Mufti et Soufi. Les fatwas de ‘Alî Jum‘a

La richesse et l’évolution complexe des différentes tendances interprétatives qui traversent l’Islam depuis ses débuts rendent impossibles les simplifications grossières. Certains analystes, plus ou moins bien intentionnés, reprennent pourtant à leur compte des clichés sur l’Islam qui, pour être superficiels, n’en sont pas moins dotés d’une surprenante résilience.

Version mobile  Newsletter  Lien RSS
Vendredi 3 Septembre 2010
Mufti et Soufi. Les fatwas de ‘Alî Jum‘a
2 juin 2008

La richesse et l’évolution complexe des différentes tendances interprétatives qui traversent l’Islam depuis ses débuts rendent impossibles les simplifications grossières. Certains analystes, plus ou moins bien intentionnés, reprennent pourtant à leur compte des clichés sur l’Islam qui, pour être superficiels, n’en sont pas moins dotés d’une surprenante résilience.

C’est le cas de la supposée opposition radicale entre un islam spirituel et mystique, et un islam dit ‘‘juridique et casuistique’’. En un mot, l’opposition entre le Mufti et le Soufi serait irréductible et insurmontable. C’est ainsi qu’un livre récent et intitulé Soufi ou mufti ? Quel avenir pour l’islam ? entend enfermer les musulmans dans une impasse qui n’existe que dans l’esprit de son auteur[1]. C’est oublier un peu vite – ou feindre d’ignorer – qu’il y a toujours eu des autorités de la Loi qui furent en même temps des maîtres de la Voie. Dès le 3ème siècle de l’Hégire, Junayd (m. 911), considéré comme l’une des autorités les plus importantes du soufisme, déclarait : « Notre science s’enracine dans le Livre et l’enseignement prophétique et quiconque n’est pas de ceux qui ont mémorisé le Coran, transcrit le Hadith et maîtrisé les sciences du fiqh, ne saurait être suivi. »

Le célèbre Ghazâlî (m. 1111) a réussi une synthèse harmonieuse entre les aspects juridiques et spirituels de l’Islam, entre le fiqh et le soufisme, dans sa fameuse ‘‘somme spirituelle’’ intitulée Ihyâ’ ‘ulûm al-Dîn. Il a ainsi durablement marqué toute la pensée musulmane. Quelques siècles plus tard, Suyûtî (m. 1505), l’un des auteurs les plus féconds parmi les savants musulmans, prononça de nombreuses fatwas sur des sujets relatifs au soufisme dans son recueil intitulé al-Hâwî lil-fatâwî. Il inaugurait ainsi une longue liste de muftis qui furent aussi de grands Soufis. Il fut, par exemple, suivi dans cette voie par Ibn Hajar al-Haytamî (m. 1566) dans son recueil de fatwas al-Fatâwâ al-hadîthiyya.

Plus près de nous, le Cheikh al-Azhar ‘Abd al-Halîm Mahmûd (m. 1978) prononça 43 fatwas éclaircissant les aspects les plus importants du soufisme[2]. Par ses éditions d’ouvrages classiques et les études sur la mystique musulmane qu’il publia, il fut l’un des acteurs du renouveau du soufisme en Egypte et dans bien d’autres pays. Enfin, un digne héritier de tous ces muftis soufis est ‘Alî Jum‘a, l’actuel mufti d’Egypte. Il est connu pour son combat sans concession contre l’excision dans un pays qui la pratique encore largement, et pour avoir affirmé clairement que l’apostasie ne mérite aucun châtiment terrestre dès lors que l’ordre public n’est pas menacé.

‘Alî Jum‘a est né le 3 mars 1952, il occupe la charge de Grand-mufti d’Egypte depuis 2003. Ce spécialiste des fondements du Droit en Islam (usûl al-fiqh) est aussi un homme de spiritualité et un fin connaisseur de la mystique musulmane. Outre de nombreux ouvrages sur les usûl al-fiqh, il vient de publier un recueil de cent fatwas dont beaucoup concernent des thèmes relatifs à la mystique : al-Bayân limâ yachghal al-adhdân[3]. Littéralement, le titre de l’ouvrage signifie : l’éclaircissement concernant les questions qui occupent les esprits. Ce titre suggère nettement la volonté de répondre aux difficultés que rencontre l’Islam contemporain. Près d’un tiers des fatwas concernent le soufisme (30 sur 100). C’est dire que pour ‘Alî Jum‘a les aspects mystiques de l’Islam doivent être pris en compte dès lors que l’on souhaite apporter des réponses aux interrogations qui traversent le monde musulman.

Qu’est-ce qu’une fatwa ? C’est une réponse à une question religieuse faisant problème. Cette réponse doit être dûment argumentée à l’aide de preuves scripturaires. Afin de donner une idée précise du travail effectué par ‘Alî Jum‘a dans son ouvrage, le meilleur moyen est sans doute d’offrir au lecteur la traduction d’une fatwa relative aux aspects essentiels du soufisme.

JPEG - 9.1 ko
Cheikh ‘Alî Jum‘a

« Questions 87 : Quel est le statut juridique (hukm) relatif au rattachement d’un musulman à un voie soufie (tarîqa) ? Pourquoi existe-il plusieurs voies soufies ? Puisque le soufisme c’est l’ascèse, l’invocation de Dieu et la noblesse de caractère, pourquoi le musulman ne pourrait-il se contenter de puiser les convenances spirituelles et le bon comportement à partir d’une lecture du Coran et de la Sunna ? 

