’on suit leur raisonnement les femmes musulmanes sont victimes des hommes qui les maltraitent et si elles sont des victimes c’est parce que les hommes musulmans sont des brutes et des pervers. Ma 1ère question chère Véronique est la suivante : pourquoi au Brésil, au Méxique, en Espagne ou encore plus prés de nous en France, il y a autant de femmes qui meurent chaque jour sous les coups de leurs époux ? La 2ème c’est comment en 130 ans de colonialisme Français en Algérie, l’émancipation de la femme ne s’est pas faite, alors que l’islam n’était pas religion d’état et que le pays était régi par la France et par les lois Françaises ?
11 février 2008
houd a dit :
Chamois quand tu cites des lois tirées du coran au moins est l’honneté de cité tout l’article de loi avec ces conditions d’utilisations. Et quand a la supériorité de l’homme vis a vis de la femme elle n’est pas d’ordre juridique,ni moral, ni social mais est juste dans le fait que l’homme au niveau familliale a le devoir de nourire sa femme ses enfants etc.. Moi je vais te sortir un autre article de loi tout bien que la femme gagne le garde pour elle meme, elle n’est pas obligé de le partager avec son mari tu vois il y a du feminisme !!!!. tu vois ces poupées barbies ne parlent jamais de ça, ne cite jamais cette article ne disent jamais que khadija (femme du prophete)etait une chef d’entreprise une femme cultivé libre !!!!Pourquoi je pose la question ?
11 février 2008
Raptor a dit :
j’ai moi-même été dupé. Je le reconnais volontier. Je tiens particulièrement à vous remercier de nous avoir éclairé avec votre analyse. Je vois désormais les choses tout à fait différement.
11 février 2008
JF. Pascal a dit :
"L’érotisme victimaire" drôle de concept Monsieur Geisseir qui vous permet surtout de vous en tirer à bon compte en caricaturant le combat de ces féministes qui P pASCAL Pest en fait votre seul objectif. Pour vous le féminisme musulman doit être voilée pour être crédible.
11 février 2008
Charmois a dit :
J’ai lu ce texte que je conteste dans son intégralité. J’aimerais avir l’avis de Vincent Geisser et des internautes femmes notamment sur certains certaines articles de la Charia, la loi islamique qui instaure une supériorité de l’homme sur la femme réduite à un statut de mineure. Pensez-vous qu’il suffit d’être occidental ou féministe pour s’indigner de ces dispoisitions juridiques en terre d’Islam. Cette charia permet à l’homme de pouvoir divorcer selon sa volonté, cette charia donne aux hommes, la possibilité d’avoir 4 épouses légitimes est limité à 4. Vous pensez réllement que dénoncer ces articles de loi sont le fait d’une démarche néo-coloniale !
11 février 2008

Véronique non qu’elles ne se taisent pas mais qu’on ne me demande pas de les prendres au sérieux. Quand à dire courageuse laisse moi rire. Montées de toute pièce, arrivistes et conformiste plutôt.

Tu crois, parce que c’est ce qu’on te montre, que la femme musulmane et soit soumise soit libérées comme ces "poupées" (le problème c’est pas trop qu’elle dise moi ceci moi cela, non c’est qu’en plus elle veut m’expliquer ce que je dois être, elle se prend pour qui ?), c’est pitoyable mais qu’est-ce que tu veux que je te dise tu es tellement convaincu de ton dogme, que puis-je dire ?

Tu parles de courage alors que je n’ai aucun pouvoir d’expression, c’est hallucinant.

Vous avez les vertues, jusqu’à pouvoir tuer des villages entier à coup de missiles sans que cela fasse le moindre bruit mais une parole d’en face peut déclencher un massacre total.

votre rêve c’est de faire du monde musulman un monde occidental. Comme toujours quand le monde est différent il vous fait peur, avoir le monde à votre image sans vie, que des mots. Quelle horreur.

Les femmes en occidents sont instrumentalisés pour véhiculer l’individualisme et il faut bien reconnaître que pour certaine la notion de liberté s’arrête au nombril.

Cette instrumentalisation de la femme se retrouve dans le discours poilitique de façon flagrante. Notamment les discours sur la laïcité de 1905 et 2004. Il ne s’agit pas de "libérer" la femme mais de se l’approprier car comme disent les républicanistes "c’est la femme qui éduque les enfants" et qu’elle éducation "tu seras un bon consommateur mon fils et tu respecteras l’ordre établit".

Dans un pays où le paternalisme va bon train, c’est bien le paternalisme qui place ces poupées sous les feux des projecteurs, c’est bien ce paternalisme qui est l’expression d’un modèle patriarchale.

L’exemple de Fadela Amara est frappant, elle peut dire ce qu’elle veut là où elle est, même faire son ingénue "oué les tests adn c’est dégueulasse" (femme politique de l’année c’est clair), elle ne risque pas de se faire virer, c’est le paternalisme qui l’a mise là où elle est c’est pas le paternalisme qui va la chassée. Société de mort vivants.