Réponse : Le soufisme c’est une discipline d’éducation intérieure par laquelle le musulman peut s’élever jusqu’au degré de l’excellence (ihsân) qui fut définie par le Prophète (ص) ainsi : ‘‘Que tu adores Dieu comme si tu le voyais, car si tu ne le vois pas, Lui te vois[4].’’ Le soufisme est donc un programme d’éducation visant à purifier l’âme de toutes ses maladies car celles-ci voilent l’homme de Dieu. Cette éducation a donc pour but de remédier aux défauts de l’âme et du caractère, et cela concerne aussi bien le rapport de l’homme à Dieu que celui aux autres et à soi-même.

La voie soufie est l’école au sein de laquelle la purification de l’âme et l’élévation du caractère seront rendues possibles. Le maître spirituel (shaykh) est celui qui enseigne cette discipline à l’élève ou au disciple (murîd). De fait, l’âme humaine recèle par nature un certain nombre de maladies intérieures comme l’orgueil, la suffisance, la fatuité, l’égoïsme, l’avarice, la colère, l’ostentation, la tendance au péché, le désir de vengeance, le mépris, la haine, la traîtrise, l’ambition. Selon le Coran, la femme de l’intendant dit [après avoir pris conscience de ses fautes] : ‘‘Je ne m’innocente pas, l’âme est instigatrice du mal, sauf si mon Seigneur me fait miséricorde. Certes, mon Seigneur est Celui qui pardonne et Il est le Miséricordieux.’’[5] Tout cela explique pourquoi nos Anciens prirent conscience de la nécessité d’une éducation de l’âme afin qu’elle perde ses maladies, qu’elle puisse être en harmonie avec les autres et qu’elle puisse s’élancer vers son Seigneur.

Une voie soufie doit comporter certains éléments : s’appuyer sur le Coran et la Sunna puisqu’elle n’est autre que la discipline spirituelle contenue en eux. Tout ce qui s’oppose à l’esprit des enseignements du Coran et de la Sunna ne saurait faire partie d’une voie soufie. De plus, les enseignements de cette voie ne peuvent être isolés de ceux de la Loi car ils en sont l’essence (jawhar).

Le soufisme insiste sur trois attitudes fondamentales mises en lumière par le Coran : Prendre garde à la nature de l’âme, prendre du recul par rapport à elle et la purifier de ses défauts. A ce sujet, le Très-Haut a dit : ‘‘Par l’âme ! Comme elle fut bien modelée ! Dieu lui a inspiré une part de perversité et une part de piété.’’[6] Concernant la seconde attitude, le Coran préconise l’invocation de Dieu (dhikr Allâh) : ‘‘Ô vous qui avez la foi, invoquez Dieu abondamment !’’[7] De même le Prophète (ص) a dit : ‘‘Que ta langue reste toujours humide par l’invocation de Dieu’’[8]. Quant à la troisième attitude, elle est liée au détachement des séductions du monde (zuhd fî l-duniâ) et à l’aspiration vers l’Au-delà : ‘‘La vie de ce monde n’est que jeu et distraction passagère : pour les gens de piété, la demeure de l’Au-delà a bien plus de valeur ; n’avez-vous donc aucun discernement ?’’[9]

Pour sa part, le maître spirituel qui transmet les différentes formes d’invocation aux disciples, qui les guide dans la voie de la purification de l’âme et de la guérison des maladies du cœur, est aussi un enseignant transmettant une discipline précise à chacun en fonction de ses maladies propres. Cette charge fut d’ailleurs assumée par le Prophète (ص) qui conseillait à chacun ce qui lui permettait de se rapprocher de Dieu en tenant compte de ce qui différencie chaque âme. C’est ainsi qu’il a pu dire à un homme qui l’avait interrogé sur ce qui pourrait le préserver de la colère divine : ‘‘Ne te mets jamais en colère !’’ ; à un autre qui lui avait demandé une pratique simple à laquelle il pourrait s’accrocher, il répondit : ‘‘Que ta langue reste toujours humide par l’invocation de Dieu’’. Parmi les Compagnons, certains veillaient en prière, d’autres s’attachaient plus particulièrement à la lecture du Coran, d’autres encore étaient connus pour leur courage dans les combats ; certains pratiquaient beaucoup l’invocation de Dieu, tandis que d’autres distribuaient ce qu’ils possédaient en aumônes.

L’éducation spirituelle telle que nous l’avons évoquée ne nécessite pas l’abandon du monde : il s’agit de pratiquer plus particulièrement une forme d’adoration de Dieu afin d’aboutir à la proximité de Dieu. On peut rapprocher cela des différentes portes du Paradis : bien que les portes soient multiples, le Paradis est un. A ce sujet, le Prophète (ص) a dit : ‘‘Il est une porte du Paradis pour chaque type d’adorateurs, et c’est par elle qu’ils seront appelés : les hommes de jeûne seront appelés à entrer au Paradis par une porte nommée Rayyân.’’[10] De la même façon, les voies soufies et les types d’éducation qu’elles transmettent peuvent varier en fonction du maître et des besoins du disciple…

Il faut souligner ici que ce que nous disons du soufisme ne s’applique pas aux pseudo soufis qui ne font que lui nuire et qui n’ont ni religion ni piété ; ceux qui recherchent la transe lors des fêtes religieuses et qui simulent le ravissement. Tout cela ne fait évidemment pas partie du soufisme authentique… et nous ne pouvons le juger à partir d’actes d’ignorants. Il nous faut au contraire nous rapprocher des grands savants qui firent son éloge et tenter de comprendre pourquoi ils le firent.

Enfin, nous voudrions répondre à qui demande : « Pourquoi ne pouvons-nous nous contenter d’apprendre les convenances spirituelles et la purification de l’âme directement du Coran et de la Sunna ? » Ce genre de propos est à première vue séduisant mais mène à une perte certaine ! Prenons un exemple : Nous n’apprenons pas les obligations de la prière ainsi que ce qui y est recommandé ou déconseillé par la lecture du Coran et de la Sunna mais par le biais d’une science que l’on appelle jurisprudence (‘ilm al-fiqh). Cette science a été élaborée par des juristes qui ont déduits, par un effort de réflexion (istinbât), les statuts juridiques de la religion à partir du Coran et de la Sunna.

Qu’en serait-il de nous si nous adoptions l’attitude de celui qui voudrait lire directement des statuts juridiques dans le Coran et de la Sunna ? De la même façon, il est des choses que l’on ne saurait trouver par une simple lecture du Coran et de la Sunna, et qu’il faut donc apprendre auprès des maîtres spirituels en recevant leur enseignement oral car, en spiritualité, les enseignements écrits ne suffisent pas. On dit, par exemple dans l’art de la psalmodie du Coran (tajwîd) : ‘‘L’allongement obligatoire d’une voyelle dure six temps’’.

Qui donc a fixé la durée de cet allongement ? Quel en est le fondement scripturaire (dalîl) et qui l’a rendu obligatoire ? Nul autre que les spécialistes de cet art. Il en va de même pour la science qu’est le soufisme : elle fut exposée dès l’époque de Junayd, au 4ème siècle de l’Hégire et elle continue de l’être de nos jours, bien que les temps soient peu portés à la spiritualité, que les mœurs soient dépravées, et que certaines voies soufies soient déchues par l’adoption de comportements contraires à la religion, laissant croire aux uns et aux autres qu’elles représentent le soufisme. Mais Dieu – qu’Il soit exalté – défendra le soufisme et ceux qui le représentent ; Il les préservera par Sa puissance car Il a dit : ‘‘Certes Dieu prendra la défense de ceux qui ont la foi, et Il n’aime pas les traîtres ingrats.’’[11]

Nous espérons avoir donné, dans ce qui précède, un éclaircissement suffisant sur ce que sont le soufisme, les voies soufies, le maître spirituel, les raisons de la multiplicité des voies et celles pour lesquelles il faut recevoir la discipline visant à la purification de l’âme de l’enseignement des maîtres spirituels et non par une simple lecture du Coran et de la Sunna. Que Dieu nous permette de comprendre la réalité de notre religion. Et certes, Dieu est plus savant. »[12]



[1] Anne-Marie Delcambre, éd. Desclée de Brouwer, 2007.

[2] Cf. Fatâwâ ‘Abd al-Halîm Mahmûd, vol. II, p. 327-408, ed. Dâr al-Ma‘ârif, Le Caire, 2002.

[3] Ed. al-Muqattam, Le Caire, 2005.

[4] Hadith cité par Bukhârî.

[5] Coran : 12, 53.

[6] Coran : 91, 7-8.

[7] Coran : 33, 41.

[8] Cité par Tirmidhî.

[9] Coran : 6, 32.

[10] Cité par Bukhârî.

[11] Coran : 22, 38.

[12] Al-Bayân, p.328-331.


Partager sur Facebook

Partager sur Twitter

Mots clés

Tayeb Chouiref

Traducteur et écrivain, il est spécialiste de la mystique musulmane et mène actuellement des recherches sur d’importants développements du soufisme et du Hadith en Egypte ottomane. Tayeb Chouiref est également l’auteur du livre « Les enseignements spirituels du Prophète » éd. Tasnîm, 2008.(Recueil de hadiths authentifiés commentés par les grands maîtres de la spiritualité musulmane). Il a aussi traduit des ouvrages d’al-Ghazâlî et d’Ibn ’Arabî.

Du même auteur, à lire sur oumma.com :

Vos réactions et commentaires sur cet article : Mufti et Soufi. Les fatwas de ‘Alî Jum‘a

14 septembre 2008
J’ai relu les commentaires de cet article et je voudrais juste dire à Waglioni (ou répondre au problème qu’il soulève) qu’il s’informe sur les "Parfaits", ceux qui peuvent se positionner ou agir à tous les degrés d’existence du chemin spirituel parcouru. Ce sont ces divers "points de vue" qui donnent, nécesssairement, le caractère temporaire à leurs actions ou leurs dires. Ces cas, certes assez exceptionnels, sont ontologiquement tout à fait possibles .
14 septembre 2008
cendrillon a dit :

salam alaikoum

Je suis nouvelle sur ce site, j’ai aimé les discussions entre les internaute, je ne suis pas particulièrement soufie ou autre je suis musulmane pratiquante. Mais je me documente sur le soufisme, ma mère qui ne croyait pas en dieu, grâce au soufisme elle croit maintenant fait la prière, le ramadan, etc ....

je trouve que cette tariqa est très interessante par rapport à toutes les autres, là ou je suis c’est les salafiste qui l’emporte en ce moment et je ne sais pas pourquoi mais ils ont une dent contre le soufisme, pour eux ils adorent leur maître spirituel, cela fait comme une secte, mais je ne pense pas, seulement au début du chemin qu’à suivi ma mère, je croyais qu’elle s’était fourrée dans une secte, sa façon de parler du chikh, oh la la, mais à la longue, j’ai compris, .... j’ai compris qu’elle avait bcps d’estime ou amour pour lui parceque c’est son sauveur, elle aurait pu mourrir kafira. Moi je suis aux anges pour elle, rien que parcequ’elle croit en dieu, aux prophètes, aux livres, et au jugement dernier.

wa salam alaikoum

3 septembre 2008
Chaki a dit :
Salim, Mashallah, tes remarques sont très pertinentes. Qu’Allah nous pardonne tous.
10 juin 2008
Essalam aalaykoum a dit :

Waglioni tu aurais donc mieux fait de t’abstenir

Il est maintenant clair qu’à part affirmations et polémiques tu ne sais argumenter. Car tu as très bien compris ce qui t’as été dit non pas par un post mais par plusieurs

Si tu prends le snobisme pour une armure tu risques d’être surpris. Serais-tu complexé ?