11 février 2008
oumma.com-uk-fan a dit :

A VERONIQUE

Vous ecrivez : « Il est heureux de voir ces femmes musulmanes se révoltaient et prendre la parole sans la permission de l’homme »

A quelles femmes faites vous reference ?

Chahdortt DJAVANN et Ayaan HIRSI ALI, de leur propre aveu, ne sont pas musulmanes. Qui plus est, elles sont islamophobes. Dans ce cas, comment peuvent-elles pretendre agir au nom des femmes musulmanes ?

11 février 2008
Véronique a dit :
Que voulez-vous que ces femmes courageuses fassent ? Qu’elles se taisent ! Il est heureux de voir ces femmes musulmanes se révoltaient et prendre la parole sans la permission de l’homme. Ces femmes méritent notre soutien. Je suis admirative de leur courage.
11 février 2008
oumma.com-uk-fan a dit :

Vincent Geisser est l’un des rares intelectuels francais qui prenne le contre-pied de la pensee unique.

La fascination erotique de l’homme blanc pour la femme musulmane ne date pas d’aujourd’hui, comme le souligne Malek Alloula dans son livre : le harem colonial, images d’un sous-erotisme.

L’ omnipresence de ces barbislam dans les medias francais a pour but de marginaliser le travail des feministes musulmanes. Ces femmes osent proposer un modèle de femme émancipée et libre dans un cadre islamique. Voici des extraits d’un article ; Islam et féminisme : une appropriation mutuelle jeudi 13 décembre 2007 par Malika Hamidi. http://www.resistingwomen.net/spip.php ?article246&lang=fr

“Compte tenu de la condition sociale actuelle des femmes musulmanes, loin d’être égale à celle des hommes dans les sociétés musulmanes, il est difficile pour l’Occident d’imaginer l’apport positif de l’Islam à l’endroit de la femme.

Tandis que les mouvements féministes s’appuient, pour la plupart, sur des valeurs, une pensée et une idéologie occidentales, le féminisme musulman semble apparaître comme un concept conflictuel puisque ce mouvement tire sa compréhension d’un paradigme religieux, celui de l’Islam, religion prétendue être l’antithèse des valeurs défendues par certaines féministes.

En effet, alors même que le concept « féminisme musulman » questionne et interpelle par son antinomie apparente dans les termes, certain(e)s n’y voient en revanche nulle incompatibilité, bien au contraire. Il n’est pas surprenant d’ailleurs de constater que nombreuses sont les féministes qui perçoivent en l’Islam un opposant majeur aux mouvements féministes ; vision étayée par des représentations sociales et des stéréotypes discréditants relatifs à la question de la femme musulmane. Les tenantes d’un « féminisme musulman », pour leur part, ne voient nulle incompatibilité entre adhésion à une foi et revendication des droits de la femme, l’Islam leur ayant déjà accordé un certain nombre de droits qu’elles revendiquent aujourd’hui en se réappropriant le débat religieux.”

Plus loin dans l’article :

“La sacralisation de l’enseignement religieux explique d’ailleurs pourquoi, malgré une forte tradition patriarcale, les femmes n’étaient pas exclues de l’instruction. L’histoire musulmane offre même, à différentes périodes, de grandes figures féminines réputées pour leur savoir général et religieux en particulier. Cet accès aux études et le « renouveau » de leur engagement leur ont octroyé la possibilité de promouvoir une relecture du Texte à la lumière du contexte et de l’éthique musulmane, tout en produisant une réflexion profonde et une remise en question des pratiques culturelles et coutumières, principales responsables de la décadence de la condition de la femme musulmane.” […]Elles considèrent l’Islam comme la voie spécifique de leur libération et aspirent à une interprétation libérée de toute lecture « masculine ».

[…]Ces mouvements de femmes s’inscrivent dans un cadre purement et simplement islamique : il s’agit d’un féminisme à l’intérieur du féminisme et qui part « d’une appartenance religieuse pour arriver à des principes universels ».

11 février 2008

Resalam,

Je suis partie voir les sites de TF1 et france 2 et j’hallucine,ils disent ex-députée en omettant le fait qu’elle a menti !!!

11 février 2008
lotfibenaissa a dit :
bonsoir a tous !En tant que musulman je suis pour l egalité homme femme !et je ne suis pas seul !Il faudrait que les pays musulmans s ouvrent au dialogue,organiser des forums sur l égalité des sexes.Malheuresement la liberté d expression n existe pas chez nous.Meme dans des pays laique comme la tunisie ou la syrie il n existe pas de veritable reunion ou bien des forums ouvert a tous pour en parler.salut salam shalom !
11 février 2008
mouslimetoun a dit :
Merci infiniment
 
Oumma Television

 

Institut Français de la finance Islamique

 



 

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