Je ne saurais donc pas au nom de quoi tu fais une séparation entre l’être et l’agir et surtout comment tu conçois la cohérence de cette scission.

Il faut bien que ce que l’on pense ai un sens pour nous (et donc nécessairement corresponde à une action), se contenter de citer des personnages ou ce qu’ils ont pu dire hors de tout contexte ne signifie en soi rien

Une action c’est ce que l’on est et ce que l’on croit, n’est-ce pas les actes que l’on juge ? Les actes n’engage-t-il pas nécessairement notre responsabilité ? Serions-nous dans un monde parfaitement individualiste ou l’autre n’existerait absolument pas ? Tout serait question de "c’est à moi ou ce n’est pas à moi" ?

Bref, ça n’a plus d’importance, désolé de t’avoir agressé

Wa salam alaykoum

9 juin 2008
Waglioni a dit :
anonyme, vous ne comprenez donc pas l’intérêt d’un identifiant ? C’est pourtant très simple. Comment voulez-vous que l’on ait la patience (et l’ennui) de lire tout le déroulé des commentaires pour essayer de retrouver vos posts ? Et ce serait sans compter les autres "anonymes" que l’on prendrait pour vous, si n’était la violence de vos récriminations qui vous identifient sans conteste. En bref, je ne réponds pas aux posts anonymes, impossibles et autres incompréhensibles.
9 juin 2008

Waglioni, pseudo ou pas cela ne t’empêche pas de répondre, arrête le ridicule un instant.

Tu ne vas pas me dire que tu t’identifies à tes messages ? J’ai vu sur un autre sujet un intervenant parler de "courage" à propos du post anonyme, il faut vous faire soigner les gars, nous sommes dans un environnement anonyme

Je me contente de répondre aux idées pas vraiment aux personnes, je conçois que ce soit plus pratique de citer un pseudo mais je réponds aux posts anonymes sans aucune gêne, signer un post ne me correspond pas mais ça ne m’empêche pas d’avoir de la suite dans les idées ne t’inquiètes pas.

Au final tu as pris le soin de me répondre pour ne rien dire si ce n’est faire dans la polémque c’est dommage car je ne cherches pas à t’attaquer, je ne te condamne pas, je suis de nature assez curieuse, si je te demande de répondre c’est parceque je me dis "peut-être que pour lui c’est cohérent voyons comment il voit les choses" mais si tu ne veux pas n’en parlons plus.

Wa salam aalaykoum

9 juin 2008
Waglioni a dit :

@à Karim B., vous avez sans doute raison de critiquer mes formules pour leur excès de simplicité. C’est que j’ai pour règle de faire court. C’est une règle de style, que je crois appropriée aux échanges électroniques. Mais cela permet aussi d’élaguer, et de trier. Sans aller jusqu’à invoquer les "happy few" qui seuls pourraient entendre, je pensais que dans le cours de commentaires sur un sujet comme la soufisme, on pouvait se dispenser de devoir tout expliciter. Alors voici : l’affaire du soufi, c’est l’amour divin. Et si la voie vers ce Rapprochement n’exclut pas forcément une discipline, ce n’est pas à force de contraintes que l’on y avance. Le domaine du mufti, celui du haut-clergé, c’est celui des règles et des régulations, de la morale et de la politique. Ce sont bien deux domaines ontologiquement différents, voire opposés car l’enseignement de l’un n’est d’aucune utilité pour l’autre. Voilà tout mon propos, et il n’a rien d’original. Est-il assez nuancé ?

Sur Abd el Kader, nous nous rejoignons, puisque j’avais déjà indiqué “Que le retour au "monde" d’un grand mystique soit possible, ’Ibn ‘Arabi en a fait la démonstration, mais pour une action ponctuelle et limitée (à son exemple, Abd el Kader, qui prend la tête de la Résistance aux Français)”. Mais en effet, je maintiens la formule : "pour une action ponctuelle et limitée".

Vou avez, pareillement mon salut.

8 juin 2008
Karim B., Montréal a dit :

Salam aleykoum

Je viens de relire mon post (qui a été publié en double, pourquoi ?) et réalise que j’ai oublier de l’adresser.

Il s’agit d’un commentaire qui s’adressait aux propoe de mr Waglioni qui affirmait :

l’"impossibilité ontologique entre les statuts du mufti et celui du soufi."

Mr Waglioni, lecteurs de Oumma.com,

Bonne journée et paix à vous.

8 juin 2008
Waglioni a dit :
@ le (la ?) quidam anonyme qui me reproche de ne pas répondre à ses questions, puis me fait un sermon sur mon ego etc., je réponds pour dire que je n’y comprends rien. Il y a des limites à la clairvoyance de tous les instants. Pour établir un échange il faut s’identifier un minimum. Mais évidemment le choix d’un nom, d’un pseudo, c’est déjà un pas sur la voie du culte de l’ego. Alors restez bien anonyme, dans un espace tout ce qu’il y a de plus complexe. Mais ne vous plaignez pas ensuite que l’on ne puisse répondre à des questions imaginaires.
6 juin 2008

...assalam alaykoum !

Je veux remercier le site pour le site et l’auteur pour son très bel article ! et je veux juste dire que je suis absolument d’accord avec ce qui vient d’être dit ! ... c’est très beau et c’est bien vrai !!!

Malheureusement sur les forums trop de gens oublient leur propre misére et s’érigent en "rectificateur", alors qu’il n’y a rien à rectifier, mais juste pour s’affirmer à eux-mêmes et aux autres ! D’ailleurs ces "auto-proclamés" écrivent souvent des lignes compliquées et indigestes, qu’au fond seuls eux-mêmes peuvent bien saisir et qui n’apportent rien à personne !

Bref, passons,sérieusement si on pouvait avoir des articles comme ça plus souvent ce serait vraiment super !

assalamalaykoumouarahmatullahiouabarakatuhu !

6 juin 2008

Waglioni dommage que tu es refusé de répondre à mes questions et remarques,

Pour quelqu’un qui tient le soufisme en si haute estime tu sembles plus préoccupé par la polémique que par l’échange, ne serais-tu pas essentiellement guidé par ton égo ?

il est plus facile de parler des chose que d’en être digne, c’est justement là que les choses commence. En effet on peut concevoir beaucoup de choses et être beaucoup de choses en théorie mais en pratique il faut un travail sur soi de tous les instants. Quand on s’écarte du chemin on constate à quel point il est difficile d’y revenir. Quand on fait face à l’adversité on constate ce que l’on est, il y a des choses qui ne mentent pas.

Pourtant il en est pour faire de leur condition des théories, se cacher derrière des concepts vide d’actes et de sens, prendre les gens de haut, les traiter d’ignorants et d’incultes mais au final qu’est-ce que ça change ? Quand chacun de nos actes est faux, qu’il est un jeu, un rôle, une soif de reconnaissance des êtres dont le sort n’est pas différent du notre mais et qui auront tôt fait d’abuser de cette servilité qu’on leur sert en plateau

On reste prisonnier de ce que l’on est. Bien sûr, il y a l’image et l’auto-estime pour nous leurrer et leurrer toujours un peu plus loin, jusqu’où et dans quel but ?

Toutes les illusions finissent par tomber, nous sommes averti ; croyez en toutes les statues d’or que vous voulez vous ne changerez rien à votre condition.

Notre condition, nous qui avons grandi en ces temps de l’aliénation médiatique que peut-elle être ?

Wa salam alaykoum

5 juin 2008
Karim B., Montréal a dit :

Salam aleykoum à tous et à toutes

J’ai seulement deux noms à donner :

Abdelkrim El-Khattabi et

Amir AbdelQader.

Affirmer que l’expertise religieuse, la participation aux affaires de la cité et l’approfondissement de la spiritualité sont antinomiques c’est reléguer les maîtres spirituels à l’impuissance et à la fuite hors de ce monde.

De plus, affirmer d’un trait que tous les muftis, mollahs et autres savants ou fqihs participant de près ou de loin à l’univers politique ne peuvent être des êtres doués d’une profondeur spirituelle ET

qu’ils sont effectivement toujours du côté des méchants ET

que leurs faits, gestes et actions même sont contraires à l’effort introspectif spirituel et au rapprochement de Dieu -Exalté Soit-Il- :

C’EST catégoriser d’un seul coup des centaines de milliers -voir plus- d’hommes que l’on ne connaît pas et dont on ne connaît ni les motivations, ni les circonstances...

Bref, c’est parler de choses que l’on ne connaît pas et avancer des choses que l’on ignore.

Si on suit les conséquences logiques du telle affirmation et voyons ou elle nous mène on aperçoit qu’il s’agit de rien de moins que d’entrer dans le moule du courant dominant de la pensée politique occidentale : laisser l’entière gestion des affaires de la cité à des experts, ceux dont c’est le travail est de se salir les mains et les affaires extraterrestres à des soufis qui nous éloignerons des souffrances et soucis de ce monde.

C’est exactement ce qui se profile derrière toute l’argumentation de Delcambre.

Du plus pur style : opium religion pour le peuple...

Car le présuposé est que la condition sinequa non, le prérequis absolu pour améliorer les affaires de ce monde est d’effacer toute présence d’hommes ou de femmes mûs par la foi du domaine de la gestion des affaires de la cité (le domaine politique).

C’est se condamner à mettre hors-jeu toute possibilité d’action inspiré dans le monde des humains.

À moins que notre coeur soit si atteint de cynisme que l’on juge a priori que toute action de religieux dans le domaine politique est nécessairement mû par des intérêts charnels et pécuniers...

Je n’ai que deux noms à donner :

Amir AbdelQader et

AbdelKrim El-Khattabi.

Mais Dieu -Exalté Soit-il- Est Plus Savant.

Wa salam

5 juin 2008
Karim B., Montréal a dit :

Salam aleykoum à tous et à toutes

J’ai seulement deux noms à donner :

Abdelkrim El-Khattabi et

Amir AbdelQader.

Affirmer que l’expertise religieuse, la participation aux affaires de la cité et l’approfondissement de la spiritualité sont antinomiques c’est reléguer les maîtres spirituels à l’impuissance et à la fuite hors de ce monde.

De plus, affirmer d’un trait que tous les muftis, mollahs et autres savants ou fqihs participant de près ou de loin à l’univers politique ne peuvent être des êtres doués d’une profondeur spirituelle ET

qu’ils sont effectivement toujours du côté des méchants ET

que leurs faits, gestes et actions même sont contraires à l’effort introspectif spirituel et au rapprochement de Dieu -Exalté Soit-Il- :

C’EST catégoriser d’un seul coup des centaines de milliers -voir plus- d’hommes que l’on ne connaît pas et dont on ne connaît ni les motivations, ni les circonstances...

Bref, c’est parler de choses que l’on ne connaît pas et avancer des choses que l’on ignore.

Si on suit les conséquences logiques du telle affirmation et voyons ou elle nous mène on aperçoit qu’il s’agit de rien de moins que d’entrer dans le moule du courant dominant de la pensée politique occidentale : laisser l’entière gestion des affaires de la cité à des experts, ceux dont c’est le travail est de se salir les mains et les affaires extraterrestres à des soufis qui nous éloignerons des souffrances et soucis de ce monde.

C’est exactement ce qui se profile derrière toute l’argumentation de Delcambre.

Du plus pur style : opium religion pour le peuple...

Car le présuposé est que la condition sinequa non, le prérequis absolu pour améliorer les affaires de ce monde est d’effacer toute présence d’hommes ou de femmes mûs par la foi du domaine de la gestion des affaires de la cité (le domaine politique).

C’est se condamner à mettre hors-jeu toute possibilité d’action inspiré dans le monde des humains.

À moins que notre coeur soit si atteint de cynisme que l’on juge a priori que toute action de religieux dans le domaine politique est nécessairement mû par des intérêts charnels et pécuniers...

Je n’ai donc seulement deux noms à donner :

Amir AbdelQader et

AbdelKrim El-Khattabi.

Mais Dieu -Exalté Soit-il- Est Plus Savant.

Wa salam

5 juin 2008
Waglioni a dit :
@Rida, la mesure n’est pas votre fort. Me voici catalogué "islamophobe" ou peu s’en faut puisque je serais une sorte de faux-nez de Madame Delcambre ! Je vous avoue que je n’ai pas lu son livre, et que j’ignore même qui elle est, mais vos critiques sont si vives, et si mal à propos, que vous me donnez envie de lire son livre. Si elle défend les mêmes thèses que moi, ce ne doit pas être une aussi mauvaise bougresse que vous le dites. Vos invectives me font penser à celles des sionistes qui n’ont que l’argument d’antisémitisme à opposer à ce qu’on leur fait valoir en fait de justice. Au lieu de taxer les autres d’islamophobie, vous feriez mieux d’essayer de comprendre ce qu’ils disent. Je prétends et maintiendrai, quand bien même vous continueriez à m’invectiver, que le monde du soufisme, qui est celui de l’amour divin, est absolument irréductible à celui de l’exercice de la règlementation sociale, et que ceux qui, venant du soufisme, acceptent le service du vizir ou du roi, perdent toute qualité spirituelle. C’est ainsi, je n’y puis rien et vous non plus. Si deux soufis se rencontrent, ils se parlent ainsi que des anges se parlent, partis du ciel pour quelque mission et qui se rencontrent par hasard, ici-bas, et non comme deux fonctionnaires d’un ministère.
5 juin 2008
Rida a dit :

Un excellent article qu’une fois de plus oumma.com offre à ses lecteurs. Bravo au site et à l’auteur de l’article. Comme à l’accoutumée, Waglioni tente de semer le trouble avec des demi-vérités qui se terminent par des mensonges éhontés ! Il s’est démasqué lui-même : il défend les thèses de l’islmamophobe Anne-marie Delcambre dans Soufi ou Mufti. Quel avenir pour l’Islam ?. Pour cette dame comme pour Waglioni il faut renforcer le fossé entre les aspects juridiques et les aspects spirituels de l’Islam : c’est la meilleure façon de l’affaiblir et de le rendre insipide et invivable. C’est précisément la stratégie retenue par l’administration coloniale en Algérie : Il s’agissait officiellement de monter les oulémas contre les maîtres spirituels soufis. Il existe un ouvrage qui montre bien tout cela : "Les Confréries religieuses musulmanes" (O. Depont et X. Coppolani)

Et puis quel orgueil démesuré : oser dire que Ghazâlî a renié la voie spirituelle parce qu’il a repris ses fonctions d’enseignement à Bagdad et de conseiller auprès de Vizir. Quand une chose dérange l’ego surdimensionné, il cherche à l’éliminer... C’est triste pour lui mais Waglioni se ferait plus d’amis sur Libertyvox, le forum islamophobe d’Anne-Marie Delcambre.

Enfin, revenons au véritable sujet de cet article : J’ai été très touché par la présentation à la fois simple et profonde de la mystique musulmane. Encore une fois merci.

5 juin 2008

Waglioni je te remercie pour tes efforts d’explication. C’est du coup bien plus précis. (Il est facile de confondre ce que l’on pense de la chose et ce que la chose est. Le soufisme est bien perçu en occident, alors forcément on peut y voir une voie, je ne dis pas ça pour toi mais juste que l’on peut être tenter de réinterpréter ce que l’on est et donc ce que l’on pense de la chose selon la grille de lecture de ceux qui font du bruit).

Ta réflexion est intéressante le fond de ton propos est de dire qu’il y a dans le monde sunnite un clergé qui ne dit pas son nom.

ça se tient, il n’empêche que malgré tout il est un fait indiscutable qui est que les musulmans se sont toujours distingué de leur pouvoir lorsque ceux-ci n’étaient pas conforme à la foi, ce qui temps à prouver que s’il y a clergé invisible, il n’a qu’une influence limité.

La fragilité du gouvernement saoudien aujourd’hui en témoigne. Ce sont bien les prises de positions vis à vis de l’Irak, de la Palestine ou plus récemment du Liban qui ont fini de détruire le peu de crédit de la famille royale.

Il est également indiscutable que même l’idée que ce font les français de l’imam et de son rôle est fausse.

Depuis aussi loin que je me souvienne l’imam est aussi celui qui est remis en cause. Que ce soit les dirigeants ou les imams tiennent le rôle que l’on attend d’eux, même incompétents ou ignorants, ils se sont toujours gardé de dépasser certaine limites de peur des conséquences. Pourquoi le roi saoudien vient en France acheté des armes ?

Tu cites le cas de la colonisation mais au final cela a donné quoi ? Quand on parle d’Islam les choses sont claires et limpides pour tous. Celui qui tient à son dine à très vite les yeux ouverts.

Je crois que quand on shahade on a du mal à faire autrement (peut-être que Ségolène va nous faire une loi pour l’interdire)

4 juin 2008
Waglioni a dit :
Désolé, je n’ai aucune intention de jouer à défendre l’opinion minoritaire sur cet article, mais je ne peux sans réagir laisser passer une affirmation comme "il n’existe pas de clergé dans l’Islam Sunnite", qui est très typique d’une leçon apprise et, elle, bien marquée du sceau de l’orientalisme et du cliché. Il faudrait faire l’historique de cette contre-vérité, voir par exemple comment elle a servi à l’administration coloniale à se poser en "arbitre", même en matière religieuse, sous le prétexte justement qu’il n’y aurait pas de clergé en Islam. Il n’y a pas qu’à el-Azhar qu’il y a un clergé. On en trouve dans toutes les capitales arabes. Et son rôle est de conforter les pratiques politiques des régimes qui les nomment et assurent leur entretien. La pratique sarkoziste en la matière vise à obtenir le même organisation des rôles, et elle serait bien heureuse de pouvoir s’appuyer sur une tradition soufie pour y parvenir : dégagée enfin de l’influence étrangère, l’organisation d’un "clergé" français serait bien commode.
4 juin 2008

Laissons à waglioni le temps de comprendre, peut-être ... .

Il faudrait déjà lui dire qu’il n’existe pas de clergé dans l’Islam Sunnite et qu’à El Azhar, depuis toujours, la plupart des théologiens pratiquent le Soufisme ou ont fait un bout de chemin avec. Cela est inséparable.

L’Islam est Un, de la Chahada à la rencontre avec Dieu.

Une figure le symbolise : un cercle avec un point au centre.

La circonférence représente la pratique de base pour tous les musulmans.

Le musulman, selon sa nature et ses aptitudes, peut tracer un rayon (chemin) vers le Centre Immuable. Ce rayon, ce sont les pratiques surrérogatoires d’adoration données par les représentants authentiques et reconnus, théologiens et Maîtres spirituels (cheikhs), chacun aussi selon ses aptitudes.

Wa Salam.

4 juin 2008

Waglioni ton propos n’est qu’affirmations sans argumentations.

Tu n’as pas besoin de préciser que tu te comptes parmi les ignorants c’est notre lot à tous (tu ne savais pas ?) mais se contenter de dire cela reste encore une fois assez léger ou une façon de fuir la question non ?

Tu m’intrigues à juger la shahada trop compliquée pour toi, certes que l’on puisse en dire beaucoup je veux bien et que tu ai un avis différent ok mais que tu n’en tienne pas compte dans ta réflexion, j’ai du mal à comprendre

4 juin 2008
Salim a dit :

Quand on se compte au nombre des ignorants, on ne doit pas considérer les autres comme tels. Mais dans la mesure où Waglioni le fait, il confirme par là-même qu’il est au nombre des ignorants. Mais il a l’air de l’accepter et de bien le vivre. Alors passons... Sinon un grand merci pour cet article Mr Chouiref. La fatwa est vraiment très explicite et elle répond de manière très pédagogique à la question : Qu’est-ce que le soufisme ? Le Cheikh al-Azhar est un grand homme, n’en déplaise aux ignorants !

Salim

3 juin 2008
Waglioni a dit :

Si l’on veut aborder toutes les questions en même temps, on risque de mélanger et de ne trouver aucune réponse. J’ai très simplement émis le plus grand doute à la thèse que défend cet article : tendre à croire, que les statuts de soufi (au sens de "grand mystique") et de mufti (autorité juridique et politique) soient conciliables. Non, c’est impossible, ces deux statuts sont antinomiques, inconciliable, et je ne comprend pas le sens de la démarche de l’auteur de l’article : que cherche-t-on à nous faire croire ? Prendre pour exemple le clergé d’al-Azhar, rend en plus un son bizarre, pour qui connait un peu la situation.

Le statut de la prophétie est tout autre chose. Et son examen n’est pas de la compétence d’un ignorant (et je me compte au nombre des ignorants).

3 juin 2008

J’apprécie l’intervention de celui qui parle de l’Islam contemporain à ceci près qu’il me semble que tu mets également tout dans le même sac quand tu dis "ce sont les musulmans contemporains qui...". N’est-ce pas là l’erreur que tu dénonces ?

Waglioni sans parler d’autorité, la profession de foi en Islam c’est bien d’un côté la foi en l’unicité d’Allah et la reconnaissance de Mohamed,sws, comme étant son prophète.

Si je dis une hérésie corrigez moi mais il me semble que la shahada est aussi la conciliation du spirituel et du juridique.

Je me permets une extrapolation waglioni, musulman non pratiquant ça n’a pas de sens tu en conviendras.

2 juin 2008
Rachid ZANI a dit :
"De fait, l’âme humaine recèle par nature un certain nombre de maladies intérieures comme l’orgueil, la suffisance, la fatuité, l’égoïsme, l’avarice, la colère, l’ostentation, la tendance au péché, le désir de vengeance, le mépris, la haine, la traîtrise, l’ambition." Qui ne se reconnait pas vers l’une ou plusieurs de ces maladies ? j’en suis tristement affecté pour ma part,hélas. Le soufisme est une "discipline" qui nécessite une parfaite maîtrise de soi et une grande connaissance du LIVRE et ses hadiths valant par la grâce des ses enseignements,j’en suis convaincu maintenant.
2 juin 2008

Clarifications oh ! combien bienvenues !.

On ne devrait pas dire : "je suis musulman" mais "je suis entré en Islam" car l’Islam est un chemin, un accomplissement et non quelque chose de donné une fois pour toutes dans sa totalité.

Merci.

2 juin 2008
Jean-Louis a dit :
Merci pour cet excellent article de M. CHOUIREF : clarté, pédagogie, sens de la nuance... Un grand merci à l’auteur pour nous permettre de découvrir des sommités spirituelles et intellectuelles dont nous avons tous besoin. Y aura-t-il une suite à cet article ?
2 juin 2008
croyant a dit :
Merci pour ce bel article qui met du baume au coeur.
2 juin 2008
Sidi Diarrassouba yaya, soufi qadiri a dit :
je suis Sidi diarrassouba yaya , de la tariqa qadiriya Boutchichiya de MAROC, mon cheick est SIDI HAMZA, le maître vivant ; votre article m’a plu et le contenu est conforme à la réalité souffi. Du courage et surtout continuer sur cette voie.
2 juin 2008
j ai été éblouit par les explications données à ce mot "souffi".Il y a enfin des explications extrement profondes.Pas trop long mais suiffisament claires wa allahu a’anlam. Je pense wallahu a’anlam que mon esprit à ce sujet s’est apaisés.Je remercie le sheikh jum’a et à celui qui nous a fait cette traduction de leurs efforts.Qu’allah vous compte parmis les gens qui ont reussis.Bracallahu ficum mes freres.Ces explication m’ont étaient très éclaire,très précieuses wa’lhamdulillah.Je n’ai aucune objection.Mon grand pere,que j ai pas connu,mais selon les temoins à mayotte,a fait parti du tarquat ashadhuliyya.Cependant le souffisme tel que je connais à mayotte est très dénudé de son authencité.C’est parfois d un melange de sorcelerie.On a meme dit que certains étaient ivres pendant le majlisse.Il y a trop de bruit.La priere n est pas accompli par certains pendant et après.Des grand plats y sont preparés pour cette reunion.C’est tout sauf une ambiance spirituelle.On dirai une nuit,si je peux le resumer ainsi,reve-parti.C’est allucinant.Il faut vraiment etre sur place pour avoir un aperçu complet de ce phenomene.Après les explications données la dessus par sheikh jum’a j suis pret à adherer dans un tariqua souffi mais authentique avec les regles de la sharyyat islamyé.sALAM ANLMAYCUM
2 juin 2008
khalid a dit :
je me rappelle qu’en fin 2006 début 2007, lors du naufrage d’une embarcation, transportant de malheureux candidats à l’immigration clandestine,en majorité egyptiens. La mort de ces personnes a boulversé l’opinion en egypte déja ébranlée par d’autres malheurs. Mais monsieur ’ali jum’a n’a rien trouvé d’interessant que de les envoyés en enfer, sous pretexte qu’ils ont trouvé ce qu’ils méritaient.Ce monsieur devait s’interroger en premier aux raisons qui ont poussé ces gens à fuir leur pays, et condamner le premier coupable, celui qui exerce le pouvoir d’orienter le pays, et qui le pousse vers le précipice : monsieur moubarak et sa bande.بئس الإفتاء
2 juin 2008
Avant tout autre chose , je tiens à préciser que je ne suis ni un savant ni un spécialiste de l’islam ! mais un simple croyant qui essaye de faire le mieux qu’il peut . En lisant cet article qui au demeurant un excellent exercice d’explication . Néanmoins j’ai remarquer ; et ce n’est pas la première fois qu’on commet l’erreur de ne pas faire la différence entre islam , musulman et société musulmane . Et monsieur Tayeb CHOUIREF n’a pas échapper à cette erreur , si c’est on est une ! On écrivant " ce titre suggère nettement de répondre aux difficultés que rencontre l’islam contemporain . C’est quoi un " islam contemporain " ??? Désolé ce n’est pas l’islam qui rencontre les difficultés ; mais c’est les musulmans contemporains qui ont du mal à comprendre et pratiquer l’islam authentique comme il a été révélé au prophète (ص) par l’ange jibril (عليه السلام) et la sunna rapporté par les compagnons (رضي الله عنهم) du prophète (ص) . A ce que je saches ; ce n’est pas à l’islam de s’adapter à l’homme ; mais c’est à l’homme de se soumettre à la volonté divine et cela jusqu’à la fin du monde . Qu’ALLAH récompense tous ceux qui œuvrent dans la diffusion du savoir de la science de l’islam , minime soit il ; afin que la paix règne sur cette terre . Gloire à ALLAH . Amine . moha
2 juin 2008
Waglioni a dit :

Cet article se ferme par des guillemets en surnombre, et ce déséquilibre représente bien le constat involontaire d’un impossibilité ontologique entre les statuts du mufti et celui du soufi. L’auteur a beau faire, invoquer les mânes de Ghazâlî et l’autorité du clergé cairote, rien ne peut moins convaincre que cet effort à concilier l’inconciliable.

Que le retour au "monde" d’un grand mystique soit possible, ’Ibn ‘Arabi en a fait la démonstration, mais pour une action ponctuelle et limitée (à son exemple, Abd el Kader, qui prend la tête de la résistance aux français). Pour Ghazâlî, ce retour ressemblait fort à un reniement. Pour les gens du clergé d’al-Azhar, ses compromissions avec un pouvoir politique discutable sont trop connus pour que l’on n’ait à plus charger leur barque.

Alors ? Retour au monde, peut-être, et c’est bien l’enseignement de tous les ishraqis, mais dans ce qui désormais ne peut être qu’une "double vie", et ce statut est totalement incompatible avec ce que l’on tente de nous faire avaler : l’autorité juridique (voire politique) comme autorité spirituelle. Ou un signe égal entre les deux. C’est impossible.

2 juin 2008
Rahma a dit :

Salam wa rahma,

Merci infiniment de nous faire connaitre un de ces êtres qui ont trouvé l’équilibre entre la Loi (Islam) et la Foi (Iman) et qui nous invite à l’Excellence (Ihssan).

Fraternellement

Rahma

2 juin 2008
ali a dit :
salam , merci pour cet article cher frere en Dieu, l essence meme de l Islam ,le coeur de du soufisme se trouve dans le Livre D Allah ,dans la Sira du dernier des Prophétes, mais aussi prés des savants tel que Cheik Ali GOmma qui sont les Heritiers des prophetes .... ali

Réagissez !

modération à priori

Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

Un message, un commentaire ?

(Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)

 
Oumma Television

 

Institut Français de la finance Islamique

 





 

» Mentions légales » Qui sommes-nous ? » Plan du site » Coran
» Nous contacter » Horaires des prières